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vendredi 29 mars 2024

Jason X de James Isaac (2002) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Alors que certains ont suivi avec un très grand intérêt le court voyage dans l'espace de l'acteur William Shatner le 13 octobre 2021, il s'agirait de remettre quelque peu les pendules à l'heure en évoquant une autre star du cinéma qui bien avant lui y est aussi allée faire un tour : JASON VOORHEES ! C'était il y a vingt-deux ans et de mémoire, il ne me semble pas que l'événement ait enflammé à ce point les réseaux sociaux et les médias du monde entier. Pour son dixième anniversaire, ou plutôt pour sa dixième apparition puisqu'à l' époque où sortait Jason X la franchise existait depuis plus de vingt ans, Jason Voorhees faisait peau neuve. Après être passé par différents états, jusqu'à ressembler à une pizza garnie de vers, voilà que l'un des serial killers parmi les plus célèbres du septième art a retrouvé une pilosité crânienne qu'on ne lui avait plus jamais retrouvée depuis Le tueur du vendredi et Jason le mort-vivant. Maintenant que le voici ''rafraîchi'' au sens propre comme au figuré puisqu'au départ de ce dixième chapitre nous le retrouvons cryogénisé, le scénariste Todd Farmer imagine un scénario qui d'un point de vue strictement environnemental éloigne Jason X des précédents volets. Désormais, l'intrigue ne se déroule plus sur Terre mais dans l'espace, à bord d'un vaisseau et dans un futur se situant en 2455 ! Les progrès de la médecine permettent à l'équipage du Grendel de récupérer les corps cryogénisés de Jason et de la scientifique Rowan (Lexa Doig) qui après avoir combattu le tueur de Crystal Lake en 2008 dans un laboratoire s'est retrouvée elle-même piégée puis ''transformée en glaçon'' pour les siècles à venir. Alors que Rowan est ramenée à la vie par l'équipe scientifique du vaisseau, la blonde Adrienne est chargée de disséquer Jason. Malheureusement pour la jeune femme, la créature revient à la vie et la tue. Première victime d'une série de meurtres dans un contexte qui rappellera aux fans de science-fiction quelques classiques du genre. À commencer bien entendu par la franchise Alien initiée par Ridley Scott en 1979 et dont le réalisateur James Isaac reprend quelques ficelles.


Comme le personnage de l'androïde Kay-Em 14 (l'actrice Lisa Ryder), lequel fait référence à Ash. Mais peut-être plus encore à Bishop de Aliens, le retour de James Cameron. Ou comme le personnage de Dallas qu'incarne lui-même le scénariste et qui de son côté fait référence au capitaine A. J. Dallas qui en 2122 commandait le cargo spatial Nostromo. Concernant le vaisseau lui-même, le Grendel ressemble par contre davantage aux environnements que l'on retrouve dans les différents films et différentes séries de l'univers Star Trek... Avec de telles références l'on aurait pu croire que Jason X allait relever la sauce d'une franchise qui avait tendance à s'empêtrer de plus en plus dans la médiocrité mais c'était malheureusement faire preuve de naïveté. Bien que le choix de James Isaac de réaliser un opus de la saga Vendredi 13 dans l'espace ait été au départ une idée plutôt séduisante, le résultat ne se fait pas longtemps attendre. En dehors de quelques sympathiques homicides (dont le visage d'un membre de l'équipage plongé dans un bain d'azote demeure l'un des plus réussis), le film est d'une laideur relativement exceptionnelle. Dans un contexte qui n'empêche absolument pas deux post-adolescents ''attardés'' de se tripoter lors de l'autopsie de Jason (lesquels seront priés d'aller faire leurs cochonneries dans leurs quartiers), Jason X ressemble beaucoup à ces dizaines, ces centaines de séries Z qui verront le jour les années suivantes. Techniquement, le film n'a rien à envier à ces productions volontairement prises sous l'angle de la gaudriole, tels ces requins multi-têtes, volant ou hybrides qui encombrent les rayons des supermarchés à un 1 euro le DVD ou les plate-formes de streaming bon marché ! Reste que Jason X demeure un bon divertissement qui ravivera la mémoire des adolescents boutonneux des années quatre-vingt qui se délectaient à l'époque de sodas et de pop-corn devant des meurtres à la chaîne. Pas sûr en revanche que les nouvelles générations apprécient le spectacle... À réserver en priorité aux nostalgiques...

