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samedi 23 mai 2026

Mar Negro de Rodrigo Aragäo (2013)



Près d'une île, deux hommes partent pêcher en pleine nuit lorsqu'ils tombent sur une étrange et très agressive créature surgie des eaux. Avant d'avoir pu s'en débarrasser, l'un d'eux est gravement mordu au bras. Dès son retour chez lui, il est soigné par son épouse Indiara dont est secrètement amoureux un jeune albinos.
Le travesti Isidora Fernandez est ravi de pouvoir enfin ouvrir le Sururus Club. L'homme y a mis toute sa foi et tout son courage et invite tous les hommes à venir y passer un bon moment. Car le Sururus Club est un lieu de débauche où le sexe et l'alcool vont couler à flot. Pour fêter l'événement, Isidora a fait venir la chanteuse Clara pour qu'elle y interprète quelques chansons. Mais rien ne va se dérouler comme prévu. Dans les cuisines du Sururus, on prépare le diner qui sera servi aux convives : du poisson, pas vraiment frais, et contenant une bactérie qui va transformer en zombis tous ceux qui en mangeront.

Plus loin, la maladie a gagné du terrain chez le pêcheur dont la blessure ne cesse de se rouvrir. Alors que son épouse est partie donner un coup de main dans les cuisines du Sururus, leur fille le soigne tant bien que mal mais lui aussi se transforme en zombi. Le carnage peut alors commencer...


Cette fois-ci, direction le Brésil pour un film d'horreur particulièrement gore. Rien à voir avec les telenovela, ces feuilletons à rallonge dont semblent être friands les habitants des pays hispanophones. Ici, on est plus proche de Peter Jackson et de son Bad Taste que de Gilberto Braga et son Cœur de Diamant diffusé entre 1985 et 1987 sur TF1. Quoique en matière d'effets-spéciaux, on ne peut pas dire que Mar Negro du cinéaste brésilien Rodrigo Aragäo soit vraiment brillant. Troisième volet d'une trilogie initiée par Mangue Negro en 2008 et poursuivi en 2011 par A Noite do Chupacabras, Mar Negro n'est pas avare en matière d'hémoglobine.

Si le sang met du temps avant de repeindre la totalité des décors et des interprètes, on ne pourra pas reprocher au cinéaste d'avoir ménagé ses effets. Le récit est on ne peut plus anecdotique et sert en réalité les scènes d'horreur qui vont suivre. Ces dernières sont d'ailleurs majoritairement constituées de dizaines de litres de sang projetés contre les murs et sur les personnages. Décapitations et impacts de balles sont le plus souvent masqués par cette abondance d'hémoglobine mais il arrive que parfois l'on entraperçoive quelques effets gore intéressants.
Pas non plus de quoi sauter au plafond mais avec un budget initial de 69 000 euros, Rodrigo Aragäo ne s'en sort pas trop mal. Et puis, il est assez rare de trouver des films d'horreur brésiliens pour ne pas faire la fine bouche. A part le célèbre cinéaste Jose Mojica Marin (dont certaines des œuvres seront probablement chroniquées ici ou sur Cinémart), le Brésil semblait jusqu'à maintenant assez frileux en matière d'horreur, de fantastique ou même de gore. 


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