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samedi 31 octobre 2026

The Psychopath de Freddie Francis (1965) - ★★★★★☆☆☆☆☆



Derrière The Psychopath se cache le réalisateur, scénariste et directeur de la photographie Freddie Francis. En France le film sortira sous l'appellation Les Poupées de Cendre. A ne pas confondre avec l'ouvrage écrit en 1979 par la résistante et femme de lettres franco-américaine Tereska Torrès, Les Poupées de Cendre se base en fait sur le scénario de l'auteur de romans policiers Robert Bloch dont l'un des plus grands faits d'arme fut la publication de son roman Psycho en 1959 que le célèbre cinéaste britannique Alfred Hitchcock transposa à l'écran l'année suivante.
On ne pouvait donc espérer qu'une œuvre grandiose de la part du cinéaste ayant commis auparavant des œuvres telles que Meurtre par Procuration ou Le Train de l’Épouvante. C'est pourtant avec un immense regret qu'il me faut avouer que cet ersatz de giallo provenant directement d'Angleterre est loin d'atteindre les objectifs qu'il semblait s'être fixé. Le scénario promettait pourtant de passer un peu moins de quatre-vingt minutes d'intenses émotions auprès d'artistes mélomanes tombant les uns derrière les autres, victimes d'une 'malédiction' les condamnant à mourir, certes, de manière originale. Le premier écrasé à de multiples reprises sous les roues d'une voiture rouge, le second empoisonné, puis un autre étranglé et pendu, le suivant brûlé au chalumeau... bref, des manières de passer de vie à trépas qui diffèrent des habituels meurtres perpétrés au couteau auxquels l'on avait l'habitude d'assister dans les gialli made in Italie.

En transposant le sujet en Angleterre, Freddie Francis ôte à son œuvre tout le charme de ces bandes vénéneuses italiennes qui pullulèrent dans les années 70-80 et tente d'y inclure le caractère particulier des demeures victoriennes britanniques. Le cinéaste ainsi que le scénariste plongent (ou tentent de plonger) leurs personnages dans un climat fantastique parfois soutenu par une partition musicale très onirique et des décors souvent étouffants. Alors même que dans la plupart des gialli le mystère entourant l'identité du tueur est cultivé jusqu'au final, The Psychopath ne conserve qu'une infime part d’ambiguïté chez ses personnages. L'identité de l'assassin nous paraît tellement évidente que tout nous pousse à croire que, non, ça ne peut être lui. Et pourtant...

Outre l'originalité dans la mise en œuvre des assassinats, leur auteur dépose auprès des cadavres une poupée à leur effigie. De quoi alimenter le rapport entre The Psychopath et les gialli dont il s'inspire. Tout comme le port de gants noirs dont s'affuble le meurtrier. La majeur partie du casting est constituée d'acteurs et d'actrices assurant une interprétation de manière tout juste acceptable. Il n'y a guère que Patrick Wymark dans le rôle de l'inspecteur Holloway pour nous rappeler les grandes heures du flegmatique Sherlock Holmes ou la nonchalance et la bonhomie du célèbre lieutenant détective Columbo et dont Holloway reprend ici l'imperméable.
On a parfois davantage l'impression d'assister à mauvais épisode de Derrick ou à l'un de ces vieux et interminables soap-opera. Au final, The Psychopath est une grosse déception, à la mesure de nos attentes. On est loin, très loin même du Psychose d'Alfred Hitchcock que les producteurs tentèrent d'assimiler au film de Freddie Francis en lui donnant un titre proche de celui du chez-d'oeuvre de l'auteur de La Corde et des Oiseaux, Schizo...

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