technology

Robots

Facebook like box

Libellés

mardi 18 juillet 2017

Red Heat de Robert Collector (1985) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Si le terme peut paraître un tant soit peu exagéré, la seconde incartade de l'actrice Linda Blair en prison est un peu plus... subtile que dans le précédent (et navrant) Chained Heat. Contrairement à ce que laisse envisager le titre du film de Paul Nicholas, celui réalisé par Robert Collector n'a aucun rapport scénaristique est n'est pas une suite. D'ailleurs, à ce propos, Chained Heat fut renommé en vidéo Red Heat II après la sortie de Red Heat afin d'assurer de nouvelles ventes. Mais ne nous y trompons pas, les personnages ainsi que les interprètes, en dehors de Linda Blair n'ont rien de commun. Exit donc Sybill Danning, Henry Silva et les autres. Désormais, le casting est constitué de Sue Kiel, William Ostrander et surtout Sylvia Kristel. Cette dernière se rendit célèbre dans le monde entier grâce à son interrpétation d'Emmanuelle dans le film éponyme de Just Jaexkin.
Linda Blair campe désormais le rôle de Christine Carlson. En vacances en Allemagne, la jeune femme tombe dans un piège fomenté par le KGB et se retrouve enfermée dans une geôle berlinoise qui n'a rien à envier aux prisons américaines. Chrsitine va devenir le témoin des violences perpétrées par les codétenues ainsi que par les gardiens dont la perversité n'a rien à envier aux prisonnières.

A tous points de vue, Red Heat enterre son homologue germano-américain. Saphisme, viols et maltraitances sont au rendez-vous de ce Women in Prison fort alléchant. Les filles se déshabillent avec toujours autant de facilité et les sévices font preuve d'une grande imagination. A croire que Robert Collector prend un malin plaisir à exhiber ses actrices dans des situations plus humiliantes les unes que les autres. Contrairement à Chained Heat, la violence de Red Heat pourra en rebuter certains. Les interprètes semblent s'être investies dans leur rôle, ce qui n'était pas le cas précédemment. La prison est bien plus inquiétante, Linda Blair beaucoup plus convaincante et Sylvia Kristel à mille lieues du célèbre personnage qu'elle interpréta onze années auparavant.

On pourra toujours arguer que le scénario ne tient qu'en quelques lignes, c'est vrai. D'une certaine manière, cela n'a pas d'importance puisque le style et le genre s'y prêtent parfaitement. L'une des principales distinctions que l'on puisse faire entre les deux films, c'est l'approche moins érotique (d'un point de vue nudité puisque les scènes de sexe, elles, demeurent toujours aussi nombreuses) et plus violentes des actes perpétrés. Alors que l'on se fichait du sort des 'pensionnaires' de Chained Heat, certains actes perpétrés dans Red Heat pourraient retourner l'estomac des plus fragiles et notamment des femmes qui pourraient, devant un tel étalage de violence critiquer le caractère misogyne du film de Robert Collector.
Red Heat donne parfois le sentiment de n'être qu'un sursaut vain offrant à deux actrices dont le succès fut rapide et fulgurant (L'Exorciste pour Linda Blair, et donc Emmanuelle pour Sylvia Kristel), la possibilité de surnager dans l’impitoyable univers qu'est le septième art. Les derniers soubresauts de deux femmes qui ne retrouveront jamais l'état de grâce qu'elle connurent des années en arrière. Des deux WIP interprétés par Linda Blair, s'il fallait n'en voir qu'un, ce serait celui-là, sans doute possible...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...