Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


samedi 27 octobre 2018

TROMA : Terror Firmer de Lloyd Kaufman (1999) - ★★★★★★★☆☆☆



The Toxic Avenger, Class of Nuke 'Em High, Sgt. Kabukiman N.Y.P.D... quelques exemples de pellicules cultes tout droit sorties de la société de production Troma Entetainment, la boite de Llyod kaufman et Michael Herz créée par le premier dans les années soixante-dix et chez qui l'on trouve sans doute le plus grand nombre de longs-métrages déjantés, mixant gore, sexe et autres polissonneries de PLUS ou moins mauvais goût. Terror Firmer étant signé par l'un des papas de Toxie, le film de Llyod Kaufman ne déroge pas à la règle et se révèle même être la référence en la matière. Deux heures d'un bordel apocalyptique généré par une bande de pseudos-interprètes prêts à tout pour sublimer un scénario totalement barge. Au centre d'un casting constitué de gros bras décérébrés, de blondes peroxydées, de punks sous acide, d'un maniaque obsédé de cornichons, de super-héros aussi inattendus que Toxie, Mad Cow-Boy ou Sgt. Kabukiman et d'un cinéaste aveugle et égocentrique, un spécimen rare de serial killer puisque faisant partie de la gente féminine dessoude plusieurs membres de l'équipe de tournage.

Un tournage chaotique, des centaines de lignes de dialogue crapoteuses mises en images par un Lloyd Kaufman et des interprètes en roue libre. Jubilatoire. Du nichon, de la fesse, du sang et de la merde. Bienvenue à Troma-City, la ville où tout est permis. Pas le temps de s'ennuyer (à part un ventre mou faisant une incartade dans le domaine de la romance) : Lloyd Kaufman dirige ses interprètes comme il entend le faire depuis longtemps déjà. Sa signature étant reconnaissable entre mille, nous retrouvons donc l'habituelle avalanche de bons (et surtout, mauvais) mots. Une succession de séquences n'ayant parfois aucun rapport, ou du moins, aucune nécessité. La cohérence, ici, à le mauvais rôle. Remerciée dès l'ouverture, elle laisse la place aux turpitudes diverses de ses personnages, le film évoquant ainsi volontairement, maladroitement et dans la bonne humeur, certains des vices les plus inavouables de l'âme humaine sous une couverture que Lloyd Kaufman évite de rendre démagogique. Ici, l'hermaphrodisme est roi, le cinéaste proposant une relecture des tables de loi aussi naïve que volontairement drôle.

Homosexuels, lesbiennes, transgenres possèdent un terrain de jeu leur permettant de s'exprimer à l'envi : le tournage d'un nouvel épisode des aventures du Toxic Avenger qui, bizarrement, n'apparaîtra que succinctement, car ce faux film dans le film sert surtout de base cradingue à la romance entre un preneur de son et Jennifer, une employée. Terror Firmer, sous son aspect d’œuvre libre et totalement décomplexée témoigne également des conditions de tournage d'une œuvre estampillée Troma. Budget limité, et surtout, difficultés rencontrées avec les autorités, DETAIL que le cinéaste n'oubliera pas d'évoquer avec une certaine ironie lors du générique de fin. Mais un Troma sans hémoglobine ne serait pas un Troma. C'est donc par l’intermédiaire d'un serial killer aux méthodes particulièrement expéditives que le film baigne dans des litres de sang. Pas toujours réussis, les effets gore se révèlent en revanche souvent originaux. La complaisance du cinéaste envers le sexe et le sang est jubilatoire. Sans tabous, Lloyd Kaufman aborde l'inceste, l'homosexualité, le transgenre et filme des séquences débordant de merde, de pisse et d'urine avec une complaisance réjouissante, mais cependant, à réserver à un public avertit.

Si le spectacle est bête, il n'est par ailleurs, jamais vraiment méchant. Et quel plaisir de voir Kaufman participer au spectacle. Comme il est assez dément d'y croiser, et ce, de manière tout à fait inattendue, le duo de français Ariel Wizman et Edward Baer dans une séquence pas moins crade que les autres puisque se faisant vomir dessus par une serial killeuse ne supportant pas les trajets en voiture. Ou encore le chanteur Lemmy du groupe de hard-rock Motorhead. Du porte-nawak que le cinéaste John Waters ne dénigrerait sans doute pas. Cultissime !!!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...