Sans doute ne ressens-je
pas de besoin fondamental ni de désir authentique à vouloir perdre
les dix minutes qui viennent à écrire au sujet de Influencers
de Kurtis David Harder dont je n'avais pas même entendu parler
jusque là mais dans mon for intérieur, une petite voix m'a dit
cette nuit de ne pas passer à côté de l'occasion d'expliquer qu'il
ne sert à rien de perdre son temps devant ce pseudo film d'horreur
qui n'a au fond, absolument aucun intérêt ! Dès le titre l'on
sent que quelque chose cloche. Car si même les plus jeunes ne
conçoivent pas encore l'idée que Travailleurs et Influenceurs sont
deux oxymores, leurs attentes sont sans doute beaucoup plus
importantes chez eux que chez les plus anciens, rompus au genre
auquel certains grands films donnèrent ses lettres de noblesse. À
quoi s'attendre avec un tel sujet ? Probablement comme
d'habitude avec ce genre de production. De jeunes et jolies femmes
souvent botoxées, dont la cervelle ne pèse pas davantage que celle
des pigeons qui roucoulent sur les balcons, dans les rues parisiennes
ou dans les parcs en attendant qu'on les nourrisse de miettes de
pain ! Débitant en outre des lignes de dialogue dont la portée
philosophique est à la portée des manucures et des shampouineuses.
En ce (contre)sens, Influencers
étonne puisque le film marque trois ans plus tard le retour à
l'écran de la productrice, réalisatrice, scénariste et actrice
Cassandra Naud dont le visage est dévoré depuis sa naissance par
une tâche sombre sur la joue droite. Une impressionnante marque
qu'elle a cependant choisit de porter avec fierté comme dans cette
séquelle de Influencer
(sans S) qui la mit déjà en scène ainsi que l'actrice Emily
Tennant, trois ans auparavant. Celle-ci incarne pour la seconde fois
le rôle de Madison qui en 2022 s'était retrouvée abandonnée sur
une île déserte de la Thaïlande après que sa ''nouvelle amie'' CW
(qu'interprète donc Cassandra Naud) lui ait volé ses papiers,
toutes ses affaires pour ensuite usurper son identité afin de s'en
servir sur les réseaux sociaux, lui permettant ainsi de piéger et
d'attirer à elle des proies qu'elle finissait par assassiner !
Dans cette séquelle, Madison est d'abord en retrait puisque le film
se concentre durant une bonne partie du récit sur CW et sur sa
petite amie Diane (Lisa Delamar) qu'elle fréquente maintenant depuis
un an. Afin de fêter l'anniversaire de leur rencontre, CW l'invite
dans le sud de la France pour un pèlerinage au cœur des
vignobles...
Lors
d'un arrêt dans un hôtel, les deux jeunes femmes font la
connaissance de Charlotte (Georgina Campbell), une célèbre
influenceuse qui pour CW accapare un peu trop l'attention de sa
petite amie. La jeune femme prend alors la décision de s'en
débarrasser. Réapparaît ensuite à l'écran Madison, injustement
accusée des meurtres commis dans le premier long-métrage et qui
dans cette suite va poursuivre CW jusqu'à Bali afin d'obtenir
vengeance. S'affiche également à l'écran l'influenceur Jacob
(Jonathan
Whitesell). Un beau jeune homme sachant profiter de son charisme et
de son bagou pour manipuler les internautes. Il sera le point de
ralliement des deux protagonistes principales, CW et Madison qui lors
d'un final se déroulant chez Jacob pourront enfin régler leurs
comptes ! Bon ben, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Que le film est un chef-d’œuvre ou de manière moins
grandiloquente qu'il s'agit d'une honnête petite bande horrifique ?
Ben non. Influencers
n'est malheureusement ni l'un, ni l'autre. On ne peut pas dire que
Kurtis David Harder ait gâché un concept de base éventuellement
intéressant car le monde tel qu'il est décrit à l'image est en
tout point commun à celui que l'on retrouve sur les réseaux
sociaux : factice et superficiel ! Aucun passion n'émerge
pour l'une ou l'autre des principales protagonistes. Qu'elles
survivent ou qu'elles meurent, quelle importance ? Niveau
hémoglobine, ça va. Quelques épanchements sanguins qui malgré
tout ne donneront la nausée qu'à un tout petit cercle de
spectateurs peu habitués à voir ce genre de spectacle. Reposant une
nouvelle fois sur un script écrit des mains mêmes du réalisateur,
le scénario est on ne peut plus basique. La caractérisation des
personnages n'intéressant jamais le cinéaste l'on se retrouve alors
devant une succession d'actes qui nous laissent parfaitement
indifférents. D'un classicisme qui confine à l'ennui, Influencers
se conclut en outre par un final grand-guignolesque absolument
inutile, au point de friser le ridicule. Bref, pas grand chose à se
mettre sous la dent avec ce Influencers
vite vu, vite oublié...
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