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lundi 26 octobre 2026

The Grudge 3 de Toby Wilkins (2009) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Tout comme la série de longs-métrages Ringu, la saga Ju-on comporte un nombre important de films qu'il est sans doute intéressant de détailler, entre les œuvres qui nous proviennent directement du Japon et les quelques tentatives de remakes américains pas toujours très glorieux ayant vu le jour. Une quinzaine de productions dont les origines remontent à 1998 lorsque sont regroupés à l'époque les deux courts-métrages de Takashi Shimizu Katasumi et 4444444444 sous le titre Gakkô no kaidan G et qui se concluent jusqu'à aujourd'hui avec The Grudge du réalisateur Nicolas Pesce, la quatrième version du récit ayant traversé les océans pour atterrir sur le territoire américain. Avant lui, une trilogie outre-atlantique vit le jour entre 2004 et 2009. Les deux premiers volets ayant été réalisés par l'immense Takashi Shimizu, les commandes du troisième furent mise entre les mains de Toby Wilkins, monteur, réalisateur, scénariste, concepteur d'effets visuel et producteur d'un certain nombre de productions qui jusque là n'avait tourné que quelques courts-métrages mais aussi et surtout le très intéressant Splinter en 2008 dans lequel les personnages étaient coincés dans une station service aux prises avec un étrange phénomène les transformant en créatures recouvertes d'épines. Si l'on peut ainsi considérer que l'américain ne met pas les pieds dans le plat d'une franchise mondialement reconnue comme l'une des plus marquantes de la J-Horror sans s'être au préalable essayé à l'horreur et au fantastique avec Splinter un an plus tôt, Toby Wilkins démontre en revanche que rien ne détermine vraiment de la qualité d'une œuvre et surtout pas le fait qu'un petit film indépendant aussi sympathique soit-il puisse prouver du talent régulier de son auteur... The Grudge 3 sort en 2009, soit trois ans après le second volet de la trilogie américaine. S'il subsiste quelques traces des origines asiatiques de l’œuvre originale à travers le duo d'antagonistes et le personnage de Naoko Kawamata (interprétée par Emi Ikehata), la sœur de Kayako et tante de Toshio, le film aurait tout aussi bien pu se nommer autrement et mettre en scène des esprits maléfiques d'une toute autre apparence. Ici l'on passe rapidement du cadre immobilier typique d'une certaine frange de la population japonaise à un immeuble situé à Chicago et quasiment abandonné par les locataires qui ne se comptent que sur les doigts d'une main ou presque...
C'est là que vivent Lisa (Johanna Braddy), son frère Max (Gil McKinney), leur jeune sœur malade Rose (Jadie Rose Hobson) ou encore le petit ami de la jeune femme, Andy (Beau Mirchoff) avec lequel elle a prévue de partir faire carrière dans la mode à New York. Pourtant, sur les suppliques de son frère, Lisa accepte de rester l'aider subvenir aux besoins médicaux de leur jeune sœur qui souffre de graves problèmes de santé. Tandis qu'un jour Lisa et Andy s'introduisent dans l'appartement où eu lieu le drame développé dans le précédent épisode, la malédiction s'abat sur eux et leurs proches et ne va pas les lâcher d'un pouce... Bon, euh, que dire si ce n'est que The Grudge 3 reste l'une des adaptations les plus faibles du scénario original de Takashi Shimizu. Fade, sans consistance particulière et en outre incarné par Aiko Horiuchi et Shimva Tsuchiya qui campent respectivement les maléfiques Kayako Saeki et son fils Toshio, le film se concentre autour d'un immeuble sans charme dont le cinéaste n'exploite pas vraiment les différentes possibilités. L'isolement des protagonistes se ressent ainsi à peine. Et que dire de l'intervention de Naoko Kawamata qui bien qu'elle soit relativement bien interprétée par l'actrice japonaise Emi Ikehata n'apporte absolument rien de fondamental au récit. Tout d'abord reléguée en arrière-plan, lorsque le personnage opère enfin une approche vers Lisa afin de collaborer avec elle sur le plan de destruction des deux entités maléfiques, le rituel auquel les deux jeunes femmes ainsi que Rose vont assister est d'une inutilité crasse. Un prétexte pour nous dévoiler un cérémonial ancestral hérité de la mère de Naoko d'une vacuité absolue ! Visuellement insignifiant, le film aurait pu compter sur les diverses apparitions des deux fantômes si au moins Toby Wilkins ne s'était contenté que de quelques rares apparitions et non pas faire de ses deux ''créatures'' l'occasion de manifestations ultra répétitives qui terminent de rendre chacune d'entre elles sans intérêt. Pas d'effroi, un récit qui tourne en boucle autour du sujet de la maladie de Rose ou du conflit entre Lisa et Max et quelques meurtres qui manquent cruellement d'intensité. Bref, retournez plutôt voir les originaux connus sous le nom de Ju-on plutôt que cette version américaine sans saveur de l'un des plus grands mythes de la J-Horror...

 

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