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samedi 25 avril 2026

Raw Deal (Le Contrat) de John Irvin (1986) - ★★★★★★★☆☆☆



Le Contrat partage avec Commando ou Total Recall, ce même rapport au cinéma musclé érigeant en pourfendeur d'injustices, l'acteur américain d'origine autrichienne, Arnold Schwarzenegger. Principal « concurrent » de Sylvester Stallone, il aura su captiver l'intérêt d'un public de fidèles « suiveurs », capable de se diversifier alors que d'autres feront longtemps de l'action, leur genre de prédilection. Steven Seagal et Jean-Claude Van Damme étant parmi les parangons des arts-martiaux dans le cinéma occidental alors que Bruce Willis allait patienter jusqu'en 1988 et Die Hard pour véritablement exploser à l'écran et devenir LA valeur sûre, du moins pour la décennie à venir. Lorsque l'on approche la cinquantaine et que l'on a été (ou pas d'ailleurs) un adolescent boutonneux dans les années quatre-vingt, il est difficile aujourd'hui de cracher sur le film de John Irvin. Et pourtant, au regard de certains grands classiques du cinéma d'action incarnés par Arnold Schwarzenegger, il faudrait manquer d'objectivité pour le considérer comme tel alors qu'il se révèle mineur dans la carrière de l'acteur.

Réalisé à la suite de l'excellent Commando de Mark L. Lester (Class 1984), Le Contrat met en scène un Arnold Schwarzenegger n'exhibant pratiquement plus ses muscles (à part lors d'une séquence au lit sans la moindre trace de sexe). L'acteur y incarne le personnage du flic Mark Kaminsky qui dans la peau de Joseph P. Brenner accepte un contrat de la part de son ami et chef de police Harry Shannon dont le fils à été tué par les hommes de main de Luigi Petrovita, le parrain de la mafia de Chicago. Mark Kaminsky se débarrasse tout d'abord de sa véritable identité en faisant croise à sa propre mort et endosse le nom de Joseph P. Brenner afin de s'introduire dans le repère de Luigi Petrovita. Pour cela, il approche de près le bras droit du parrain, Paulo Rocca, après avoir fait le ménage chez son concurrent direct, un certain Martin Lamanski. Bien que le plus fidèle lieutenant de Rocca, Max Keller, se méfie de Mark Kaminsky, ce dernier parvient finalement à se faire accepter...

L'un des principaux atouts de ce Contrat, c'est sa panoplie de sales gueules. De Sam Wanamaker, en passant par Paul Shenar, et jusqu'au grêlé Robert Davi, le film de John Irvin est un hommage à ces seconds rôles qui firent les beaux jours du cinéma d'action dans les années quatre-vingt. A les comparer aux méchants d'aujourd'hui, on regretterait presque leur absence. Loin du personnage de Terminator, Arnold Schwarzenegger se prend autant de coups qu'il en reçoit. Il lui faudra même l'appui de l'actrice Kathryn Harrold pour se défaire d'un trio de grosses brutes venues en découdre lors d'une séance d'essayage dans un magasin de vêtements. Après l'ampleur de certaines séquences de Commando, celles du Contrat font parfois peine à voir.
Visiblement, Arnold Schwarzenegger n'a pas été exclusivement employé pour faire parler les muscles mais s'y voit offrir des dialogues sensiblement plus importants qu'à l'habitude. Chose que le public américain semble avoir assez mal digéré puisque le film n'obtient qu'un succès d'estime. Les spectateurs étant en droit de s'attendre à un final véritablement explosif, la séquence se déroulant dans une gravière n'est pas du tout convaincante, la pauvreté de la scène laissant supposer que John Irvin n'était pas vraiment à l'aise dans le genre. Quant au final dont on imagine sans faille le déroulement, il se révèle également décevant, les pourritures étant éliminées de manière relativement plates... Si Le Contrat n'est pas un mauvais film, il est en revanche très en deçà des films (et de quelques autres) cités en début d'article...