 

mercredi 19 octobre 2022

House III de James Isaac (1990) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Considérant que le titre original de ce House III fut sur le territoire américain The Horror Show, on ne s'étonnera pas d'apprendre que ce troisième faux volet de la franchise House initiée en 1986 par le réalisateur Steve Miner sous le même titre n'a absolument rien à voir avec ce petit mais cultissime film d'horreur. Partant également du principe que tout film, tous genres et toutes époques confondus contiennent leur lot de demeures, n'importe quel cinéaste peut s'enorgueillir du droit de titrer ainsi son film sans prendre le risque d'être taxé d'opportunisme... Hein ? Quoi ? Ouais, quand même un peu dans le cas qui nous intéresse puisque le producteur dont les amateurs de cinéma d'horreur et d'épouvante connaissent avant tout comme étant l'auteur du slasher Vendredi 13. Producteur de La dernière maison sur la gauche de Wes Craven ou de AL : Mutant aquatique en liberté dont il fut également le réalisateur, Sean S. Cunningham a en outre produit entre la série de longs-métrages portant sur la franchise House. De l'original datant donc de 1986 jusqu'au quatrième et dernier volet réalisé par Lewis Abernathy en 1992. le troisième, lui, n'ayant absolument plus rien en commun avec les deux premiers (plus les mêmes réalisateurs, plus le même scénariste, plus les mêmes interprètes, plus le même contexte mais par contre, le même compositeur, Harry Manfredini), il est difficile de reconnaître ce qui fit le charme du long-métrage signé de Steve Miner. Lequel, d'ailleurs, signa à titre d'exemples les second et troisième volet de la franchise Vendredi 13 en 1981 et 1982, Lake Placid en 1999 ou l'infâme Le Jour des morts en 2007, lequel est honteusement considéré comme étant le remake du chef-d’œuvre éponyme signé par le maître du genre, George Romero vingt et un ans en arrière !


Plusieurs aspects du long-métrage de James Isaac (qui dans sa carrière de cinéaste ne tournera que quatre longs-métrages dont Jason X en 2001) demeurent relativement outrageants ! À commencer par le fait que le film s'inscrive dans une franchise sans pour autant entretenir le moindre rapport avec les épisodes précédents, ça, on l'aura compris. Mais il y a pire puisque en Italie, lors de sa sortie, le film sera renommé sous le titre de La Casa 7. Sachant que dans les salles du pays de naissance de Léonard de Vinci, Evil Dead 1 & 2 de Sam Raimi sortirent sous ceux de La Casa 1 & 2. Sachant également qu'entre les premier, second et septième, plusieurs longs-métrages sortirent sous le même titre, profitant ainsi du succès des films cultes de Sam Raimi.. En grattant un peu plus profondément, on mettra également à jours une filiation aussi inattendue et non officielle que celle ci-dessus : car qui a vu, qui connaît et peut-être même qui n'a fait qu'entendre parler de Shocker de Wes Craven et principalement de son synopsis sait combien House III lui doit tout................. À moins que................. À moins qu'il ne s'agisse du contraire puisque si l'on examine les dates de sortie des deux longs-métrages, celle de House III fut antérieure à celle du film de Wes Craven. Mais que les fans de l'auteur des Griffes de la nuit ou de l’œuvre originale La colline a des yeux se rassurent. Sachant que le bonhomme fut derrière le personnage de Freddy Krugger et sachant également que celui de Horace Pinker possède quelques-uns de ses attributs, il semble évident que les fuites, si fuites il y eut, eurent plus de chance de provenir de l'équipe de Wes Craven que de celle de Sean S. Cunningham ou James Isaac !


Bon, à part ça, que vaut House III ? Ben en fait, pas grand chose à vrai dire. Et puisque l'on a abordé le sujet, on peut considérer ce ''troisième'' volet de la franchise House comme un sous-Shocker, justement. Et ce, malgré la présence de Lance Henriksen dans le rôle du flic et père de famille Lucas McCarthy et de Brion James dans celui de Max Jenkie, l'alter ego du Horace Pinker de Shocker. L'un comme l'autre, ces deux là sont deux tueurs en séries psychopathes qui vont terminer leurs jours sur la chaise électrique. On notera d'ailleurs que l'exécution de Max Jenkie demeure l'une des rares séquences mémorables du long-métrage. Bien crade, elle annonce ce que l'on sait  déjà : que le bonhomme, par delà la mort, reviendra pourrir la vie de Lucas et de sa petite famille (Donna, Bonnie et Scott respectivement interprétés par Rita Taggart, Dedee Pfeiffer (qui n'est autre que la sœur cadette de Michelle Pfeiffer) et Aron Eisenberg). Après, tout ceci est emballé sous les oripeaux d'un téléfilm visuellement pénible et typique de ces années quatre-vingt dix naissantes dont pas mal d’œuvres fantastiques pâtirent du style visuel ! James Isaac laissera sa place de réalisateur au profit de Lewis Abernathy qui se chargera donc deux ans plus tard de la dernière mouture de la franchise...

 

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