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samedi 9 juin 2018

La Casa Sperduta nel Parco de Ruggero Deodato (1980) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆



David Heiss, c'est d'abord une gueule plus qu'un nom. Si le grand public a peu de chance de le connaître, ceux qui suivirent la carrière du regretté Wes Craven se souviennent peut-être du personnage qu'il incarna dans The Last House on the Left. L'abominable Krug Stillo, c'était bien lui. Un rôle qui lui collera à la peau encore quelques temps puisque cinq ans plus tard, en 1977, le cinéaste italien Pasquale Festa Campanile lui confiera un rôle similaire dans Autostop rosso sangue. Puis trois ans plus tard, ce sera au tour de Ruggero Deodato de lui offrir celui d'Alex, qui aux côtés de Giovanni Lombardo Radice, dont le visage halluciné ne peut demeurer inconnu des amateurs de films d''horreur (puisque dans Paura nella Città dei Morti vVventi, c'est lui qui allait interpréter la même année que La Casa Sperduta nel Parco, le rôle d'Alex, simple d'esprit, victime d'un meurtre particulièrement horrible), campe un individu violent, amateur de femmes et ami de Ricky avec lequel il va s'incruster dans une soirée et semer la terreur parmi les convives...

Alors que l'on s'attend à ce que la fête batte son plein, l'ambiance est plutôt triste et froide. A part David Heiss et Giovanni Lombardo Radice, le casting n'est constitué que de quelques actrices et acteurs italiens d'un effarant mutisme. A croire qu'en lieu et place de l'alcool, les personnages ont surtout consommé des anxiolytiques et des somnifères. Cherchant très certainement à suivre les traces de The Last House on the Left , La Casa Sperduta nel Parco lui est cependant infiniment inférieur. La faute à une interprétation mollassonne, attentiste, et en tout point médiocre. Comment un cinéaste qui se respecte peut-il adouber des scènes aussi outrageusement mal jouées? David Heiss a beau s'escrimer pour rendre son personnage effroyable, ceux que le cinéaste lui oppose ont l'air de très sérieusement s'ennuyer.
Que l'on juge le film d'effroyable relève d'un manque total de connaissances en la matière car bien avant La Casa Sperduta nel Parco d'autres longs-métrages ont été bien plus loin dans la description d'une horreur froide et clinique. Ici, il faut voir comment jouent Christian Borromeo, Brigitte Petronio, Gabriele Di Guilio et les autres. Leur jeu d'acteur est désespérément plat. Inconséquent. A mille lieux des enjeux dramatiques tournant autour de cette soirée qui tourne mal.

Mortellement répétitif, La Casa Sperduta nel Parco n'est qu'une succession permanente de scènes durant lesquelles le personnage incarné par David Heiss s'en prend à ses hôtes, frappant avec virulence les hommes, et profitant des charmes des femmes sans que tout ce petit monde ne réagisse vraiment face à leurs agresseurs. A part lui, et Giovanni Lombardo Radice qui dans son rôle de 'suiveur', est contraint de suivre la marche, le reste du casting est déplorable. Même la délicieuse actrice française Annie Belle a l'air de se faire autant chier que les spectateurs. Heureusement, ses charmes viennent redonner un peu de cœur à l'ouvrage à ces derniers qui fatalement, finiront par s'endormir devant le film pour peu qu'ils aient passé une très mauvaise nuit. Pas d'effets gore, quelques menues impacts sur les visages de personnages qui pourtant s'en sont pris plein la gueule. Le miracle du septième art ou comment se faire fracasser la tête contre une table des dizaines de fois et arborer un visage beaucoup plus frais que prévu. Christian Borromeo peut se réjouir: il détient ici la palme d'or du plus mauvais acteur de tous les temps. Plus le gars se prend des coups, plus l'acteur qui l'incarne reste passif. De quoi rendre fou d'amour pour cet acteur, n'importe quel amateur de séries Z. Tout comme le film qui mérite tout, sauf la légende qui l'entoure... Et je ne vous parle même pas du doublage en français, qui frise le génie et responsable pour une bonne partie de désastre que revêt le film de Ruggero Deodato. Paraît qu'il y en a qui ont apprécié. Moi pas...

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