Zombie Death House,
c'est d'abord un nom. Celui de John Saxon. Un artiste surtout connu
pour sa longue carrière d'interprète au cinéma mais également à
la télévision. Sur grand écran l'on pu notamment le découvrir
dans le rôle de Tom Hansen, un agent infiltré dans le mythique
Enter the Dragon
de Robert Clouse avec Bruce Lee en 1973,
dans
celui du shérif dans Tenebrae du
réalisateur italien Dario Argento en 1982 et bien évidemment dans
la peau de Ralfie Parker, le père de l'héroïne prénommée Nancy
dans le film culte de Wes Craven, A Nightmare on
Elm Street
en 1984. Sur le petit écran, l'acteur multiplia les apparitions et
incarna notamment dans le septième épisode de la seconde saison de
la série policière américaine Starsky et Hutch
intitulé Vampirisme,
le rôle de Rene Nadasy. Un professeur de danse déséquilibré qui
la nuit, commettait des meurtres sur de jeunes femmes qu'il
assassinait en se déguisant en vampire ! Mais John Saxon, et on
le sait sans doute moins, fut l'auteur d'un unique long-métrage en
tant que réalisateur. Tout comme The Honeymoon
Killers,
The Night of the Hunter
ou Lost River furent
des œuvres elles aussi uniques même si dans le cas de Lost
River,
rien ne nous dit que son auteur, l'acteur Ryan Gosling ne retournera
pas prochainement derrière la caméra... Trois exemples de
longs-métrages parfaitement maîtrisés et dont deux au moins sont
entrés dans la légende du septième art. Cependant, Zombie
Death House
n'entre pas tout à fait dans cette même catégorie de films
prodigieux et s'avère même être l'exact contraire. En effet, sous
des allures de petites série B horrifique, Zombie
Death House
bénéficia d'un budget s'élevant à un million et demi de dollars.
Bien qu'étant placé derrière la caméra, John Saxon s'est offert
malgré tout l'un des rôles les plus importants en la personne du
Colonel Gordon Burgess. Un individu particulièrement ambigu qui
malgré son statut d'officier de l'armée américaine est au cœur
d'un projet visant à tester une formule sur des prisonniers
condamnés à mort. Avec un titre pareil, on le devine, Zombie
Death House
est un film d'horreur. Pourtant, le prologue introduit le personnage
de Derek Keillor, le chauffeur personnel d'un parrain de la Mafia,
Vic Moretti (Anthony Franciosa). Alors que ce dernier a pour compagne
Genelle Davis (Dana Lis Mason), l'homme découvre qu'elle entretient
une relation adultère avec Derek. Pour se venger, Moretti assassine
sa petite amie dans la chambre d'hôtel où elle avait l'habitude de
rejoindre son amant avant de faire passer ce dernier pour le coupable
du meurtre. Arrêté puis condamné à la peine capitale, Derek
Keillor est transféré dans une prison dans l'attente de son
exécution...
Et
la dite prison est justement celle où sont menées des recherches
scientifiques par un médecin qui exécute les ordres du Colonel
Gordon Burgess. Du thriller l'on passe ainsi au film de prison. Un
milieu carcéral avec son lot de malfrats parmi lesquels l'on
retrouve notamment l'acteur Michael Pataki dans le rôle de Franco
Moretti, le frère du mafieux. Zombie Death House
tourne donc autour des prisonniers, des gardiens, du colonel, du
directeur de la prison et bientôt autour de la journaliste Tanya
Kerrington (l'actrice Tane McClure) venue sur place avec un cameraman
enquêter sur le projet médical secret à la tête duquel se trouve
donc le colonel. Malheureusement, les futurs condamnés à mort
servant de cobayes ne le savent pas mais la formule avalée sous
forme de cachets ou directement injectée en intraveineuse va avoir
des effets secondaires inattendus. Pour commencer, l'un des
prisonniers va être victime de terribles crises de violence et être
transféré à l’hôpital. Mais il est déjà trop tard pour faire
machine arrière. Tous ceux qui ont suivi le protocole de manière
volontaire ou non sont déjà condamnés. L'un après l'autre, ils se
transforment en zombies bientôt assoiffés de violence et de chair
humaines, mettant ainsi la vie de Tanya, de Derek, du directeur de la
prison et des autres prisonniers en danger. Ne reste plus pour ces
derniers que de trouver une solution pour quitter l'établissement
pénitentiaire qui désormais, et sous les ordres du Colonel Gordon
Burgess, est en quarantaine... Bon ben tout ceci n'est quand même
pas très folichon, hum ? John Saxon prouve ici qu'il est
meilleur comme acteur que comme réalisateur. Tout ceci sent la
petite série B flirtant avec le Z. bien qu'étant mis en avant dans
le rôle de Derek Keillor, l'acteur Dennis Cole ne dégage aucun
charisme et son personnage se fond au beau milieu de tout un tas
d'autres prisonniers qui après une mutinerie s'en prennent aux
gardiens ainsi qu'au directeur et à sa famille... Très répétitifs,
la mise en scène et le scénario évoluent de manière lente et peu
passionnante. Le film s'octroie quelques effets gore, comme une
décapitation, mais là encore, rien d'extraordinaire. Cependant,
Zombie Death House
agit comme un curieux catalyseur sur les amateurs de films de zombies
auxquels le film de John Saxon serait parvenu à échapper jusqu'à
maintenant. Un long-métrage dispensable, sans véritable panache ni
qualités techniques ou visuelles, mais s'agissant de l'unique film
réalisé par l'acteur, celui-mérite malgré tout de même qu'on lui
porte toute notre attention... quitte à très rapidement l'oublier
par la suite...
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