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lundi 13 novembre 2017

Démons de Lamberto Bava (1985) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Amateurs de nanars transalpins, bonjour ! Vous voici conviés à une avant-première. Nous sommes en 1985, et ce soir-même, un nouveau film d'horreur sort en exclusivité dans un cinéma tout récemment restauré. Si vous avez la chance d'obtenir l'un des quelques sésames distribués dans le métro par un homme affublé d'un ridicule masque lui voilant la moitié du visage, alors vous serez les premiers à découvrir Metropol, le film en question. Un film de teenagers dans lequel des adolescents font l'acquisition, lors de fouilles, d'un masque diabolique transformant celui qui ose le porter à son visage, en démon. Une fois que vous aurez atteint l'entrée du cinéma en compagnie de quelques amis, vous aurez l'occasion d'admirer les horribles décorations mises en place pour l'occasion : une moto-cross, un costume de samouraï et le sabre qui l'accompagne. Et bien entendu, le masque du film. Qu'une jeune femme aura la mauvaise idée de porter, se blessant ainsi au visage. Rien de grave, cependant. Juste une petite estafilade qui aura pourtant la fâcheuse tendance à ne pas vouloir cicatriser.
Vous prendrez place ensuite dans la salle de cinéma. Des centaines de sièges, mais pas autant de spectateurs. En comparaison, une poignée. Deux ou trois dizaines, pas davantage. La lumière s'éteindra, le film commencera, et dans la salle se produira alors un événement étrange. Comme relaté dans le film qui est projeté sur l'immense toile blanche, la jeune femme, qui plus tôt s'était blessée en portant le masque exposé dans l'entrée du cinéma, se rendra, malade, aux toilettes. Pour en ressortir le visage déformé par la douleur. Mais aussi, certainement, par le Mal qui s'en est pris à son corps ainsi qu'à son esprit. Le spectacle auquel vous vous attentiez assister se mue alors en un cauchemar. Peu à peu, les spectateurs, attaqués, puis atteints par le même mal s'en prennent à vous, ainsi qu'à vos amis. Ne reste plus alors qu'une solution : fuir cet enfer. Trouver une porte de sortie menant à l'air libre...

Metropol est un film, dans le film. Car le sujet réel de l’œuvre de ce tâcheron de Lamberto Bava qui signa tout de même un Baiser Macabre en 1980 plutôt réussi), fils du grand Mario, n'est pas celui qui préoccupe ces trop curieux individus qui en exhumant la tombe de Nostradamus (il fallait la osez, celle-là!) ont réveillé des forces maléfiques mais bien ce huis-clos navrant qui intéresse quelques dizaines de personnes venus perdre leur soirée lors d'une séance cinéma tragiquement nulle! Que les adeptes du Dieu Homogénéité se rassurent : qu'il s'agisse des images projetées sur l'écran du cinéma où sont conviés des individus choisis au hasard de cette avant-première, ou l'intrigue principale reposant sur le scénario écrit à huit mains par Dardano Sacchetti, Dario Argento, Lamberto Bava et Franco Ferrini et dont le résultat donne à l'écran ce premier volet du diptyque Démons, le second est aussi navrant que le premier. Lamberto Bava, demeure sans doute connu par le grand public grâce (ou à cause) de sa longue saga commencée à la télévision en 1991 et achevée (enfin, espérons-le) 1997, La Caverne de la Rose d'Or.

On pourrait, si on voulait, ne lui imputer qu'une partie du désastre que représente Démons en invoquant des interprètes terriblement médiocres. Une bande originale désastreuse (sans pour autant induire les quelques titres métal qui y sont inclus). Des décors ultra-cheap (mon dieu, l'entrée du cinéma et ses atroces décorations) et des accessoires pour la plupart, grotesques (il faut voir le look abominablement ridicule de celui qui distribue les billets au début du film pour s'en convaincre). Et ne parlons même pas de l'apparence de certains jeunes spectateurs venus assister à la projection. La mode, à l'époque, était visiblement de porter le pull sur le dos, les manches nouées autour du cou.

Au générique, de parfaits inconnus chez nous, si ce n'est l'acteur Stelio Candelli dont on a pu voir la trogne dans W Django d'Edoardo Mulargia ou La Cage aux Folles 2 d’Édouard Molinaro. A coté de lui, la jolie Natasha Hovey, ou encore Fiore Argento, fille du célèbre cinéaste Dario Argento (ici producteur du film) et demi-soeur d'Asia Argento. L'infâme musique est composée pour l'occasion par Claudio Simonetti (lequel travaillera sur Zombie de George A. Romero, Ténèbres de Dario Argento, ou encore Atomic Cyborg de Sergio Martino). Une véritable soupe saupoudrée de quelques morceaux de (hard) rock de Accept, Saxon, Motley Crue et Billy Idol. L'un des rares attraits de Démons concernera les amateurs d'horreur qui en matière d'effets gore seront servis. Les nombreuses scènes d'horreur sont l’œuvre de Sergio Stivaletti et rehaussent le très peu d'intérêt qui couvre cette série Z à laquelle Lamberto Bava donne une suite dès l'année suivante en 1986...

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