Je sais pertinemment que cet article va en faire rugir certains de haine quand d'autres vont probablement mouiller de plaisir leur fond de culotte mais oui, cette année va sortir sur les écrans, la suite de........... Schizophrenia de Gerald Kargl avec Erwin Leder ! Mieux. Non seulement le réalisateur de l'œuvre originale est lui-même repassé derrière la caméra, mais il a en outre retrouvé l'acteur principal de ce véritable choc qui dans sa version originale est connu sous le titre Angst. Et comme je n'aime pas faire les choses à moitié et que depuis des mois je suis à la recherche de la moindre information à son sujet afin de les compiler et de vous les livrer une fois débarrassées de tout détail superflu, voici donc ce qu'il faut savoir s'agissant de ce qui risque de sortir chez nous sous le titre Angst : Zéro. Pour commencer, sachez que le film ne sera très certainement pas visible sur grand écran avant la fin de l'année puisqu'il est prévu pour une première projection lors de L'étrange festival de Paris prévu en septembre prochain. Tandis que dans le film de 1983, Erwin Leder incarnait un tueur en série qui après avoir passé de nombreuses années en prison à la suite du meurtre totalement gratuit d'une vieille dame recouvrait la liberté tout en n'étant pas débarrassé de ses sombres pensées. S'invitant dans une demeure abritant une mère de famille, sa fille et son fils handicapé mental et physique, l'homme les tua tour à tour avant de placer leurs cadavres à l'arrière d'une voiture pour ensuite partir en ville où la police allait découvrir les corps... Cut ! Le film prenait fin devant l'effroi de plusieurs témoins... Aujourd'hui, quarante-trois ans plus tard, ceux qui furent traumatisés devant ce film d'horreur culte relatant l'histoire d'un tueur schizophrène évoquant ses pulsions dévastatrices à travers un monologue intérieur se demandent peut-être encore ce qu'il a pu advenir de lui. C'est la question à laquelle Gerald Kargl et Erwin Leder vont semble-t-il tenter de répondre cette année avec cette suite inattendue et particulièrement tardive. Alors qu'en 1983, le directeur de la photographie et cameraman polonais Zbigniew Rybczyński employait une technique inédite par l'usage d'une Louma survolant littéralement le cadre et les personnages, la caméra effectuant même parfois de vertigineux travelling circulaires grâce à un axe directement fixé autour d'Erwin Leder, en 2026, Angst : Zéro semble avoir repoussé les limites entre le personnage du tueur et le spectateur. Comme semblent en témoigner certaines images encore difficilement visibles sur la toile, Gerald Kargl et son interprète se sont imposés un cahier des charges très particulier.
Palliant ainsi aux années qui ont passé et qui font aujourd'hui d'Erwin Leder un homme d'âge avancé puisqu'il cumule les soixante-quatorze années, le cinéaste et l'acteur se sont mis d'accord pour qu'il n'apparaisse à l'écran que dans de très rares occasions... Bien qu'il s'agisse d'une suite, l'idée de Angst : Zéro est de reprendre à peu près tout ce que le spectateur pouvait imaginer s'agissant des années qui avaient précédé la sortie de prison du tueur en 1983. Car comme l'on s'en doute, celui-ci s'est retrouvé à nouveau enfermé en prison après la découverte des trois cadavres à l'arrière du véhicule. Une courte vidéo le montre d'ailleurs dans sa cellule, assis sur son lit, ''cogitant'' intérieurement comme à son habitude. Une séquelle qui pourrait s'apparenter alors davantage à un remake si Gerald Kargl n'avait pas eu l'idée d'effectuer un travelling avant vers le personnage jusqu'à pénétrer le crâne du détenu et ainsi prendre place directement au cœur de ses pensées. On l'aura compris, Angst : Zéro transforme avec ce procédé, le spectateur en témoin direct des faits qui se produiront par la suite à travers une technique ''à la troisième personne''. Un peu à la manière du remake de Maniac signé du français Franck Khalfoun en 2013. ici, le procédé vise à invisibiliser le tueur pour mieux laisser parler une certaine forme de fonction mentale autonome. Le récit prend alors une forme relativement inédite puisque la frontière qui sépare le personnage du spectateur n'existe plus. Autant dire que le film semble riche de promesses. Et même si l'on n'en sait pas davantage sur le déroulement de l'histoire, il est possible que l'expérience soit au moins aussi intense que celle du Angst de 1983. Du moins, espérons-le...
Coté remake, en voilà un qui cette fois-ci mettra sans doute tout le monde d'accord : celui du film culte de John Hughes, The Breakfast Club. Oui, oui... Quel malheur lorsqu'on y pense. Car si un film ne mérite absolument pas d'être réadapté sur grand écran en ce sens où son approche des rapports humains constitués autour d'un petit groupe d'étudiants collés un samedi et n'ayant aucun rapport entre eux était parfaite, c'est bien celui-ci. On en sait peu à son sujet pour l'instant puisque en dehors des interprètes parmi lesquels l'on retrouvera notamment Timothée Chalamet qui récemment a brillé dans l'excellent Marty Suprême de Joshua Safdie et une affiche qui renvoie forcément à celle de l'œuvre originale, l'on ne peut que demeurer dans l'expectative quant à l'évolution du scénario de John Hugues qui du fait de son décès le 6 août 2009 n'aura donc pas participé à l'écriture de ce nouveau projet qui paraît-il remonte tout de même au début des années 2000 ! L'on peut juste supposer que le remake reprendra le script de 1985 dans ses grandes lignes même si l'idée d'y voir fleurir tout ce qui touche aux nouvelles technologies et au comportement des adolescents et des jeunes adultes d'aujourd'hui nous fait déjà grincer des dents... Le pari est insensé. Complètement fou. Voire même suicidaire... On en reparle dès que je mets la main sur de nouvelles infos à son sujet... Sur ce, je vous souhaite une très belle journée du 1er avril...

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