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mercredi 27 décembre 2017

Flight 90 Disaster on the Potomac de Robert Michael Lewis (1984) - ★★★★★★☆☆☆☆



Flight 90 Disaster on the Potomac est a priori le genre de film dont on n'a pas grand chose à attendre. Parce qu'en 1984, année de sortie de ce film catastrophe signé Robert Michael Lewis, le tour de la question semblait avoir déjà été effectué. La série des Airport, puis dans un esprit hautement parodique, les deux volets de la saga Y a-t-il un Pilote dans l'Avion, le rapport entre tous demeurant dans le fait que les problèmes rencontrés étaient soit matériels, ou bien la conséquence d'une collision en plein ciel. Nous ajouterons Alerte à la Bombe et sa prise d'otages (et toute la série de longs-métrages ayant pris pour source d'inspiration le 11 septembre 2001). On pensera bien évidemment au film de Frank Marshall Les Survivants basé sur l'incroyable aventure vécue par les passagers du Vol 571 Fuerza Aérea Uruguaya qui le 13 octobre 1972 s'est écrasé dans la Cordillère des Andes et a fait vingt-neuf morts parmi lesquels douze sont morts dans l'immédiat et dix-sept dans les jours qui suivirent. Une histoire tristement célèbre pour les actes de cannibalismes dont ont dû faire preuve les rescapés pour survivre le temps qu'arrivent les secours deux mois après le crash !

Peut-être moins impressionnant mais toute aussi fort, le récit entourant le Vol 90 de Air Florida qui s'est abîmé dans les eaux gelées du fleuve Potomac le 13 janvier 1982 (encore un 13 me direz-vous) a donc donné naissance à ce film aux allures de téléfilm du dimanche, médiocrement doublé dans la langue de Molière mais qui, au delà de l'inutile première demi-heure censée rendre attachantes les futures victimes de cette tragédie, se révèle finalement anxiogène et terriblement intense. Pas un chef-d’œuvre du genre, loin de là, mais il y a matière à s'identifier à ces rares survivants qui ont réussis à s'extraire de la carcasse du Boeing 737-222 et qui ont sans aucun doute vécu les heures les plus difficiles de leur existence.

Concernant le spectateur, une chose est certaine : mieux vaut éviter de regarder Flight 90 Disaster on the Potomac un jour ou une soirée de grand froid car les températures risquent de dégringoler davantage encore. L'avion s'étant écrasé après seulement soixante secondes de vol et Robert Michael Lewis ayant choisi de respecter scrupuleusement les faits, l'intérêt de son film ne réside donc pas dans le crash mais dans la tentative de sauvetage des rares survivants qui se compte sur les doigts d'une main et sur le pouce de l'autre. Le calvaire que vivent les personnages interprétés au hasard par Stephen Macht, Jeannetta Arnette, Richard Masur ou encore Dinah Manoff, le spectateur le ressent comme s'il était lui-même plongé dans les eaux glaciales du Potomac. Sous l'eau, la carcasse de l'avion est à peine visible. La surface est recouverte de plaques de glaces et la météo s'en mêle également. Neige et vent alourdissent l'ambiance déjà suffocante. Les visages blêmissent, et les survivants, tétanisés par le froid au point de ne plus sentir leurs jambes brisées, commencent à donner des signes de fatigue et d'abandon.

Afin d'appuyer son propos et de pallier à l'évident manque de moyen (le moment où l'avion entre en contact avec le fleuve a tout simplement été banni du récit), Robert Michael Lewis opte pour l'intégration d'images d'archives qui dans le contexte météorologique trouble, collent parfaitement aux scènes de fiction. L'un des principaux atouts de Flight 90 Disaster on the Potomac demeure non seulement dans ces actes de bravoures d'hommes et de femmes laissant de côté leur préoccupations du moment pour venir en aide aux quelques survivants, mais aussi dans ces quelques images émouvantes de proches n'ayant aucun moyen de connaître l'identité de ces derniers. Relativement stressant, Flight 90 Disaster on the Potomac nous plonge donc en plein cœur d'un drame dont l'issue n'aura malheureusement été favorable que pour très peu de passagers. Si l'économie de moyens se ressent fortement à l'image, l'interprétation des différents protagonistes se révèle quant à elle particulièrement bénéfique. Un film catastrophe, au final, plutôt convainquant...

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