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lundi 24 août 2026

Warlock Moon de William Herbert (1973) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Voici un bien bel et bien étrange objet que ce Warlock Moon signé du réalisateur et scénariste américain William Herbert. Seul long-métrage à son actif et dont il a écrit le script sous le pseudonyme de John Sykes, Warlock Moon a beau être méconnu dans nos contrées, s'arrêter dessus quelques instants paraît indispensable. Car officiellement ou non, nous verrons un peu plus loin qu'il semble avoir inspiré l'un des plus grands (si ce n'est LE plus grand) film d'horreur de tous les temps. Mais avant cela, évoquons d'abord l'étrangeté du récit. William Herbert n'est sans doute pas le premier ni le dernier à s'être amusé à mélanger les concepts même si son unique long-métrage dépasse de loin tout ce que l'on peut imaginer en terme de mix improbable. Dans cette histoire où se croisent tout d'abord une jeune étudiante et l'employé subalterne d'un journal local qui vont sympathiser, le réalisateur imagine tout un tas d'événements qui mis bout à bout transforment le récit en un gloubiboulga pas toujours très cohérent. Si tant est, bien entendu, que l'on puisse adhérer à certains concepts comme celui des fantômes... Jenny Macallister sort de cours lorsqu'elle aperçoit Joe Spano, un inconnu assis sur un banc et affublé d'un masque de Groucho Marx. Amusée, la jeune femme le laisse la suivre et se laisse même convaincre d'accepter de déjeuner avec lui. Vision très optimiste des relations humaines qui n'ont évidemment plus cours de nos jours. Tandis qu'ils sont en voiture, ils se perdent en chemin et tombent sur une grande bâtisse apparemment désaffectée qui fut une ancienne station thermale fermée après qu'ait été révélé un scandale interne. Persuadés que l'établissement est abandonné, Jenny et Joe pénètrent à l'intérieur mais sont rapidement interpellés par la propriétaire des lieux, une certaine Agnes Abercrombi (Edna MacAfee). Laquelle se montre tout d'abord assez froide avant de comprendre que le couple n'a aucune mauvaise intention... Le soir-même, Joe propose à Jenny de revenir dès le lendemain afin d'y déjeuner. Plutôt réfractaire à l'idée de s'y rendre à nouveau puisque après avoir exploré les lieux la veille la jeune femme avait ressenti de drôles de sensations, celle-ci accepte finalement d'y retrouver Joe. Arrivée en avance, Jenny découvre que tout le mobilier a disparu. Tout comme la propriétaire des lieux. C'est alors qu'elle rencontre un chasseur (Harry Bauer) qui lui révèle le passé trouble de l'établissement... Bon, comme indiqué un peu plus haut, il est tout d'abord question ici de fantômes. Ou plutôt d'UN fantôme.


Celui d'une jeune femme qui était au cœur du scandale en question et qui apparaît désormais sous la forme d'une Dame Blanche. Plutôt bienveillante d'ailleurs puisqu'elle paraît vouloir prévenir Jenny des dangers qu'elle encourt en demeurant sur place même si lors de sa dernière apparition à l'écran, le rire sinistre qui sortira d'entre ses lèvres aura tendance à démontrer le contraire. Ensuite, le film présente deux frères en mode ''culs-terreux'' (interprétés par Steve Solinsky et Richard Vielle), assez creepy il faut dire et qui agressent et tuent à coups de haches ceux qui font l'erreur de pénétrer la propriété d'Agnes qui est donc ici présentée comme leur ''charmante'' maman ! Sans parler enfin du revirement sataniste sur lequel l'intrigue se conclut... Maintenant, revenons sur ce qui semble être une certitude même si aucun document officiel ne vient entériner ce fait : Réalisé un an plus tard par Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse a beau être connu pour être tout d'abord et en partie inspiré du tueur Ed Gein, il y a bien des éléments dans Warlock Moon auxquels semblera se référer un an plus tard Tobe Hooper. La demeure de la ''Famille Tronçonneuse'' rappelant évidemment cette grande bâtisse. Ces deux rejetons, exemples parfaits de dégénérescence, évoquant quant à eux, Leatherface même si contrairement à lui, ni l'un ni l'autre ne portent de masque. Et puis, il y a Agnes, chez qui il devient difficile de ne pas voir la version féminine du futur Drayton Sawyer, paternel de Leatherface et de son frangin ''l'auto-stoppeur'', incarné dans Massacre à la tronçonneuse par Jim Siedow. Ensuite, il faut bien connaître l’œuvre de Tobe Hooper et surtout son acte final débutant par le repas familial et se terminant pas la fuite de l'héroïne Sally Hardesty (Marilyn Burns) pour ne pas y voir quelques menus détails qu'avait déjà imaginé mettre en scène un an auparavant William Herbert. Pour terminer, s'agissant de Joe et de Janny, le premier est incarné par l'acteur Joe Spano dont la carrière s'est essentiellement déroulée à la télévision tandis que la seconde, elle, est interprétée par Laurie Walters que les plus vieux d'entre nous connaissent pour l'avoir découverte au milieu des années quatre-vingt dans la série culte Huit, ça suffit ! Elle y apparaissait en effet sous les traits de Joanie, l'une des sept enfants du clan Bradford...

 

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