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jeudi 28 mai 2026

Queens of the Dead de Tina Romero (2026) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

J'l'attendais pas forcément celui-là... Mais lorsque l'on sait que le film est signé de la fille de l'illustre George Romero, lequel a redéfini dès 1968 avec The Night of the Living Dead l'image du zombie en le transformant en une créature dévorant sa victime, la curiosité prend le dessus sur la suspicion et il devient pratiquement indispensable d'y jeter un œil, histoire de voir si Tina Romero a dignement suivi les traces de son père. Réponse : non ! Queens of the Dead n'est pas le septième opus de la saga poursuivie avec Dawn of the Dead en 1978, Day of the Dead en 1985, Land of the Dead en 2005, Diary of the Dead en 2007 et Survival of the Dead en 2009 et n'arrive presque même pas à s'aligner sur le plus mauvais film du genre. La réalisatrice possédant presque autant de ''talent'' que Virginie Despentes pour la mise en scène lorsque celle-ci signa l'infâme Baise-moi en 2000 et aussi pénible à regarder jusqu'au bout que le nullissime Raiders of the Living Dead que Samuel M. Sherman réalisa en 1986 si l'on veut rester strictement dans la même catégorie, le premier long-métrage de Tina Romero rassure finalement sur le fait que le véritable dernier volet de la saga que n'a pas pu tourner George Romero pour cause de décès ait été mis entre les mains des frères Paz. Et ce, même si l'on passe de Brad Anderson à la mise en scène aux frère Doron et Yoav Paz dont la filmographie ne brille pas spécialement pour ses qualités. À ce propos, exit Mila Jovovich et bienvenue à Kate Beckinsale qui la remplace donc au pied levé. Plutôt une bonne nouvelle puisque ce qui doit toujours sortir sous le titre Twilight of the Dead donnait furieusement l'impression d'être un succédané de la franchise Resident Evil plutôt que le septième volet de la saga de Zombies romériens ! Pour en revenir à Queens of the Dead, le film est un pur produit de Queersploitation. Autant dire qu'avec ses ''freaks'' croisant la route d'autres ''freaks'', le film semble essentiellement destiné aux communautés gays, lesbiennes, transgenres et non-genrées. Cis-genres et hétérosexuels se partageant la part la plus congrue, représentée à l'image à travers UN personnage revendiquant sa masculinité. Amateurs de costumes à frou-frou et à paillettes, de maquillages outranciers et de propos ouvertement tournés du côté de la communauté queer, Queens of the Dead est principalement fait pour vous. C'est coloré, certes, mais un titre ne constituant pas une preuve de qualité, Tina Romero n'est pas la digne descendante de son père. On pourrait même avoir des doutes concernant le lien biologique entre l'un et l'autre tant la distance qui sépare l’œuvre du paternel de celle de sa progéniture est vertigineuse. Avec ce film, Tina Romero n'a ensuite pas choisi la voie du premier degré mais plutôt celle du second...


Un peu à la manière d'un Shaun of the Dead qui cocherait toutes les cases du mauvais goût. Pas drôle, ça c'est certain, reposant sur un script tenant sur la tranche d'un ticket de métro et joué par des acteurs qui semblent avoir été d'abord choisis pour leur appartenance à la communauté lgbtqia+ que pour leur talent d'interprètes, Queens of the Dead a en outre le culot d'être avare en matière d'effets gores. Seul élément sur lequel le fan de la saga originel aurait pu se reposer à défaut de prendre du plaisir à assister à ce spectacle affligeant tournant autour de personnages soucieux de leur image, conflictuels et installés dans une sorte de cabaret entièrement dévolu à leur cause communautaire ! Si George Romero n'était pas mort depuis tant d'années, sans doute se retournerait-il dans sa tombe. Mieux : il est probable qu'il en serait sorti pour donner la fessée à sa fille qui, en plus d'être une mauvaise scénariste et directrice d'acteurs, s'est sans doute crue très impertinente, voire audacieuse en s'attaquant à son tour à l'église lors de deux ou trois séquences qui montrent davantage sa pleutrerie qu'un véritable courage. Seule bonne idée mais qui en réalité se réfère à un constat qui désormais porte un nom : le Smombie (contraction des mots smartphone et zombie). Ces individus qui, rivés sur leur téléphone portable restent indifférents à leur environnement. Ici, les morts-vivants traînent la patte, téléphones à la main. Une mise à jour sociale des habitudes consuméristes qui dans Dawn of the Dead montrait des morts-vivants orbitant autour d'un immense centre commercial tandis que de nos jours, beaucoup d'entre nous passent leur temps le regard scotché devant l'écran de leur smartphone ! Notons que les zombies du classique de Romero qui étaient bleus/verts passent ici sous un fond de teint ''métallique'' probablement dû à l'usage de Highlighter. Le résultat, forcément, est absolument ridicule. Pour finir, l'on a droit à deux clins d’œils : la présence de Tom Savini (maquilleur attitré de Romero sur les opus deux et trois de la saga zombièsque) dans le rôle du maire projeté lors d'une interview et une version alternative du Main Title de Day of the Dead composé à l'époque par John Harrison... Pour le reste, Queens of the Dead est un ratage total !

 

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