Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


dimanche 13 septembre 2026

Omega Syndrome de Joseph Manduke (1986) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Allez, on va parler d'un ''anecdotique'' nanar qui a vu le jour en 1986, soit la même année que Le maître de guerre de Clint Eastwood, Highlander de Russel Mulcahy, Top Gun de Tony Scott ou encore Aliens, le retour de James Cameron. Quel rapport entre ces quelques exemples et Omega Syndrome du producteur, scénariste et réalisateur américain Joseph Manduke ? Aucun, bien évidemment. Si ce n'est qu'en terme d'action, les spectateurs auront eu le privilège cette année là de se tourner davantage vers ces quelques ''classiques'' du septième art plutôt que du côté de cette œuvre hypothétiquement insignifiante pour celles et ceux qui ne se rangent pas du côté de ce genre tant apprécié des amateurs de longs-métrages de troisième, voire, de quatrième catégorie. Et pourtant, au vu du casting, si peu grandiose fut-il, nous pouvions être en droit d'attendre un produit d'une qualité nettement supérieure. Ken Wahl, notamment connu pour avoir joué dans Les Seigneurs de Philip Kaufman mais resté surtout célèbre pour avoir incarné le rôle principal de Vincent Terranova dans la série policière Un flic dans la mafia interprète ici celui de Jack Corbett, un ancien soldat du Vietnam dont la fille (incarnée par Nicole Eggert) est enlevée par deux membres d'un groupuscule néo-nazi.. Chacun d'entre eux portant sur l'avant-bras un signe distinctif représentant le signe Omega (d'où le titre, mais cela, vous l'avez déjà compris). Vraiment pas de bol pour cet ancien vétéran dont l'épouse est morte voilà des années, dont la fille vit désormais avec son grand-père et dont il n'a accès qu'un week-end par mois. Autant dire que Corbett est très remonté (information à prendre avec des pincettes vue la mollesse avec laquelle il réagit!) contre cette bande de suprémacistes blancs dont l'une des têtes ''pensantes'' est Yo-Yo. Un type violent, psychotique et interprété par l'acteur Xander Berkeley qui plus tard apparaîtra dans Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron ou Candyman de Bernard Rose mais également dans de nombreuses séries télévisées. Afin de l'épauler dans ses recherches, Corbett fait appel à son ancien compagnon d'arme Phil Horton qu'incarne de son côté l'acteur George DiCenzo (Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, La Neuvième Configuration de WilliamPeter Blatty, Retour vers le futur de Robert Zemeckis). Notons ensuite la présence à l'image de l'acteur Doug McClure qui en France s'est fait surtout connaître avec les séries Echec et Mat et Le virginien dans le courant des années soixante...


Omega Syndrome débute par le meurtre raciste d'un homme de couleur et de sa compagne alors qu'ils se baladaient tranquillement dans les rues de Los Angeles. Un crime brutal, abjecte, gratuit, qui laisse présager un film extrêmement violent. Et donc, une histoire de vengeance implacable. On pense tout d'abord au Commando de Mark L. Lester qui un an plus tôt mettait en scène Arnold Schwarzenegger et dans lequel celui-ci incarnait l'ancien soldat des commandos d'élite de la Delta Force John Matrix lancé à la poursuite des ravisseurs de sa très charmante jeune fille jouée par la délicieuse Alyssa Milano. Pourtant, rien de comparable entre ce petit classique de l'action et le film de Joseph Manduke. Lequel cumule tant de tares que les lister mériterait presque un ouvrage complet et entièrement dévolu à sa conception ! D'un classicisme à toutes épreuves puisque reprenant le concept de l'ancien soldat qui reprend les armes face à une autorité inefficace, Omega Syndrome est d'une déprimante pesanteur. Non pas que le film soit sombre, désespéré ou quoi que ce soit qui définisse l’œuvre comme un parangon de noirceur mais la mise en scène et l'interprétation sont telles que l'ennui s'installe presque immédiatement. La promesse d'une action trépidante n'étant pas assurée par la direction d'acteurs du réalisateur ni par le jeu des différents interprètes, le film s'enfonce dans un marasme souvent pénible à supporter. Reste alors un espoir. Celui, le seul, auquel ont généralement accès les spectateurs hexagonaux. Et en effet, à ce titre, le doublage est encore ici pour ce genre de long-métrage relativement médiocre, l'un des rares attraits. Il semble en effet qu'en France, l'intérêt pour cette petite production américaine ait été si faible qu'en post-synchronisation le nombre de doubleurs n'ait pas dépassé le mirobolant chiffre de deux ! D'ailleurs, faites vous-même l'expérience. Lancez le film, fermez les yeux et devinez qui parle. Parce qu'entre les deux anciens G.Is, les flics, les néo-nazis, le journaliste et ''tutti quanti'', il est souvent impossible de noter la moindre différence d'intonation. Preuve que pas plus de deux ou trois doubleurs français furent à la manœuvre. Rendant ainsi l'ensemble imbuvable. Fort heureusement, l'on a parfois droit à quelques répliques sorties d'un univers parallèle qui forcent le spectateur à tenir jusqu'au terme du récit. Sinon, rien de neuf à l'horizon...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...