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mercredi 27 mai 2026

Le Retour de la vengeance des Nanars Du 7ème Art: Zombie Massacre de Marco Ristori, Luca Boni (2012)



Une arme bactériologique et expérimentée dans une petite ville d'Europe de l'Est, conduisant à un catastrophe de grande ampleur. Les premières victimes sont les habitants mêmes de cette ville. Une pluie noire et radioactive tombée du ciel transforme quiconque entre en contact avec elle en zombie.
Le président des États-Unis commande alors à son armée d'envoyer une escouades de mercenaires faire exploser une centrale électrique à l'aide d'un bombe afin de faire passer l'accident pour une catastrophe nucléaire. Les membres de l'équipe envoyée là-bas seront également chargés d'éliminer tous les infectés qu'ils rencontreront sur leur chemin.

Ils ont une heure pour parvenir à leurs fins. Malheureusement pour eux, une fois sur place et au moment de déclencher la bombe, ils constatent que celle-ci est arrimée au camion et qu'il leur est impossible de la déplacer. Ils n'ont plus d'autre choix que de faire exploser l'engin et trouver un autre moyen de locomotion pour quitter la ville...

Voilà pour le pitch. On s'attend donc à un excellent film d'horreur garni de scène d'actions et de moments forts. Sauf que ce film vendu comme une production américaine mais dont le contenu du générique fait d'abord penser à une obscure pellicule italienne (voir le nom des protagonistes et de l'équipe de tournage) est un vrai nanar.
Déjà, le titre ridicule et primaire Zombie Massacre laisse présumer du pire. Ensuite les "héros". D'un charisme plutôt sommaire, ils n'invitent pas au voyage et ressemblent à des duos, trios ou quatuors de comiques en panne d'inspiration. Le premier ressemble à un Ramzy à la chevelure de garçon coiffeur, le second à un Danny Trejo (Machete) du dimanche, la troisième à une Lara Croft de Prisunic amorphe, quand au quatrième, il joue comme un Bruce Willis au quotient intellectuel de gastéropode.

Même pas peur...

Les vannes fusent mais tombent systématiquement à plat. Durant dix minutes on a droit à un dialogue consacré à la restauration. Les zombies sont ridicules, les personnage jamais crédibles, mais le plus amusant reste sans doute leur présentation au tout début du film. Les chorégraphies censées mettre en valeur leur capacités sont pitoyables. Surtout celle de Eden Shizuka (Tara Cardinal, la Lara Croft en question) qui bouge avec autant de vigueur qu'un cancéreux en phase terminale. Même si cela est involontaire, il arrive que l'on rie beaucoup devant des dialogues insipides que les acteurs semblent pourtant proférer avec ferveur.

Le film n'est pourtant pas si mal filmé que cela. L'image et belle, propre et presque monochrome. Mais le contenu accumule tellement d'imperfections que l'on s'ennuie. Ce qui apparaissait comme acceptable dans les années quatre-vingt demeure aujourd'hui inconcevable. Oser pondre encore des œuvres aussi pitoyables devrait être puni. Zombie Massacre est donc une purge, un nanar comme il en existe tant. Et dire qu'ils s'y sont mis à deux pour réaliser ça. A éviter...

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