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dimanche 3 décembre 2017

Les Prédateurs de la Nuit de Jess Franco (1988) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Le synopsis des Prédateurs de la nuit de Jess Franco est on ne peut plus simple : La clinique du docteur Frank Flamand est spécialisée dans la chirurgie esthétique. Mais depuis quelques temps, les activités médicales de Flamand se sont muées en actes criminels. En effet, depuis qu'une vieille bourgeoise mécontente du résultat a brûlé par accident le visage d'Ingrid, la sœur du chirurgien à l'aide d'un acide alors que celui-ci était visé. Lui et sa maîtresse Nathalie kidnappent de jeunes et jolies femmes afin de prélever la peau de leur visage et de la greffer sur celui d'Ingrid. Mais alors qu'ils viennent d'enlever le jeune mannequin américain Barbara Hallen, son père, Terry Hallen, engage un détective afin d'enquêter sur la disparition de sa fille...
La première chose qui saute aux yeux, c'est l'étonnant casting du film. Aussi hétéroclite qu'impensable, nous retrouvons autour du personnage principal interprété par l'acteur autrichien Helmut Berger (Les Damnés, Ludwig ou le Crépuscule des dieux, Salon Kitty, etc...), une pléthore d'interprètes qui, à l'origine, n'ont rien à faire ensemble. Extraite du carcan humide de la pornographie dix ans plus tôt par le cinéaste français Jean Rollin (LE fétichiste français de la vampe au cinéma), Brigitte Lahaie campe le personnage de Nathalie, Maîtresse du docteur Frank Flamand, prête à donner de sa personne pour ramener à la clinique les victimes des expériences qu'il finira par mener auprès d'un certain docteur Orloff, personnage préexistant depuis 1961, date de sortie de L'Horrible Docteur Orlof (vous noterez la présence d'un seul F à la fin du nom), un personnage que s'appropriera le cinéaste Santos Alcocer en 1969 pour Les Orgies du Docteur Orloff (le deuxième F faisant cette fois-ci son apparition), puis le réalisateur et scénariste Pierre Chevalier en 1971 avec Orloff et l'Homme Invisible, et enfin, El Sinistro Doctor Orloff, réalisé par Jess Franco qui pour le coup, se réapproprie son personnage avant de lui offrir une dernière apparition dans le film qui nous intéresse ici et qui demeure comme la suite directe de l’œuvre signée par l'espagnol vingt-sept ans auparavant. Un personnage qui à chaque occasion, fut interprété par un seul et même acteur, le suisse Howard Vernon.

Au menu également, l'acteur Telly Savalas, surtout connu pour son rôle de flic dans la série Kojak mais qui tourna dans de nombreux films parmi lesquels Le Prisonnier d'Alcatraz, Les Douze Salopards, Au Service Secret de Sa Majesté, ou encore Terreur dans le Shanghaï Express auprès des britanniques Christopher Lee et Peter Cushing. La principale victime de chirurgien fou autour de laquelle sera menée l'enquête, est quant à elle la pauvre Caroline Munroe qui six et huit ans en arrière fut déjà la victime de deux tarés campés tous les deux par le même (et génial) acteur Joe Spinell (dans Maniac de William Lustig en 1980, puis dans Les Frénétiques de David Winters deux ans après). Plus étonnant encore, les présences plus que discordantes de Marcel Philippot (la série télévisée Palace ou la publicité pour MAAF), et Stéphane Audran (notamment l'une des égéries, du moins l'actrice fétiche du cinéaste Claude Chabrol avec lequel elle tourna plus de vingt longs-métrage).

Au delà d'un casting véritablement original, l’œuvre de Jess Franco n'est pas totalement raté. Bien qu'il souffre d'un rythme qui confine très souvent à l'ennui, quelques effets gore sont du plus bel effet. De l'amputation d'une paire de bras dont se souviendra peut-être l'année suivante (quoique je doute qu'il ait eu comme source d'inspiration le film de Franco) le cinéaste chilien Alejandro Jodorowsky pour son monumental Santa Sangre, jusqu'au couteau planté dans une gorge ou une seringue dans l’œil gauche de Stéphane Audran, Les Prédateurs de la nuit se révèle un minuscule (et donc, non exhaustif) catalogue d'atrocités qui paraissent aujourd'hui, presque totalement dépassés. Tout comme d'ailleurs les trop nombreuses scènes de softporn qui n'ont d'autre utilité que de remplir les vides scénaristiques. Mais ne boudons pas notre plaisir d'amateur de bisseries à la française d'autant plus qu'à l'époque, la chose était relativement rare pour être soulignée. A noter enfin, que le film de Jess Franco est sans doute plus encore qu'une suite de L'Horrible Docteur Orlof, le remake d'un film que tout cinéphile se doit de connaître : Les Yeux sans Visage que le cinéaste français Georges Franju réalisa vingt-huit ans auparavant...

1 commentaire:

  1. J'aime tellement ce film. Je regrette juste la fin qui laisse planer tant d'interrogations... a noter qu'il existe un roman du film qui est plutôt gore ! Brigitte Lahaie, quelle classe cette femme.

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