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vendredi 30 janvier 2026

Strange Rampage de Harry Kerwin (1967) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Vous aimez pisser dans un violon ? Jeter du sel dans la mer ? Parler aux murs ou plus simplement, perdre votre temps ? Alors il y a de fortes chances pour que Strange Rampage de Harry Kerwin soit fait pour vous. Que le ciel me tombe sur la tête, qu'un ouragan emporte ma demeure, qu'une invasion de rats vienne piller mes réserves de nourriture si un jour je trouve pire ''film'' à me coller devant la rétine. Et pourtant, hier encore, j'étais persuadé qu'avec Love after Death de l'argentin Glauco Del Mar j'avais atteint les limites raisonnables d'un type très particulier de longs-métrages. Le nudies... Ce très curieux sous-genre qui fit florès dans les années cinquante et soixante et dont le principe plus que douteux fut largement exploité sur le territoire américain a pour principal ''intérêt'' d'exhiber de jolies jeunes femmes à majorité blondes et brunes (où sont donc passées les rouquines?). Non pas vêtues de robes de soirée élégantes mais presque nues comme des vers, poitrines saillantes, fessiers molletonnés, ligne d'épaule délicate et surtout, oui, surtout, bouche cousue ! Bref, des objets de fantasmes qui une fois encore avec Strange Rampage posent la question de l'intérêt de ce genre de productions généralement mal filmées, mal interprétées, mal écrites et techniquement à la ramasse. Oh, j'en vois bien qui ont une réponse toute faite à cette question, la main tendue vers le pantalon, caressant langoureusement la braguette ou les premiers boutons, dans l'attente du top de départ pour se donner du plaisir devant Miss ''Boobs'' en personne ! Mais trêve de plaisanterie, l'heure est grave. Tandis qu'aujourd'hui les néo-féministes hissent des pancartes castratrices à base de ''A bas le patriarcat'', à l'époque l'on était moins regardant sur la marchandise. Entre droit de regard inexistant et droit de cuissage très opérant, Strange Rampage semble se vouloir autant une comédie qu'une vue sur le sujet de la sexualité féminine. Ici, frustrée et présentée par un pseudo psychanalyste pour qui le secret médical est un concept apparemment superfétatoire. Soixante-cinq minutes durant, le docteur Nathan Sarbone (Brad F. Grinter) nous explique que des femmes vivant seules sont rendues folles par la solitude...


Afin de pallier au manque d'hommes dans leur existence, celles-ci compulsent une brochure vantant les mérites de Miami Beach. L'occasion pour notre spécialiste es sexologie d'évoquer le cas de quatre femmes dont deux au moins valent le détour. À commencer par Ann Rowe (Ann Howe) qui, convaincue d'être atteinte d'une éruption cutanée, ne peut s'empêcher de se foutre à poil afin de montrer ses boutons à des inconnus. Ou encore le cas de Sally Lane (Bunny Ware), jeune femme très physiquement pointilleuse s'agissant des hommes. Bien qu'elle finisse par trouver le conjoint idéal se pose un sérieux problème : la jeune femme ne parvient pas à le charmer malgré d'innombrables tentatives de séduction. Et l'on comprendra rapidement pour quelle raison ! Si Love after Death (qui devrait apparaître ici très prochainement) était déjà très mauvais, Strange Rampage élève le genre Nudies au panthéon du navet ! Malgré des actrices qui se laissent amadouer au point que l'on se demande si elles iront jusqu'à ôter ce petit bout de tissu qui camoufle leur toison (ce qui, malheureusement, n'arrive jamais) et dont les corps ne souffrent d'aucune imperfection ou presque, ce court long-métrage de Harry Kerwin n'offre en réalité que peu d'intérêt. Du Soft-porn effeuillant juste assez ses interprètes pour que les libidineux spectateurs visés soient attirés telle des guêpes par le miel mais pas assez pour que l'amateur de porno hardcore ''se fasse la main'' sur des actrices monolithique dont les cours de théâtre auront probablement cessé au bout d'une semaine seulement. Beaucoup trop de blabla de la part du docteur Nathan Sarbone mais aussi et surtout, des scènes interminables. Comme cette jolie blonde à forte poitrine (comme dirait un ancien humoriste) se déshabillant devant un parterre de ''messieurs'' très bien élevés et s'exhibant durant pas moins de... sept... longues... minutes ! Le concept était de base plutôt original mais le résultat final sonne malheureusement creux. Aucun intérêt ou presque pour le spectateur lambda. Car à moins d'être un ''Nudiesophile'' forcené, Strange Rampage n'est d'aucun intérêt. D'un point de vue cinématographique ou psychanalytique... Vous êtes prévenus...

