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lundi 19 juin 2017

Dying Breed de Jody Dwyer (2008) - ★★★★★★☆☆☆☆



En 2008, vous aviez le choix entre deux propositions de voyages dépaysants : d'un côté ce Dying Breed australien de Jody Dwyer, de l'autre, le franco-britanico-australo-belge Vinyan de Fabrice du Welz. Pour l'originalité, l’envoûtement, la beauté des paysages et l'extraordinaire sentiment de dépaysement, il fallait se tourner vers le second. Aujourd'hui, si vous avez envie de côtoyer des autochtones singuliers, préférez les Appalaches du Délivrance de John Boorman à la Tasmanie du cinéaste australien. Si vous voulez ressentir un important malaise dès votre arrivée en ville ou avant votre retour à la civilisation, rien de mieux que Southern Comfort de Walter Hill. Au cas où certains des autochtones cités plus haut n'auraient pas une allure suffisamment grotesque, allez jeter un œil à la saga des Wrong Turn. Si malgré tout, c'est d'un survival australien dont vous avez véritablement besoin pour vous ressourcer, il ne me reste donc plus qu'à vous conseiller le diptyque Wolf Creek 1 & 2 de Greg McLean. Et même, si vous préférez les petites bêtes aux dents longues, vous avez tout loisir de regarder Rogue de ce même McLean. Vous pouvez tout aussi bien ne pas pouvoir choisir entre humains dégénérés et bête sauvage, alors ne reste plus pour vous que de mettre la main sur Razorback de Russell Mulcahy.
Des films, des survivals, je pourrais vous en citer des dizaines qui avant Dying Breed ont vu le jour. Des meilleurs (Massacre à la Tronçonneuse, La Colline a des Yeux (le remake d'Alexandre Aja), La Dernière Maison sur la Gauche (cette fois-ci l'original de Wes Craven), aux pires dont je n'ai pas envie, mais alors pas du tout envie de faire la promo !

L’œuvre de Jody Dwyer se situe pile au milieu du meilleur et du pire du genre, mais avec une sacrée tare aux fesses : sa date de sortie. 2008, c'est bien trop tard. Tout ayant déjà été dit, surtout avec l'admirable (et parfois injustement boudé) Vinyan du belge Fabrice du Welz sorti la même année. On ne regardera donc Dying Breed qu'avec l'immense espoir de découvrir là, le renouveau d'un genre qui a connu beaucoup plus de pertes que de victoires. Un long-métrage à l'attention de toutes celles et ceux qui ignorent tout ou partie des œuvres citées plus haut.
Sans le vouloir, en signant Dying Breed, Jody Dwyer a anticipé une découverte faite cinq ans plus tard en Tasmanie : des traces de la présence de plusieurs individus de l'espèce Thylacine, que le film exploite sous son nom le plus commun, le Tigre de Tasmanie, un mammifère marsupial dont l'espèce est supposée éteinte. C'est en partie le sujet qu'à choisi de traiter le cinéaste. Mais comme dans tout bon (ou mauvais) survival, la machinerie va s'enrayer et nos quatre protagonistes tout frais débarqués de la ville vont devoir payer leur billet d'entrée pour l'Enfer. Et l'Enfer, c'est cette jungle au vert visage barré par une longue rivière menant à un immense barrage au sommet duquel une silhouette inquiétante se profile. Jody Dwyer a le sens de la mise en scène lorsqu'il s'agit de plomber l'ambiance. Une traversée de la rivière en bateau pneumatique refroidissant nos quatre conquérants. Des arbres morts, un climat délétère et pas un bruit. Et surtout, au cœur de la forêt, ceux que l'on attendait : les dégénérés promis sont peut-être, c'est vrai, moins amochés que ceux de Wrong Turn, mais c'est justement ce qui les rend plus flippants. S'ils apparaissent effectivement comme des bouseux arriérés, ils font encore partie de cette humanité leur accordant le droit de vivre (quand les ancêtres de ceux de Wrong Turn auraient mieux fait de noyer leur progéniture). D'un côté, nous avons des citadins et parmi eux, le crétin de service. Celui dont on ne regrette jamais la funeste conclusion. De l'autre, quelques portraits gratinés d'un civilisation à la dérive. Surtout cette femme qui de manière nonchalante tue une portée de chiots entière à coups de marteau.
Dying Breed ménage quelques sympathiques effets gore mais « tue » sa créature aussi rapidement qu'elle nous était apparue. Curieuse décision d'un cinéaste digérant plusieurs sources d'inspiration. On s'intéresse peu à ses personnages. Leur mort nous laisse donc indifférents. On a tant et si bien l'impression d'archives piochées ça et là dans des dizaines d'autres survivals que suivre les aventures de Nina, Jack, Matt et Rebecca apparaît finalement assez ennuyeux. Dying Breed n'est pourtant pas une grosse déception puisque de toute manière, je n'en attendais rien d'innovant. A voir si l'on n'a rien de mieux à se mettre sous la dent en attendant...

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