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vendredi 22 mai 2026

Martwi Przed świtem de Dawid Torrone (2026) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Tout le monde en parle... Enfin, tout le monde, surtout ceux qui apprécient les films d'horreur typés Slashers et qui s'attendaient sûrement à ressentir des frissons inédits. Et pour le coup, les caractères visuels et narratifs de Martwi Przed świtem de Dawid Torrone l'éloignent drastiquement des codes du genre pour se complaire dans une certaine forme d'art totalement barré et malheureusement, souvent indigeste. Prendre pour argent comptant les quelques avis élogieux qui prétendent que le premier long-métrage du réalisateur et scénariste polonais Dawid Torrone est une réussite, c'est prendre surtout le risque de se retrouver totalement désabusé devant une œuvre façonnée à la truelle par un artisan qui semble s'être emmêlé les pinceaux entre révérence appuyée pour un genre qui a connu sa seule véritable heure de gloire voilà plus de quarante ans et prétentions artistiques réparties sur chaque plan par un sagouin atteint de démence ! À dire vrai, ce qui semble avant tout avoir inspiré le cinéaste n'est pas tant ce sous-genre du cinéma d'horreur né pour certains dans le courant des années 60 et pour d'autres la décennie suivante sur le territoire américain que son alter ego transalpin connu sous le nom de Giallo et qui pour certains là encore semble avoir été enfanté par un certain Mario Bava, auteur en 1963 de La Ragazza Che Sapeva Troppo ou l'année suivante de Sei Donne Per l'Assassino. Un genre dont s'emparera d'ailleurs son compatriote Dario Argento lequel signera une impressionnante séries de longs-métrages considérés pour la plupart comme d'authentiques classiques du genre..... Mais pour en revenir à Martwi Przed świtem, son auteur semble avoir été tout d'abord inspiré par des œuvres telles que Suspiria ou Opera de ce même Dario Argento et plus encore Deliria de Michele Soavi qui en 1987 sorti sur notre territoire et à l'internationale sous le titre Bloody Bird. Un classique auquel se raccorde le récit de Martwi Przed świtem puisque dans un cas comme dans l'autre, une troupe d'acteurs s'installe dans un théâtre afin de répéter une pièce avant d'être attaquée par un tueur masqué. Si l'assassin du long-métrage de Michele Soavi est notamment demeuré célèbre grâce au masque de hibou qu'il portait sur le visage, celui de Martwi Przed świtem n'est pas en reste puisque de son côté, le tueur cache le sien derrière un masque très particulier puisque constitué de dizaines d'yeux ! Ironique lorsque l'on sait que voir à travers un tel attirail paraît invraisemblable...


Pour être tout à fait honnête et en tant que grand amateur de Slashers et de Gialli, Martwi Przed świtem s'avère effroyablement... mauvais ! Surenchérissant dans la démesure artistique, le travail sur la ''pellicule'' (?), le grain, le brouillard permanent, la surexposition et les couleurs tantôt délavées, tantôt criardes finissent de brouiller les perspectives que le réalisateur s'amuse en outre à déglinguer à grands coups de travellings allant dans tous les sens. Comme un bateau ivre perdu en plein océan, tanguant par ''mer agitée''. De quoi avoir la nausée, chopper une céphalée, mais aussi et surtout n'y rien comprendre. Et d'une certaine manière, tant mieux. Car derrière le flou artistico-scénaristique demeurent quelques séquences beaucoup plus simples à décrypter et qui masquent de ce fait, assez mal la pauvreté de l'écriture. Entre des meurtres rares et qui donc se font attendre, des effets gore pas franchement au niveau de ce que l'on est en droit d'attendre en 2026 (un personnage cache avec toute la difficulté du monde son bras, caché sous sa veste tandis que le tueur vient de lui couper ce qui lui servait de prothèse), un scénario si peu inspiré que son auteur se croit contraint de le noyer sous une chape de séquences toutes plus visuellement délirantes les unes que les autres, avouons-le : on s'fait chier ! Les courses-poursuites frisent le ridicule. Les acteurs/trices sont mauvais, surjouent, tandis que le spectateur a parfois bien du mal à faire la différence entre les répétitions de la troupe et les meurtres commis par le tueur masqué. Difficile de savoir où a vraiment voulu en venir Dawid Torrone si ce n'est que son film n'est qu'un copier/coller de quelques idées forcément pas toutes neuves saupoudrées d'une vision toute personnelle qui cause plus de dégâts qu'elle n'apporte de bienfaits. L'effort est louable mais finalement caduque ! Sans intérêt, donc...

 

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