C'est drôle, car à part
à une certaine époque, je n'ai jamais été un grand fan du mythe
entourant les vampires. A part le Nosferatu de
Friedrich Wilhelm Murnau de 1922, Le Bal des Vampires
de Roman Polanski datant de 1967, le diptyque Vampire, Vous
Avez Dit Vampire 1&2 de 1985 et 1988 signés
respectivement par Tom Holland et Tommy Lee Wallace et enfin le
Génération Perdue de Joel Schumacher datant de 1987,
je n'ai jamais cherché ni désiré en découvrir d'autres.
Vampire, Vous Avez
Dit Vampire,
justement. A l'époque, plus que le mythe du vampire, c'est l'horreur
en général qui m'attirait vers l'écran blanc d'un petit cinéma de
quartier. Le Retour des Morts-Vivants,
Day of the Dead,
Lifeforce,
Re-Animator
pour ne citer que ceux-là. De quoi me remplir la tête d'images
sanglantes.
Il
fallait bien que je tombe dans la gueule de loup de cette production
signée du cinéaste Tom Holland dont c'était le premier film en
tant que réalisateur. Alors qu'il allait signer trois ans plus tard
le premier volet des aventures de la poupée Chucky avec
Jeu d'Enfant,
Vampire, Vous Avez Dit Vampire
est déjà une belle réussite. Si l'on a souvent l'impression que
les personnages d'adolescents mis au premier plan dans le cinéma est
l'apanage des années 2000 et 2010, il n'en est rien. Déjà à
l'époque, on trouvait beaucoup de productions centrant l'intrigue
autour de jeunes héros avides de faire éclater la vérité. Comme
celui de Charly Brewster, qui aux côtés de sa jeune compagne Amy
Peterson, de leur pote Evil Ed et de l'animateur de shows horrifique
et accessoirement chasseur de vampires Peter Vincent.
Notre
jeune héros mène une vie tranquille jusqu'au jour où s'installe un
drôle de couple dans la maison d'à côté. Un certain Billy Cole et
surtout, Jerry Dandrige. Curieux personnage sur lequel vont très
vite peser des soupçons de la part de Charly. Des femmes
disparaissent puis sont retrouvées décapitées. Lorsqu'un jour on
annonce à la télévision la disparition de l'un d'entre elles,
Charly compare son portrait à celui de celle qu'il a vu à travers
la fenêtre de sa chambre la veille au soir. Pour lui, plus aucun
doute. Son voisin est un vampire. Ne reste plus qu'à convaincre ses
amis ainsi que de demander de l'aide de la part du célèbre Peter
Vincent. Mais les choses ne vont pas toutes se dérouler comme il
l'entend...
Exit
le gothique entourant le mythe du vampire. Pas de bossu (ici remplacé
par le charpentier Billy Cole, interprété par l'acteur Jonathan
Stark), et le film est tourné loin du célèbre château des
Carpates, l'antre du vampire Dracula. L'acteur Chris Sarandon (La
Sentinelle des Maudits,
Un Après-Midi de Chien)
campe, lui, un vampire charismatique et séduisant. Installé dans un
quartier résidentiel plutôt coquet, il va mener la vie dure à ses
voisins, cherchant même à séduire la petite amie du héros dont le
visage est étrangement similaire à celui de son épouse défunte il
y a de très nombreuses années.
Tom
Holland use pour son Vampire, Vous Avez Dit
Vampire
des habituelles ficelles du mythe. Gousses d'ail, eau bénite,
crucifix et pieux sont les outils dont va devoir se servir Peter
Vincent (l'excellent Roddy McDowall) dont la témérité reste encore à définir. Les acteur
s'amusent beaucoup, tout comme les spectateurs qui assistent à un
spectacle mêlant l'horreur à l'humour. Concernant les
effets-spéciaux, ils sont à l'époque ce que l'on peut attendre de
mieux et demeurent encore aujourd'hui très agréable à regarder.
Vampire, Vous Avez Dit Vampire
est donc une très belle réussite qui, si il n se prend pas trop au
sérieux, ne prend pas non plus son public pour des idiots...




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