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vendredi 30 octobre 2026

Umezu Kazuo: Kyôfu Gekijô : Negai (2005) - ★★★★★★☆☆☆☆




Negai est le troisième volet de l'hexalogie Umezu Kazuo: Kyôfu Gekijô dont l'intégralité des épisodes est sortie la même année, en 2005. Réalisé par Atsushi Shimizu, lequel n'a rien à voir avec Takashi Shimizu (créateur de la saga Ju-on), Negai met en scène le jeune Hitochi (Orito Kasahara), un enfant discret, sans véritable ami et meilleur élève de sa classe. Fils d'un couple aimant formé autour du père Yoshiro (Toshinori) et de la mère Etsuko (Kyôko Tôyama), le jeune garçon ne peut compter que sur son talent de créateur d'objets pour se divertir et briser sa solitude. C'est ainsi qu'à partir d'objets du quotidien Hitochi se met à fabriquer une poupée d'apparence humaine. Du bois, du tissu, du fil de fer mais aussi et surtout deux effrayants globes oculaires et une mâchoire dotées d'aiguilles parfaitement aiguisées... Priant chaque soir pour que Kokomo (du nom que le garçon donne à sa création) prenne vie, la relation entre Hitochi et son jouet prend une tournure inattendue. Voire inquiétante. Jusqu'au jours où le garçon reçoit chez lui sa camarade Tomoko (Natsumi Okumura) à laquelle il a promit d'apporter son aide et ses connaissances pour ses devoirs. Convaincu d'être désormais son ami, Hitochi cherche à se débarrasser de Kokomo dont il considère désormais la présence inutile. Mais c'était sans compter sur la volonté de rester auprès de son créateur de la part de la poupée qui quoi qu'en fasse le garçon revient systématiquement à la maison... Adaptation d'ouvrage signé de l'un des mangakas japonais les plus célèbres dans le domaine de l'horreur connu sous le nom de Kazuo Umezu, Umezu Kazuo: Kyôfu Gekijô : Negai se rapproche ostensiblement de récits anciens et contemporains du cinéma et de la littérature occidentaux puisque viennent presque immédiatement en tête La Poupée diabolique de Lindsay Shonteff réalisé en 1964 ou Magic de Richard Attenborough tourné quant à lui en 1978. L'une des plus célèbres séries de science-fiction américaines des années 50/60 s'étant elle-même emparée du sujet en 1962 avec le cultissime épisode La Marionnette de Abner Biberman...


Ici, Atsushi Shimizu ne cherche à aucun moment à faire mystère de ses intentions tant sa poupée instaure le malaise dès sa première apparition. Créant ainsi l'une des représentations du genre parmi les plus sinistres qui soient. Une vision d'horreur dont on peut d'ailleurs se demander comment son propre créateur peut être capable de supporter sa présence dans sa chambre lorsque tombe la nuit. Une alternative à la solitude qui va bientôt prendre des proportions ''insoupçonnées'' lorsque Kokomo va commencer à s'en prendre à tous ceux qui osent se dresser entre elle et son créateur. Filmé avec des moyens financiers apparemment dérisoires, Umezu Kazuo: Kyôfu Gekijô : Negai reste malgré tout une assez bonne surprise qui ne vous prendra qu'un peu moins d'une heure de votre temps. Un moyen-métrage visuellement anecdotique, filmé en DTV (Direct To DVD) pour un résultat qui pique souvent les yeux. D'autant plus que le réalisateur japonais emploie quelques filtres de très mauvais goût, tout comme l'incrustation de nuages factices censés accentuer l'horreur de ce qui s'apprête à arriver. Sans être d'une importance fondamentale, l'existence de Umezu Kazuo: Kyôfu Gekijô : Negai permet surtout d'avoir une idée assez précise de l'approche du sujet par son auteur, entre la bienveillance parentale qui ne sera au final d'aucune utilité pour l'enfant ou le besoin pour ce dernier de se créer un ami virtuel jusqu'au jour où une jeune fille de chair et de sang vient innocemment s'imposer entre le garçon et sa création. Malgré une esthétique souvent atroce bien que créant plus ou moins volontairement un climat morose assez particulier, Umezu Kazuo: Kyôfu Gekijô : Negai offre quelques séquences plutôt creepy. Et notamment lorsque Kokomo s'en prend à Tomoko ou lorsque Hitochi se décide enfin à affronter sa création et par contraction ses peurs lors d'un final plutôt marquant...


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