Grâce à la société
Astro-X, le monde est enfin débarrassé des sharknado depuis
les cinq dernières années. C'est à l'aide d'un système
révolutionnaire contrôlant la stabilité de l'atmosphère qu'est
évitée depuis tout ce temps la formation de tornades. Préservant
l'environnement et ne consommant que très peu de ressources, ces
« astro-modules » ont permis au monde de vivre en
paix et de prospérer. Et ce, grâce à son fondateur Aston Reynolds.
Malheureusement, cette tranquillité va être très vite contrecarrée
par la défaillance matérielle d'un module installé près de Las
vegas. Là où justement Fin Shepard, héros national, a décidé de
prendre quelques jours de détente aux côtés de sa fille Claudia
tandis que sa mère prend soin de son fils Raye Gil dans sa propriété
du kansas...
C'est certain, il y aura
un Sharknado 5, puis un sixième volet. Et si ces deux là
sont du niveau de ce quatrième opus, on peut s'attendre à ce que la
série des Sharknado continue à faire des petits longtemps
après. Sharknado: The 4th Awakens
est une expérience qui dépasse de loin les trois premiers épisodes
et même tout ce qui a pu voir le jour et tourner autour des requins
(en dehors des Dents de la Mer
et de tout autre film dit « sérieux »). Il y a deux
manières d'aborder le film. Soit l'on se prend un peu trop au
sérieux, du genre : « je
suis cinéphile et par conséquent ne peux souffrir d'un spectacle si
affligeant ».
Soit l'on décide de reposer les gants durant quatre-vingt cinq
minutes (ce qui n'est pas la fin du monde), neurones au vestiaire, et
l'on se laisse porter par un récit qui, je l'avoue, demeure
tellement peu crédible et si saugrenu, abracadabrant, absurde et
grotesque, que l'on se demande parfois si Anthony C. Ferrante (qui
réalise une fois encore ce nouvel épisode) ne cacherait pas en
réalité ce tâcheron de Roland
Emmerich, humour en sus.
Sharknado: The 4th
Awakens est
un délire visuel proprement hallucinant. Le rythme y est tellement
soutenu qu'affirmer que l'on s'y emmerde serait d'une mauvaise foi
absolue. L'histoire y est on ne peut plus basique. L'ancien Steve
Sanders de la série
Beverly Hills, 90210
reprend son rôle. Toujours au même niveau (pas mauvais, et
certainement pas bon non plus), il fait bien sagement ce qu'on lui
demande de faire. Véritable super-héros, il se bat contre des
hordes de requins se déplaçant au cœur de tornades. D'où le titre
Sharknado pour ceux qui n'auraient toujours pas fait le
rapprochement. On est proche du nanar, mais de celui que l'on cite
avec un grand N. Et dans le genre, Sharknado: The
4th Awakens est
un authentique chef-d’œuvre. Oui, oui, un chef-d’œuvre. Le
film se sert de plusieurs références cinématographiques pour
pimenter davantage encore une œuvre qui n'en avait pourtant pas
forcément besoin. Star Wars,
Terminator,
Massacre à la Tronçonneuse,
Star Trek,
Christine et sans doute d'autres encore qu'il sera bon de découvrir lors d'une
seconde vision.
Je
n'imaginais pas affirmer cela un jour, mais Sharknado:
The 4th Awakens
doit impérativement être vu en français (quoique, la version
originale ne doit pas être mal non plus). Pour une raison très
simple. Car si le film est déjà lui-même plutôt amusant, le
doublage de certains personnages accentue encore l'aspect
humoristique du long-métrage. Le clou du spectacle se situant sans
doute dans le doublage de Raye Gil, le fils de Fin, âgé de
seulement cinq ans mais doublé par un adolescent de quinze ou seize
ans. Je défie d'ailleurs quiconque de l'entendre parler sans même
esquisser le moindre sourire. Sharknado:
The 4th Awakens est
vraiment très « con ».
Entre le combat des Chippendales Versus les Requins, dont un coup
d'appareil génital bien placé (faut le voir pour le croire), et
l'envolée des vaches laitières, on a droit dans cet épisodes,
outre les Sharknado, à un rochenado, un pétrolenado, un
flammesnado, et un éclairnado. Véridique !
Sharknado: The 4th
Awakens
est à voir, absolument. Un classique du nanar instantané...





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