 

mercredi 11 septembre 2019

Barracuda de Harry Kerwin (1978) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆



Wouaw ! Youpie ! Génial ! Fabuleux... ! Après Les Dents de la Mer de Steven Spielberg en 1975 et son requin mangeur d'hommes, Orca de Michael Anderson en 1977 et son épaulard et Piranha de Joe Dante en 1978 et ses... très belliqueux et très voraces piranhas, la même année sortait sur les écrans le sublime, le flamboyant, le traumatisant et le sanguinolent Barracuda de Harry Kerwin qui jusque là avait d'abord tourné quelques épisodes de séries télévisées, des téléfilms, des courts-métrages, des documentaires et quelques ''longs'' sous divers pseudonymes. Mort un an après la sortie de son dernier long-métrage, le Barracuda en question, Harry Kerwin nous aura donc quitté en laissant derrière un héritage à la forte odeur de fumier.

Si j'étais insensible ou nanti d'un humour aussi noir qu'une nuit sans Lune, j'oserais presque affirmer que le bonhomme se sachant mourir, il allait choisir de nous quitter en laissant derrière lui une véritable escroquerie cinématographique qui aurait peu de chance d'avoir des répercussions sur sa carrière de cinéaste à venir. Parce que Barracuda le mal nommé a tout sauf l'allure des films cités plus haut et qu'il agit davantage comme un puissant somnifère qui de surcroît trompe sur la marchandise. Le scénario, qui ne cache absolument pas sa ''filiation'' avec le petit classique de Je Dante sorti la même année est une purge qui reprend le thème de l'expérience scientifique menant à une mutation de cette gentille famille de poissons carnivores en créatures éminemment agressifs.

Également connu sous le titre de The Lucifer Project, le film de Harry Kerwin aurait d'ailleurs dû conserver celui-ci puisque les barracudas en questions nous honoreront de leur présence que dans d'infimes proportions. En effet, ce qui semble surtout intéresser le réalisateur se situe d'abord par rapport à l'expérience menée par le gouvernement et mettant en cause un chercheur menant des recherches sur une substance censée contrer les effets de l'hypoglycémie. Résultat : déversée dans l'océan, celle-ci provoque une réaction inattendue chez ces poissons particulièrement agressifs et dont on devine alors les répercussions chez celui ou celle qui ose mettre le pied dans l'eau. Incarné par Wayne Crawford dans le rôle du biologiste Mike Canfield, William Kerwin (le frère du réalisateur) dans celui du shérif Ben Williams et par Roberta Leighton dans celui de sa fille Liza,

Que dire sinon que Barracuda est mauvais... mais mauvais... à un point tel que suivre ce récit mêlant agressions animales, complot gouvernemental, idylle de pacotille (on peut comprendre que dans une ville où il ne se passe rien et dans laquelle ne vivent que des péquenots, la fille du shériff ait envie de changer d'air au bras d'un ''séduisant'' biologiste) et enquête est une souffrance que pas même la musique new age (qui ne colle jamais avec le récit et semble être constituée de ''fonds de tiroirs'' extraits de la bibliothèque sonore de vieux groupes de Krautrock) ne parvient à satisfaire même les plus courageux cinéphiles. Vu les piètres qualités de la chose, on ne s'étonnera pas non plus du doublage catastrophique offert à des personnages trop gentils pour être honnêtes, la palme revenant au personnage de l'adjoint du shérif Lester (interprété par l'acteur Cliff Emmich que l'on pu notamment voir dans les séries télévisées La Petite Maison dans la Prairie, Drôles de Dames, Happy Days, ou encore L'Incroyable Hulk) et auquel à été donné la voix d'un malade en phase terminale d'un cancer de la gorge. Question horreur, le film n'offre que quelques volutes rouges durant les attaques sous-marines. Dans le genre ''agressions animales'', le film de Harry Kerwin est l'un des pires, toutes périodes confondues...
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