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mercredi 13 novembre 2019

La Morsure du Crotale de Zak Hilditch (2019) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Lorsqu'au cinéma le héros, à bord de son véhicule, choisit de prendre un raccourci, le spectateur le sait, c'est souvent synonyme de danger. De mauvaise rencontre. Dans la majeure partie des cas, il ou elle est confronté(e) à un ou plusieurs tueurs psychopathes, et même parfois, des familles entières de dégénérés. Dans le cas présent, la fille de Katrina Ridgeway est victime d'une morsure de serpent alors qu'un pneu de sa voiture vient de crever en plein désert. Celle d'un crotale qui sans la miraculeuse présence d'un mobile-home et de sa propriétaire à proximité aurait condamné la jeune Clara à mourir dans d'atroces souffrances. Alors que l'inconnue conseille à Katrina d'aller changer son pneu et que Clara se repose dans le mobile-home, une fois la voiture remise en état, la mère de la petite fille constate à son retour que la morsure du serpent a disparue. Katrina emmène ensuite sa fille à l’hôpital mais une fois rassurée par les médecins, un homme l'approche et lui précise que pour l'aide qui a été accordée à Clara, sa mère doit s’acquitter d'une dette. Mais alors qu'elle croit devoir payer les soins de l’hôpital l'individu lui affirme que l'âme de sa fille ayant été épargnée, Katrina se voit contrainte d'en offrir une autre en échange avant le coucher du soleil. Katrina a donc sept heures devant elle sinon Clara mourra...

Réalisé par le cinéaste australien Zak Hilditch, notamment auteur il y a deux ans du long-métrage 1922 inspiré de la novella éponyme de Stephen King, le scénario de La Morsure du Crotale est cette-fois l’œuvre du réalisateur lui-même. Directement sorti sur la plate-forme Netflix, ce film offre toutes les apparences d'un Serial Killer film sans pour autant en être un. Zak Hilditc plonge très rapidement le spectateur dans le bain puisqu'il oublie de caractériser son héroïne pour la confronter en une poignée de minutes à l'incroyable situation dans laquelle elle et sa fille vont être plongées. Le principe est simple et repose sur une variation originale du mythe de Faust. Une vie pour une autre. L'âme de n'importe quel homme ou femme contre celle de Clara. Il y a de ces facilités que l'on redoute très rapidement mais qui sont fort heureusement écartées. Comme ce type relativement agressif qui déboule, arme contondante à la main et la chemise en sang, ou ce vieil homme à l'agonie attendant son heure dans l'une des chambres de l’hôpital dans lequel est gardée en observation la fille de Katrina.

On aimerait partager le désespoir de cette mère de famille incarnée par l'actrice britannique Carmen Ejogo (The Purge: Anarchy de James DeMonaco en 2014) mais le spectateur s'intéressera sans doute davantage aux choix (im)moraux de l'héroïne. Car plutôt que d'imposer systématiquement à la mère de Clara des individus plus épouvantables les uns que les autres, le destin la pousse parfois vers des êtres qui ne méritent pas forcément de prendre la ''place'' de sa fille. Sept heures, c'est court pour trouver une arme, apprendre à s'en servir, trouver une victime potentielle. Si l'on peut comprendre l'hésitation de Katrina, le choix, forcément cornélien de la ''victime'', et la peur de passer à l'acte, Zak Hilditch aurait pu cependant imprimer un rythme plus soutenu vu le contexte et la courte durée du long-métrage n'excédant pas les quatre-vingt cinq minutes. Au final, La Morsure du Crotale est un petit film sympathique mais sans réelle ambition qui ressemble davantage à un (trop) long épisode de la quatrième dimension...

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