Tout commence avec le
retour à Londres du marin de profession, Richard Milford. Lorsque
celui-ci arrive chez sa sœur, c'est pour apprendre qu'elle s'est
apparemment suicidée. Malgré des témoignages qui vont à
l'encontre des certitudes de la police qui a depuis bouclé
l'affaire, la mort par suicide a donc été officialisée. Pourtant,
lorsque Richard apprend que le professeur de musique de sa sœur
s'est lui aussi suicidé, le marin décide de se lancer dans sa
propre enquête. Sur les conseils d'une connaissance de sa sœur,
l'homme commence par se rendre dans une discothèque où à ses
habitudes un certain Boris Molders dit ''Le roumain'' ! Puis
c'est au tour du neveu du professeur de musique de recevoir la visite
de Richard Milford..... Le héros évolue dans un monde de hippies
très caricaturaux, ressemblant à des gourous, des messies ou des
hommes des cavernes, défoncés à la marijuana, portant des peaux de
bêtes tandis que leurs pendants féminins adoptent parfois des
tenues typiques du peuple amérindien. Bref, c'est la cour des
miracles car quoi qu'on en dise, quoi qu'on en pense, l'image
édulcorée de l'homme ou de la femme prônant les vertus du ''Peace
and Love'' s'efface ici au profit d'une violence exacerbée que l'on
prêtera pourtant historiquement et généralement aux '' Blousons
Noirs'' ! Musique psychédélique et funky sont au programme
d'un giallo d'un genre assez particulier où le défilé d'un certain
nombre d'adonis laisse entendre que le réalisateur sait s'entourer
d'interprètes charismatiques... Comme cela arrive parfois dans ce
genre de production, la police n'en branle pas une et semble vouloir
demeurer sur ses positions : celle selon laquelle la sœur de Richard
Milford s'est suicidée. Et quand bien même le professeur de musique
de la jeune femme aurait perdu la vie dans des conditions étrangement
similaires, pour les flics cela ne fait pas un pli: Suicide ! Suicide
! Suicide ! Notre marin de profession se voit donc ainsi contraint
d'enquêter personnellement sur le décès de sa sœur. Si les
spectatrice tomberont probablement sous le charme de Brett Halsey ou
de Manuel del Blas, les spectateurs, eux, seront évidemment séduits
par les actrices Marilù Tolo et Romina Power. En outre, le titre
original du long-métrage du réalisateur et scénariste madrilène
Julio Buchs Las Trompetas del Apocalipsis semble durant
un temps vouloir se référer indirectement aux sept trompettes du
Livre de l'apocalypse sonnant chacune à leur tour l'avènement
d'événements apocalyptiques !
Mais en réalité,
malheureusement, rien d'aussi mystico-religieux même si l'on reste
éventuellement dans une même veine à travers ce récit finalement
moins farfelu qu'il n'en a l'air. Car si trompettes du Livre de
l'apocalypse n' ont finalement aucun rapport, c'est bien d'un écrit
vieux de plusieurs millénaires dont il s'agit ici. Un texte très
ancien provenant de la Mésopotamie et dont la pleine comprehension
ordonné visiblement l'usage d'une drogue bien spécifique... causant
de graves hallucinations qui pousserait donc ses usagers au suicide !
En dehors du cadre strict du récit, de l'interprétation et de la
mise en scène qui sont souvent tout juste passables, quelques
anecdotes plus ou moins croustillantes tournent autour des différents
titres qu'ont donné au long-métrage de Julio Buchs les différents
distributeurs à travers le monde. Du fait qu'il s'agisse d'une
production italo-espagnole, le film ne porte pas le même selon qu'il
s'agisse de sa distribution dans l'un et l'autre de ces pays. Si en
Espagne celui-ci est donc connu sous l'appellation Las
Trompetas del Apocalipsis
et aux États-Unis sous celle de Murder by Music,
chez nous il fut très sobrement traduit sous le titre de Mortelle
symphonie.
Mais aussi sous celui de Perversion Story.
Et pour celles et ceux qui connaissent bien le cinéma du réalisateur
italien Lucio Fulci, cette traduction peut prêter à confusion
puisque l'auteur de Frayeur,
de L'au-delà
ou de La maison près du cimetière
réalisa la même année que Las Trompetas del
Apocalipsis,
l'excellent Una sull'altra.
Un autre giallo qui chez nous fut également renommé sous le titre
Perversion Story.
Par contre, lorsque l'on évoque le titre propre à la distribution
transalpine du long-métrage de Julio Buchs, c'est là que les choses
se gâtent. En effet, sous l'appellation I Caldi
Amori di una Minorenne se
cache la très ambiguë traduction Mon
amour tendre pour un mineur.
Drôle de choix lorsque l'on y pense, surtout que l'évocation propre
au titre italien ne se réfère jamais au contenu du film... A Final,
Las Trompetas del Apocalipsis
est une œuvre mineure du genre Giallo. Atypique, parfois
surprenante, mais aussi terriblement datée...
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