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dimanche 8 juillet 2018

American Cyborg de Boaz Davidson (1993)



Après que la troisième guerre mondiale ait dévasté la planète, les humains tentent de survivre dans un monde où règnent en maîtres diverses intelligences artificielles. Alors même que la totalité des hommes et des femmes sont devenus stériles en raison des retombées radioactives consécutive à un intense bombardement, un laboratoire de recherches médicales s'apprête à envoyer une jeune femme, Mary, à l'autre bout d'une ville nommée Charlestown afin d'y confier et mettre en sécurité le fœtus auquel elle a récemment donné la vie. Enfermé dans un container, sa seule espérance de vie est d'arriver dans les trente heures jusqu'à un port où les attendent lui et sa génitrice.

Les événements se précipitent : Un cyborg s'introduit dans le laboratoire et élimine chacun à leur tour les employés, Mary demeurant la seule survivante. Fuyant l'implacable cyborg programmé pour tuer, la jeune femme croise sur son chemin un certain Austin. Persuadée d'avoir trouvé en lui une aide, Mary propose à Austin de l'accompagner jusqu'au port où il pourra récupérer autant de capsules d' AZP, un traitement permettant de se protéger des effets néfastes de la radioactivité. Austin accepte, mais en chemin, ils vont affronter à plusieurs reprises l'increvable cyborg, une horde de cannibales mutants, ainsi que l'implacable brûlure des rayons solaires et des pluies acides.

Réalisé par James Cameron, Terminator... Pardon, je reprends. Réalisé par Albert Pyun, Cyborg... Décidément... Réalisé par Boaz Davidson, American Cyborg fait partie de cette longue liste de nanars post-apocalyptiques qui fleurissaient dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Datant pourtant de 1993, ce petit film sans prétentions et sans réelle valeur artistique non plus paraît déjà bien daté à l'époque de sa sortie. Dès les premières minutes, il semble que Boaz Davidson connaisse ses classiques sur le bout des doigts sans pourtant, à aucun moment, faire preuve d'autant de talent que ses sources d'inspiration. Outre les deux films cités au dessus (le cyborg indestructible poursuivant sa proie sans relâche et la mission de la jeune femme accompagnée d'un homme rencontré sur sa route ne peuvent qu'évoquer Terminator et Cyborg), on pense notamment à Blade Runner de Ridley Scott (toutes proportions gardées), sauf qu'ici, les rôles machines-humains sont inversés. Une ville plongée dans l'obscurité, des centaines d'individus errant dans la nuit, et une pluie incessante. Une cité-prison dont l'origine, là aussi, semble est le fruit d'une source d'inspiration évidente : le New-York 1997 de John Carpenter.

Si American Cyborg demeure sans conteste un bon gros nanar, hilarant, mal fichu, assez moyennement interprété et aux décors assez déprimants dans leur conception, tout n'y est pas fatalement négatif. Si l'intrigue pille sans honte toute une série d’œuvres du même type (c'est à se demander si le genre post-apocalyptique est réellement capable de se renouveler), Boaz Davidson lui imprime un rythme réellement soutenu. Les amateurs d'action y trouveront effectivement leur comptant de scènes de bravoure. Un film à voir accompagné d'une bonne pizza quatre fromages et d'une bière bien fraîche...

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