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dimanche 21 juin 2026

Red Rabbit lodge de Kevin Khachan (2026) - ★☆☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Avant toute chose, petit jeu : Le premier ou la première qui parvient à me citer un film de 2026 plus mauvais encore que celui dont nous allons parler dans cet article aura toute ma sympathie. Un ''cadeau'' qui n'a, il est vrai, pas grande valeur mais par les temps qui courent, c'est toujours mieux que rien... Avant de me dans l'écriture de cet article consacré à Red Rabbit Lodge du réalisateur, scénariste, producteur et directeur de la photographie américain Kevin Khachan, j'ai eu la curiosité d'aller jeter un œil à sa biographie. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le bonhomme est comparé à Dario Argento, l'un des maîtres incontestés du Giallo. Mais le meilleur restait à venir puisque selon IMDB, Kevin Khachan serait carrément un ''cinéaste de renommée internationale connu pour sa narration innovante et sa mise en scène qui repousse les limites...''. Okay ! J'veux bien. Mais de quelles limites parle-t-on ? Celles de l'indigence ? Celles de l'amateurisme ? La célèbre base de données en ligne consacrée au cinéma mondial ne s'arrête pas là. Il faut le voir pour le croire ! En effet, IMDB continue ainsi en évoquant un film ''largement acclamé'', ''mettant (par la suite) en valeur son talent pour la création de récits captivants''... Et c'est ainsi que je découvre alors que le site est ouvert à toute modification de la part de n'importe quel utilisateur ayant un compte IMDB ! Bref, je commence à comprendre une chose, que je ne peux évidemment pas prouver, mais il est fort probable que Kevin Khachan lui-même ait écrit sa propre bio sur la page qui lui est consacrée. Car alors, comment expliquer de tels propos lorsque l'on découvre pour la première fois son œuvre. À commencer justement par ce Red Rabbit Lodge qui restera sans doute cette année comme l'un des plus mauvais films tous genres confondus. Un long-métrage que l'on rangera sans doute dans le top cent des plus mauvaises productions de l'histoire du cinéma d'horreur. S'attaquant à un genre dont il ne connaît que les codes préliminaires. Un tueur masqué, tuant à l'arme blanche et dont l'identification ne devrait logiquement aboutir qu'en fin de récit. Anecdote plus ou moins amusante : le film tourne autour d'une poignée de jolies jeunes femmes lors d'une soirée masquée dans une grande demeure filmée en contre-plongée façon Psychose d'Alfred Hitchcock.


Ne parvenant pas à rembourser le prêt immobilier qu'elle a contracté, Victoria propose de louer certaines chambres à de jeunes fmmes. Déguisées qui en Marilyn, qui en danseuse étoile, qui en soubrette ou qui en nonne, à un moment, cette dernière est mise en scène par Kevin Khachan lors d'une séquence durant laquelle le réalisateur semble vouloir rendre hommage à Abel Ferrara et à son mythique L'ange de la vengeance ! Pathétique ! Le film s'ouvre sur une séquence se produisant vingt ans avant les événements qui vont ensuite servir de matière au récit. Une jeune femme se caresse devant un film pornographique avant d'être rejointe par celui qu'elle croit être son petit ami mais qui en réalité se révèle être un tueur en série affublé d'un masque ridicule. S'ensuit un générique qui fait effectivement référence aux Gialli de Dario Argento et d'autres cinéastes italiens et puis... plus rien... ou presque. Le long-métrage, qui pourtant n'excède pas les quatre-vingt six minutes est d'une platitude abyssale. Mise en scène inexistante. Dialogues au rabais. Interprétation ca-ta-stro-phi-que, montage à la serpe, photographie de Soap Opera, scénario.................. hein ? Quoi ? Quel scénario ? Y'en a pas ! Sur près de quatre-vingt dix minutes, on a droit à plus d'une heure et quelque de ventres mous. Red Rabbit Lodge est aussi passionnant à regarder qu'une vidéo tournée lors d'une soirée entre potes par un cameraman en herbe. Les ''acteurs'', c'est comme cela que l'on ose les appeler, font mine de danser lorsque la caméra tourne, ou de crier lorsque le tueur se décide enfin à venir interrompre d'interminables lignes de dialogues qui n'ont probablement pas été écrites avant le début du tournage mais plutôt improvisées par ces quelques jolies poupées dont la silhouette est le seul attrait du film ! Vous vouliez du sang. Faites demi-tour ! En effet, les quelques gouttes qui surgissent à l'écran ne satisferont sans doute pas votre appétit en matière d'hémoglobine. C'est d'un chiant, les amis, vous n'imaginez même pas... Et puis, cette musique, atroce, signée d'un certain Daniel Stone et qui pourtant semble avoir été générée par Intelligence Artificielle. Bref, Red Rabbit Lodge est une.... MERDE ! Pas un film, une MERDE !!!

 

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