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lundi 22 juillet 2019

Sharknado: The 4th Awakens de Anthony C. Ferrante (2016)



Grâce à la société Astro-X, le monde est enfin débarrassé des sharknado depuis les cinq dernières années. C'est à l'aide d'un système révolutionnaire contrôlant la stabilité de l'atmosphère qu'est évitée depuis tout ce temps la formation de tornades. Préservant l'environnement et ne consommant que très peu de ressources, ces « astro-modules » ont permis au monde de vivre en paix et de prospérer. Et ce, grâce à son fondateur Aston Reynolds. Malheureusement, cette tranquillité va être très vite contrecarrée par la défaillance matérielle d'un module installé près de Las vegas. Là où justement Fin Shepard, héros national, a décidé de prendre quelques jours de détente aux côtés de sa fille Claudia tandis que sa mère prend soin de son fils Raye Gil dans sa propriété du kansas...

C'est certain, il y aura un Sharknado 5, puis un sixième volet. Et si ces deux là sont du niveau de ce quatrième opus, on peut s'attendre à ce que la série des Sharknado continue à faire des petits longtemps après. Sharknado: The 4th Awakens est une expérience qui dépasse de loin les trois premiers épisodes et même tout ce qui a pu voir le jour et tourner autour des requins (en dehors des Dents de la Mer et de tout autre film dit « sérieux »). Il y a deux manières d'aborder le film. Soit l'on se prend un peu trop au sérieux, du genre : « je suis cinéphile et par conséquent ne peux souffrir d'un spectacle si affligeant ». Soit l'on décide de reposer les gants durant quatre-vingt cinq minutes (ce qui n'est pas la fin du monde), neurones au vestiaire, et l'on se laisse porter par un récit qui, je l'avoue, demeure tellement peu crédible et si saugrenu, abracadabrant, absurde et grotesque, que l'on se demande parfois si Anthony C. Ferrante (qui réalise une fois encore ce nouvel épisode) ne cacherait pas en réalité ce tâcheron de Roland Emmerich, humour en sus. 

Sharknado: The 4th Awakens est un délire visuel proprement hallucinant. Le rythme y est tellement soutenu qu'affirmer que l'on s'y emmerde serait d'une mauvaise foi absolue. L'histoire y est on ne peut plus basique. L'ancien Steve Sanders de la série Beverly Hills, 90210 reprend son rôle. Toujours au même niveau (pas mauvais, et certainement pas bon non plus), il fait bien sagement ce qu'on lui demande de faire. Véritable super-héros, il se bat contre des hordes de requins se déplaçant au cœur de tornades. D'où le titre Sharknado pour ceux qui n'auraient toujours pas fait le rapprochement. On est proche du nanar, mais de celui que l'on cite avec un grand N. Et dans le genre, Sharknado: The 4th Awakens est un authentique chef-d’œuvre. Oui, oui, un chef-d’œuvre. Le film se sert de plusieurs références cinématographiques pour pimenter davantage encore une œuvre qui n'en avait pourtant pas forcément besoin. Star Wars, Terminator, Massacre à la Tronçonneuse, Star Trek, Christine et sans doute d'autres encore qu'il sera bon de découvrir lors d'une seconde vision.

Je n'imaginais pas affirmer cela un jour, mais Sharknado: The 4th Awakens doit impérativement être vu en français (quoique, la version originale ne doit pas être mal non plus). Pour une raison très simple. Car si le film est déjà lui-même plutôt amusant, le doublage de certains personnages accentue encore l'aspect humoristique du long-métrage. Le clou du spectacle se situant sans doute dans le doublage de Raye Gil, le fils de Fin, âgé de seulement cinq ans mais doublé par un adolescent de quinze ou seize ans. Je défie d'ailleurs quiconque de l'entendre parler sans même esquisser le moindre sourire. Sharknado: The 4th Awakens est vraiment très « con ». Entre le combat des Chippendales Versus les Requins, dont un coup d'appareil génital bien placé (faut le voir pour le croire), et l'envolée des vaches laitières, on a droit dans cet épisodes, outre les Sharknado, à un rochenado, un pétrolenado, un flammesnado, et un éclairnado. Véridique !
Sharknado: The 4th Awakens est à voir, absolument. Un classique du nanar instantané...

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