Avant toute chose, petit
jeu : Le premier ou la première qui parvient à me citer un
film de 2026 plus mauvais encore que celui dont nous allons parler
dans cet article aura toute ma sympathie. Un ''cadeau'' qui n'a, il
est vrai, pas grande valeur mais par les temps qui courent, c'est
toujours mieux que rien... Avant de me dans l'écriture de cet
article consacré à Red Rabbit Lodge
du réalisateur, scénariste, producteur et directeur de la
photographie américain Kevin Khachan, j'ai eu la curiosité d'aller
jeter un œil à sa biographie. Quelle ne fut pas ma surprise de
découvrir que le bonhomme est comparé à Dario Argento, l'un des
maîtres incontestés du Giallo. Mais le meilleur restait à venir
puisque selon IMDB,
Kevin Khachan serait carrément un ''cinéaste
de renommée internationale connu pour sa narration innovante et sa
mise en scène qui repousse les limites...''.
Okay ! J'veux bien. Mais de quelles limites parle-t-on ?
Celles de l'indigence ? Celles de l'amateurisme ? La
célèbre base de données en ligne consacrée au cinéma mondial ne
s'arrête pas là. Il faut le voir pour le croire ! En effet,
IMDB
continue ainsi en évoquant un film ''largement
acclamé'',
''mettant
(par
la suite) en
valeur son talent pour la création de récits captivants''...
Et c'est ainsi que je découvre alors que le site est ouvert à toute
modification de la part de n'importe quel utilisateur ayant un compte
IMDB !
Bref, je commence à comprendre une chose, que je ne peux évidemment
pas prouver, mais il est fort probable que Kevin Khachan lui-même
ait écrit sa propre bio sur la page qui lui est consacrée. Car
alors, comment expliquer de tels propos lorsque l'on découvre pour
la première fois son œuvre. À commencer justement par ce Red
Rabbit Lodge
qui restera sans doute cette année comme l'un des plus mauvais films
tous genres confondus. Un long-métrage que l'on rangera sans doute
dans le top cent des plus mauvaises productions de l'histoire du
cinéma d'horreur. S'attaquant à un genre dont il ne connaît que
les codes préliminaires. Un tueur masqué, tuant à l'arme blanche
et dont l'identification ne devrait logiquement aboutir qu'en fin de
récit. Anecdote plus ou moins amusante : le film tourne autour
d'une poignée de jolies jeunes femmes lors d'une soirée masquée
dans une grande demeure filmée en contre-plongée façon Psychose
d'Alfred Hitchcock.
Ne
parvenant pas à rembourser le prêt immobilier qu'elle a contracté,
Victoria propose de louer certaines chambres à de jeunes fmmes.
Déguisées qui en Marilyn, qui en danseuse étoile, qui en soubrette
ou qui en nonne, à un moment, cette dernière est mise en scène par
Kevin Khachan lors d'une séquence durant laquelle le réalisateur
semble vouloir rendre hommage à Abel Ferrara et à son mythique
L'ange de la
vengeance !
Pathétique ! Le film s'ouvre sur une séquence se produisant
vingt ans avant les événements qui vont ensuite servir de matière
au récit. Une jeune femme se caresse devant un film pornographique
avant d'être rejointe par celui qu'elle croit être son petit ami
mais qui en réalité se révèle être un tueur en série affublé
d'un masque ridicule. S'ensuit un générique qui fait effectivement
référence aux Gialli de Dario Argento et d'autres cinéastes
italiens et puis... plus rien... ou presque. Le long-métrage, qui
pourtant n'excède pas les quatre-vingt six minutes est d'une
platitude abyssale. Mise en scène inexistante. Dialogues au rabais.
Interprétation ca-ta-stro-phi-que, montage à la serpe, photographie
de Soap Opera, scénario.................. hein ? Quoi ?
Quel scénario ? Y'en a pas ! Sur près de quatre-vingt dix
minutes, on a droit à plus d'une heure et quelque de ventres mous.
Red Rabbit Lodge
est aussi passionnant à regarder qu'une vidéo tournée lors d'une
soirée entre potes par un cameraman en herbe. Les ''acteurs'', c'est
comme cela que l'on ose les appeler, font mine de danser lorsque la
caméra tourne, ou de crier lorsque le tueur se décide enfin à
venir interrompre d'interminables lignes de dialogues qui n'ont
probablement pas été écrites avant le début du tournage mais
plutôt improvisées par ces quelques jolies poupées dont la
silhouette est le seul attrait du film ! Vous vouliez du
sang. Faites demi-tour ! En effet, les quelques gouttes qui
surgissent à l'écran ne satisferont sans doute pas votre appétit
en matière d'hémoglobine. C'est d'un chiant, les amis, vous
n'imaginez même pas... Et puis, cette musique, atroce, signée d'un
certain Daniel Stone et qui pourtant semble avoir été générée
par Intelligence Artificielle. Bref, Red
Rabbit Lodge
est une.... MERDE ! Pas un film, une MERDE !!!
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Tu te fais du mal... :-)
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