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vendredi 11 février 2022

The Boonies de Lance Parkin (2021) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

The Boonies... même si avec un tel titre, on pourrait croire que derrière se cache la volonté de Dany Boon de mettre en scène un remake du film culte de Richard Donner, The Goonies (vous saisissez la référence?), le film de Lance Parkin n'a en réalité aucun rapport avec ce classique de la science-fiction grand public sorti il y a maintenant trente-sept ans en arrière. On quitte les étoiles pour rester sur Terre, là où d'étranges familles rôdent parfois en forêt à la recherche de gibiers d'origine humaine. Dans l'immense fourre-tout que représente le cinéma d'horreur et d'épouvante, les tueurs fous sont en nombre très important. Parfois atteints de consanguinité comme les quelques représentants qui errent ici dans la dite forêt, ces derniers évoquent ceux rencontrés dans la franchise Wrong Turn. La bande-annonce n'en est que d'ailleurs des plus explicite et permet du moins pour un court instant aux fans de cette saga gorissime de rêver à une alternative. Sauf qu'entre ce que montre la bande-annonce et le produit finit, il y a un fossé qui confine à l'escroquerie. Vous rêviez de courses endiablées en pleine forêt ? De séquences ultra sanglantes et de péquenauds au faciès monstrueux ? Inutile d'en espérer autant avec The Boonies puisque ces cas de figure et bien d'autres encore vont très rapidement venir démontrer que Lance Parkin n'a absolument pas le talent d'un Rob Schmidt ou d'un Joe Lynch. On ne reprochera d'ailleurs pas uniquement au réalisateur l'échec d'une mise en scène poussive et mollassonne. Ses interprètes sont eux-même responsables de leur jeu plus qu'approximatif. Une scène à elle seule résume tout ce qui sera ensuite projeté à l'écran. Une séquence anodine, un détail qui montre bien le peu de professionnalisme du réalisateur et de ses acteurs. Une bagarre dans un bar supposé malfamé (allez savoir pourquoi d'ailleurs). Un coup de poing si mal mis en scène que l'on craint déjà du spectacle à venir...


Lance Parkin semble très rapidement se désintéresser de ses personnages qu'il laisse vaquer à des occupations relativement restrictives puisqu'à part une supposée randonnée qui ressemble davantage à une opportunité pour les interprètes de se dégourdir les jambes sur une distance qui ne dépasse pas quelques centaines de mètres et des lignes de dialogue longues comme la distance de la Terre à la Lune, The Boonies s'avère particulièrement avare lorsqu'il s'agit de mettre en scène des meurtres perpétrés par deux frangins complètement givrés ! L'histoire se situe donc dans une forêt au cœur de laquelle, des amis de longue date (trois hommes et une fille) ont décidé d'enterrer la vie de garçon de l'un d'entre eux avant qu'il n'aille épouser celle qu'il aime. Et quoi de mieux que d'aller camper en un lieu inconnu pour se défoncer le soir venu autour d'un feu de camp en buvant un alcool frelaté local ? Si le concept est original, le résultat à l'écran est assez triste et ne se caractérise finalement pas par rapport à ces légions de films d'horreur qui avant The Boonies ont déjà tâté ce genre de terrain. D'autant plus que dans le cas présent, le long-métrage de Lance Parkin s'avère particulièrement ennuyeux en raison de tunnels de dialogues interminables. Et blablabla, et blablabla.... Ce que le film peut être bavard... et si peu généreux en terme d'horreur. À bien y regarder, le sang y est si rare qu'un grand verre à lui seul suffirait à contenir les quelques giclées d'hémoglobines qui peinent à s'afficher à l'écran. Le problème, c'est justement l'absence de séquence gore. Les meurtres sont en général filmés hors-champ ou alors de très loin. Usant de travelling lents mais soignés, de divers survols de la forêt à l'aide de drones, The Boonies aurait pu faire illusion si l'on ne s'y emmerdait pas si fermement et si ses interprètes n'étaient pas aussi navrants. Mention spéciale tout de même à l'acteur Ben Dietels qui dans le rôle du frère consanguin Cloyd semble hanté par son personnage. On peut donc lui prédire une belle carrière dans les rôles de cinglés ! Premier film de Lance Parkin, The Boonies est donc une déception. Chiant à mourir, très peu sanglant, jamais angoissant, sauvé du néant par quelques courtes séquences en dernière partie qui malheureusement s'avèrent insuffisantes pour marquer les esprits des amateurs de cinéma d'épouvante, d'horreur et de gore...

 

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