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mercredi 28 janvier 2026

The Sex Killer de Barry Mahon (1967) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Nous sommes en 1967, soit trois ans après que le tueur en série américain Albert DeSalvo ait été arrêté. Surnommé ''L'étrangleur de Boston'', ce plombier qui profitait de sa profession pour pénétrer dans l'appartement de ses futures victimes les mettait en confiance avant de les étrangler de ses propres mains ou à l'aide d'objets divers tels les collants que ses proie portaient sur elles. Alors qu'en 1968 les meurtres commis par Albert DeSalvo inspireront le film The Boston Strangler de Richard Fleischer, il est fort possible qu'un an auparavant The Sex Killer de Barry Mahon ait lui-même été inspiré par les atrocités commises par ce célèbre tueur en série. Même méthode s'agissant des meurtres, ici également perpétrés avec les bas des victimes. Même propension à s'introduire chez elles même si le métier du tueur ne sert absolument pas de prétexte à ''s'inviter'' dans leur appartement. Dénué de bande musicale, The Sex Killer examine l'évolution d'un obsédé sexuel qui aux prémices des multiples assassinats qu'il va bientôt commettre travaille au rayon stockage d'une petite entreprise de fabrication et de location de mannequins d'exposition. Fasciné par les femmes mais incapable d'entretenir une relation normale avec elles, l'homme commence tout d'abord par s'acheter une paire de jumelles qu'il utilise afin d'épier de jeunes femmes se faisant bronzer sur la terrasse des immeubles voisins. L'on notera d'ailleurs deux choses au sujet de ces séquences. Tout d'abord que les figurantes sont toutes plus mauvaises les unes que les autres et que le fait qu'elles n'aient pas la moindre petite ligne de dialogue à prononcer est une très bonne chose. Ensuite, Barry Mahon a la curieuse idée de les filmer sous différents angles. Développant ainsi chez le spectateur, plusieurs hypothèses dont deux au moins s'avèrent en tous points fantaisistes. Commençons d'abord par ce qui semble être le plus crédible. Que le réalisateur ait tout simplement choisi d'exploiter le corps de ses figurantes sous tous les angles afin que le spectateur profite de leurs atouts physiques. Et ce, quitte à rendre invraisemblable les perpétuels changements de points de vue ! Maintenant, élaborons un principe aujourd'hui très à la mode mais qui à l'époque, si tant est que Barry Mahon ait pensé ces scène ainsi, auraient pu passer comme étant ''révolutionnaires'' !


Concevoir l'idée qu'au sommet de chaque tour, de chaque building, de chaque terrasse se cache peut-être et même sans doute, un voyeur et un tueur potentiel. Soit le mouvement #MeToo à l'échelle du septième art conceptualisé des décennies en arrière... Enfin, et cela est évidemment à prendre au dixième degré, peut-être le tueur, prénommé Tony et incarné par Bob Meyer est-il en mesure de se téléporter instantanément d'un immeuble à l'autre afin de reluquer les jeunes femmes sous tous les angles ? Si l'on est en droit de penser qu'Albert DeSalvo fut la principale source d'inspiration de ce moyen-métrage qui n'excède pas les cinquante-cinq minutes, l'acteur qui tient le rôle de l'assassin ressemble par contre étrangement à l'un des tueurs en série français parmi les plus connus et qui sévit quant à lui dans les alentours de Nogent-sur-Oise entre le 10 janvier 1969 et le 06 janvier 1976 : Marcel Barbeault ! La ressemblance entre les deux hommes est effectivement très frappante mais n'est par contre que le fruit du hasard puisque le tueur français ne perpétra ses meurtres que deux ans après la sortie de The Sex Killer. De là à imaginer qu'il ait pu lui-même tomber par hasard sur une copie du film l'ayant par la suite inspiré, il y a tout de même peu de chance que cela soit le cas... Pourtant limitée, une diffusion du film sur grand écran eut bien lieu, dans de petites salles ou directement dans les Drive-In américains. Mal joué, surtout par les actrices, l'on retiendra sans doute la parenté scénaristique qui existe entre The Sex Killer et l'un des plus grands classiques du Psychokiller, un certain Maniac réalisé treize ans plus tard par William Lustig. Pourtant, ce dernier n'a jamais proféré le moindre mot s'agissant du long-métrage de Barry Mahon, ses références étant alors à aller chercher ailleurs. Dans les méfaits perpétrés par un autre célèbre tueur en série américain du nom de David Berkowitz, dans le film d'Alfred Hitchcock Psychose ou dans certains gialli italiens des années soixante-dix... Quant à lui, The Sex Killer reste une curiosité, entre Psychokiller, drame détaillant le quotidien morne et compulsif d'un désaxé sexuel taiseux, solitaire, asocial et mal dans sa peau et Nudie Cutie consacrant une importante part des séquences à la nudité...

 

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