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lundi 19 janvier 2026

The Mitchin Murders de Jamie B-Debbage (2024) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Spécialisée dans la diffusion en streaming de thrillers et de films policiers, la plateforme américaine Found TV est accessible gratuitement à travers le monde mais aussi et d'abord à l'attention des anglophones puisque en France, par exemple, les œuvres bénéficiant de sous-titres dans notre langue sont relativement rares. Le mieux étant alors pour ceux qui ont au moins quelques bases en anglais de lancer la projection d'un film en activant ceux du long-métrage concerné. Avec un minimum de connaissances, le spectateur pourrait alors parvenir à suivre l'intrigue sans trop de difficultés... Et notamment celle de The Mitchin Murders qui comme le titre l'indique très clairement se déroule dans la ville imaginaire de Mitchin. Une petite communauté dont nous ne découvrirons de toute manière que d'éparses images d'ensemble puisque le plus gros de l'intrigue se déroulera dans divers salons où seront interrogés plusieurs témoins et victimes d'agressions de la part d'un tueur dont l'identité n'est toujours pas connue et qui dans les années quatre-vingt dix assassina un certains nombre de jeunes gens dont plusieurs femmes et un hommes. Parmi, les témoins, deux victimes qui ont survécu aident ainsi les journalistes amateurs Jessie (Georgie McGuigan) et Thomas (Robert Douglas Metson) à en savoir davantage sur ce qui survint voilà plus de trente ans dans cette petite ville moins tranquille qu'elle n'y paraît puisque semble-t-il, Mitchin a toujours été le théâtre de faits étranges... À communauté fantaisiste, meurtres fictifs. The Mitchin Murders ne repose donc pas sur un fait-divers authentique mais sur un script faisant appel à l'imaginaire débridé des amateurs de Slashers ou de légendes urbaines à travers son croquemitaine insaisissable. Tourné à la manière d'un Found-Footage, ce Documenteur signé de Jamie B-Debbage est son premier long format après trois courts-métrages réalisés entre 2017 et 2019. Il met en évidence les soupçons portés sur un étrange individu vivant en marge de la société dans une forêt, un endroit qui dans l'ordre d'importance des cadres visuels servant l'intrigue du film se place en seconde position. L'affaire étant en outre résumée à travers des extraits de journaux télévisés et grâce à l'intervention de Jessie, laquelle détaille tous les éléments essentiels de l'affaire avant d'y plonger de plain-pied lors des interviews que lui accorderont les anciennes victimes du tueur Maisie Winters (Kate Winter) et Sarah O'Reilly (Philippa Dawson)...


Deux jeunes femmes dont l'une a conservé des séquelles physiques et psychologiques tandis que la seconde, qui est actrice, espère lancer sa carrière à travers les entretiens en question... L'âme de tout un pan du Found-Footage plane évidemment au dessus de la tête du long-métrage de Jamie B-Debbage. Et à commencer bien entendu par Le projet Blair Witch d'Eduardo Sánchez et Daniel Myrick auquel il ressemble parfois même si le côté fantastique s'est envolé pour laisser la place à une enquête policière et aux investigations d'un duo de journalistes/détectives amateurs. Le long-métrage reposant essentiellement sur l'interview des deux jeunes femmes, d'un duo de vieilles dames quelque peu excentriques et de proches des différentes victimes mortes ou encore en vie, Jamie B-Debbage passe le plus clair de son temps à filmer ses interprètes assises sur leur canapé. Côté décors, le spectateur n'a donc pas grand chose à se mettre sous la dent. Et ce, même lorsque la caméra de nos deux enquêteurs se promène en pleine forêt. Une sorte de bois sans charme particulier et dont on pouvait un temps penser qu'il aurait pu mener les protagonistes jusque dans la demeure du faux coupable Bruce Herber (Alistair Findlay). Sans être un véritable repoussoir pour amateurs de films tournés à l'aide d'un tout petit matériel au format numérique avant que l'image ne soit visuellement et volontairement dégradée par l'emploi de nombreux filtres (grains épais, rayures, tremblements, baisse de résolution et perte de netteté), The Mitchin Murders reste malgré tout de piètre qualité. Le film reposant en grande majorité sur les différentes interviews, les séquences prenant notamment pour cadre la forêt n'ont pratiquement aucun intérêt. Tout comme la résolution de l'intrigue d'ailleurs. L'on finit par se foutre de l'identité de l'assassin, surtout après avoir attendu tant de temps en écoutant témoigner les deux principaux témoins. Plutôt bien interprété même si l'on distingue effectivement qu'il ne s'agit que d'une fiction, The Mitchin Murders se regarde sans réel déplaisir mais dans le Found-Footage, il y a peu de chance que les fans le retiennent parmi les meilleurs du genre...

 

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