Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


lundi 1 février 2016

L'apocalypse selon St George (4): Land Of The Dead (2005)



Les morts ont définitivement pris possession de notre planète et les quelques dizaines de milliers de survivants qui ont encore la chance d'être en vie sont parqués dans une ville scrupuleusement gardée par l'armée. Au beau milieu de cette citée vouée aux différents trafiques trône une tour immense où vivent quelques centaines de privilégiés. Fiddler's Green prône le retour à la vie d'avant, avec ses boutiques par dizaines et son apparente tranquillité. Du haut de cette tour, Kaufman dirige la ville et fait affaire avec Cholo DeMora, chef d'un commando de mercenaire qui rêve de poser les armes et de venir s'installer dans l'un des nombreux appartements de la tour Fiddler's Green. Mais Kaufman, lui, n'est pas de cet avis. Cholo part alors dans une croisade et est bien décidé à faire payer le prix du sang à celui qui a refusé de l'y accueillir. Pour contrer la menace que représente le mercenaire, Kaufman engage alors Riley et Slack pour arrêter Cholo qui vient de plus de s'emparer d'un véhicule lourdement armé.

Mais la menace vient également d'ailleurs. En effet, l'armée des morts est en route pour Fiddler's Green. Dirigée par Big Daddy, un zombie un peu plus intelligent que ses congénères, les cadavres déambulent, s'arment, et marchent vers la ville et sa tour. Le fleuve qui les sépare de leur but ne devient bientôt plus qu'anecdotique et le massacre entre vivants et morts peut alors commencer...

Vingt ans après le troisième volet de la saga des morts-vivants initiée en 1968 avec La Nuit des Morts-Vivants, et poursuivie en 1979 et 1985 avec respectivement Zombie et Le Jour des Morts-Vivants, le cinéaste George Romero, grand spécialiste de la question des zombies revient donc avec le quatrième épisode d'une saga qui en compte six jusqu'à maintenant. Si depuis quelques années le mythe du mort-vivant connaît un essor phénoménal à travers des dizaines de films et quelques séries télévisées bien senties, c'est bien grâce à ce Territoire des Morts. Loin d'être totalement dépassé par ses suiveurs, le cinéaste montre une fois de plus qu'il demeure le meilleur dans la catégorie qui l'a fait connaître des décennies plus tôt.

Avant d'être un film authentiquement gore, Le Territoire des Morts est tout d'abord un film d'action. Voire même, une œuvre de guerre. Dans un univers qui s'inspire aussi largement du New-York 1997 de John Carpenter que de tout un pan du cinéma d'anticipation des années quatre-vingt, le film est une très belle réussite et relance le mythe et la saga abandonnée (mise de côté serait-il plus judicieux de dire) vingt années auparavant.
Les effets-spéciaux conservent le charme d'antan, l'usage du latex étant encore à l'époque fort coutumier. Pourtant, on y aperçoit déjà les prémices des effets numériques. Non pas que Le Territoire des Morts soit le premier à lancer la mode des effets gore numériques, mais dans le vaste domaine des films d'horreur basés sur la mythologie des morts-vivants, il semble faire partie des fondateurs.

George Romero profite du récit pour y inclure une critique sociale dont il a l'habitude. Son œuvre creuse un fossé entre morts et vivants, et même entre vivants eux-mêmes. On assiste aussi à l'humanisation des morts-vivants qui désormais communiquent entre eux et sont capables de se munir de divers ustensiles pour se défendre et combattre leur principal ennemi, l'homme. Contrairement aux chapitres précédents, le cinéaste inclus quelques têtes bien connues du septième art sans que cela ne nuise à la crédibilité de l’œuvre. En effet, on y découvre les acteurs Robert Joy, Simon Becker, John Leguizamo et surtout Dennis Hopper. Il convoque même la propre fille du cinéaste Italien Dario Argento, la très sulfureuse Asia. Si l'on demeure encore loin des cultissimes Nuit des Morts-Vivants et Zombie, à l'époque, Le Territoire des Morts parvenait à réconforter ceux des fans qui pouvaient douter des capacités de George Romero à renouveler le genre. Malheureusement, la suite allait nous démontrer les limites d'un courant et peut-être même celles de celui qui lui donna ses lettres de noblesse...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...