vendredi 13 octobre 2017

Vampire de E.W. Swackhamer (1979) - ★★★★★☆☆☆☆☆



La drogue fait des ravages, peut détruire une vie, mener à la mort. Richard Lynch, lui, contre toute attente a fait des conséquences de cette saloperie, un atout. Sous l'emprise de l'une d'elles, il s'immole en 1967 en plein Central Park à New York. Brûlé sur plus de 70% du corps, il en ressort avec l'un des visages les plus marquants du cinéma. Son premier rôle au cinéma, il l'obtient six ans plus tard. Cinq ans après avoir passé toute une année, non pas à guérir de ses brûlures mais à se soigner de sa dépendance aux drogues. Entre 1973 et 2012, l'acteur tourne avec régularité. Au cinéma, mais à la télévision également où il profite de son stupéfiant visage pour interpréter des rôles divers et variés mais dont certains laissent une trace indélébile. A l'image de l'épisode Quadrature de la célèbre série Starsky et Hutch dans lequel il interprète le rôle d'un ancien comédien de théâtre bien décidé à faire payer aux chauffeurs de taxi l'accident dont l'un d'eux s'est rendu responsable et qui l'a estropié à vie. En 1979, Richard Lynch tourne sous la houlette de E.W. Swackhamer, un petit film de vampire au titre éponyme.

Dérangé dans son sommeil alors qu'est inaugurée une nouvelle église érigée juste au dessus d'un ancien monument effondré renfermant de nombreuses toiles de maîtres disparues depuis des décennies, Anton Voytec, richissime homme d'affaire très épris de peinture est aussi et surtout un vampire. Sur sa demande, l'architecte John Rawlins accepte de pratiquer des fouilles parmi les décombres de l'ancienne chapelle mais se méfiant des origines douteuses des toiles découvertes, il en réfère aux autorités... qui ne tardent pas à jeter en prison Anton Voytec.


Ce dernier, furieux, n'accepte pas d'avoir été trompé par celui qu'il considérait déjà comme son ami et en qui il avait confiance. Anton insinue alors qu'à sa sortie de prison, il se vengera du traître... en nature. C'est ainsi qu'on retrouve plus tard, le corps vidé de son sang et terriblement défiguré de l'épouse de l'architecte, Leslie Rawlins. John Rawlins sait que Voytec est responsable de la mort de sa femme et fonce tout droit chez Voytec et constate que l'homme est en fait un vampire. C'est alors qu'intervient Harry Kilcoyne, vieux chasseur de vampires qui aux côtés de John vont tout faire pour arrêter et tuer Anton Voytec.
Et Anton Voytec, ça n'est autre que Richard Lynch justement. Qui sous l'accoutrement classique du vampire sème la mort au compte goutte. Il ne faudra en effet pas espérer voir des hectolitres de sang dans ce long-métrage qui a plutôt l'allure d'un téléfilm.

Aux coté de l'acteur, on retrouve Jason Miller dont le visage ne nous est pas inconnu puisqu'il prêta ses traits pour le rôle du Père Damien Karras dans le fameux L'Exorciste de William Friedkin. E.G. Marshall lui non plus n'est pas un inconnu puisqu'on a pu notamment le découvrir dans Douze Hommes en Colère de Sidney Lumet, Le Pont de Remagen de John Guillermin, ou encore dans le dernier sketch de l'horrifique anthologie Creepshow de George Romero. Parmi les principaux rôles féminins, on compte Kathryn Harrold, laquelle n'a joué que dans une petite dizaine de films dont Le Contrat aux côtés d'Arnold Schwarzenegger et tient le rôle principal du film d'horreur britannique Rêves sanglants de Roger Christian. Quant à l'actrice Jessica Walter, qui tient ici le rôle de Nicole DeCamp, elle fit une apparition très marquante dans le premier long-métrage de Clint Eastwood en tant que réalisateur, Play Misty For Me (chez nous, Un Frisson dans la Nuit), et dans l'un des excellents épisode de la série Columbo aux côtés de Peter Falk, Au-Delà de la Folie.
Vampire quant à lui, demeure un petit film trop avare en terme d'action et de morsures vampiriques pour qu'il prétende faire partie des meilleurs films du genre. Seul le plaisir de retrouver Richard Lynch et ses co-interprète demeure...
Mise à jour instantanée : Il s'avère qu'en fait, Vampire est bien un téléfilm. L'honneur, malheureusement pour son auteur, n'en est cependant pas davantage sauvé...
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