Après que la troisième
guerre mondiale ait dévasté la planète, les humains tentent de
survivre dans un monde où règnent en maîtres diverses
intelligences artificielles. Alors même que la totalité des hommes
et des femmes sont devenus stériles en raison des retombées
radioactives consécutive à un intense bombardement, un laboratoire
de recherches médicales s'apprête à envoyer une jeune femme, Mary,
à l'autre bout d'une ville nommée Charlestown afin d'y confier et
mettre en sécurité le fœtus auquel elle a récemment donné la
vie. Enfermé dans un container, sa seule espérance de vie est
d'arriver dans les trente heures jusqu'à un port où les attendent
lui et sa génitrice.
Les événements se
précipitent : Un cyborg s'introduit dans le laboratoire et
élimine chacun à leur tour les employés, Mary demeurant la seule
survivante. Fuyant l'implacable cyborg programmé pour tuer, la jeune
femme croise sur son chemin un certain Austin. Persuadée d'avoir
trouvé en lui une aide, Mary propose à Austin de l'accompagner
jusqu'au port où il pourra récupérer autant de capsules d' AZP, un
traitement permettant de se protéger des effets néfastes de la
radioactivité. Austin accepte, mais en chemin, ils vont affronter à
plusieurs reprises l'increvable cyborg, une horde de cannibales
mutants, ainsi que l'implacable brûlure des rayons solaires et des
pluies acides.
Réalisé par James
Cameron, Terminator... Pardon, je reprends. Réalisé
par Albert Pyun, Cyborg... Décidément... Réalisé
par Boaz Davidson, American Cyborg fait partie de cette
longue liste de nanars post-apocalyptiques qui fleurissaient dans les
années soixante-dix et quatre-vingt. Datant pourtant de 1993, ce
petit film sans prétentions et sans réelle valeur artistique non
plus paraît déjà bien daté à l'époque de sa sortie. Dès les
premières minutes, il semble que Boaz Davidson connaisse ses
classiques sur le bout des doigts sans pourtant, à aucun moment,
faire preuve d'autant de talent que ses sources d'inspiration. Outre
les deux films cités au dessus (le cyborg indestructible poursuivant
sa proie sans relâche et la mission de la jeune femme accompagnée
d'un homme rencontré sur sa route ne peuvent qu'évoquer Terminator
et Cyborg), on pense notamment à Blade Runner de
Ridley Scott (toutes proportions gardées), sauf
qu'ici, les rôles machines-humains sont inversés. Une ville plongée
dans l'obscurité, des centaines d'individus errant dans la nuit, et
une pluie incessante. Une cité-prison dont l'origine, là aussi,
semble est le fruit d'une source d'inspiration évidente : le
New-York 1997 de John Carpenter.
Si American Cyborg
demeure sans conteste un bon gros nanar, hilarant, mal fichu, assez
moyennement interprété et aux décors assez déprimants dans leur
conception, tout n'y est pas fatalement négatif. Si l'intrigue pille
sans honte toute une série d’œuvres du même type (c'est à se
demander si le genre post-apocalyptique est
réellement capable de se renouveler), Boaz Davidson lui imprime un
rythme réellement soutenu. Les amateurs d'action y trouveront
effectivement leur comptant de scènes de bravoure. Un film à voir
accompagné d'une bonne pizza quatre fromages et d'une bière bien
fraîche...





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