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jeudi 20 juillet 2017

Hommage à Martin Landau: Cosmic Princess de Charles Crichton et Peter Medak (1982)



Pour la plupart d'entre nous, en France, Martin Landau, c'est d'abord et avant tout le Commandant John Koenig de la série télévisée de science-fiction, Cosmos 1999. Pour d'autres, il faudra remonter jusque dans les années soixante avec la célèbre série Mission Impossible à laquelle l'acteur américain participa entre 1966 et 1968. Plus loin encore, on pu le remarquer dans un épisode de La Quatrième Dimension, puis deux de sa principale rivale, Au-Delà du Réel. Les Mystères de l'Ouest, Au Nom de la Loi, Des Agents très Spéciaux et même Columbo bénéficièrent du passage très remarqué de Martin Landau. A partir de l'année 1975 et jusqu'en 1982, date de diffusion du quatrième téléfilm inspiré par Cosmos 1999, lesquels demeurent à chaque fois l'adaptation de deux épisodes de la série, Cosmic Princess est donc la dernière apparition du commandant Koenig, ainsi que du Docteur Helena Russell (l'actrice et ancienne compagne de Martin Landau, Barbara Bain), Alan Carter (Nick Tate) et Sandra Benes (Ziena Merton), les personnages les plus récurrents de la série puisqu'ils sont présents dans les deux saisons.
Cosmic Princess tourne en partie autour du personnage de Maya, laquelle fera partie intégrante du casting de la deuxième saison. C'est ainsi qu'on la découvre vivant sur une planète ayant connu un cataclysme terrible ayant décimé sa population. Aux côtés de son père, elle tente de maintenir une certaine cohésion climatique mais sans rien savoir des intentions de Mentor (le père en question), lequel utilise le cerveau des humanoïdes qui ont le malheur de s'approcher de la planète Psychon afin d'alimenter un ordinateur capable de la maintenir telle qu'elle est et afin d'empêcher des catastrophes naturelles de la détruire définitivement. Mentor contrôle dans les sous-sols de Psychon des prisonniers auxquels il a volé l'âme et dont il détient un contrôle total. Des dizaines de représentants d'espèces humanoïdes asservies et extrayant de précieux minerais. Lorsque plusieurs hommes de la base Alpha tombent dans le piège de Mentor, le Commandant Koenig prend la décision de leur venir en aide. Malheureusement, lui aussi tombe dans le piège. Ce n'est que grâce à l'intervention de Maya qui finit par se rendre compte que son propre père se sert de l'âme de ses prisonniers et découvre qu'il travaillent à la chaîne sous terre que la jeune polymorphe accepte d'aider Koenig et ses compagnons...

En un peu moins d'une heure trente, on retrouve l'ambiance générale de cette série de science-fiction culte et terriblement kitsch. C'est d'ailleurs ce dernier aspect qui offre à la série son aura si particulière. Des uniformes-pyjama aussi légendaires que ceux des membres de l'équipage de l'Enterprise de la série Star trek, et des personnages incroyablement attachants. Landau, Bain, tate, bien entendu, l'absence de l'excellent Barry Morse (le Professeur Victor Bergman de la première saison) se faisant par contre cruellement ressentir.
Les effets-spéciaux sont toujours à la ramasse et les décors n'ont rien perdu de leur charme. Les interprètes sont habités et en l'espace de quatre-vingt dix minutes environs, leurs personnages sont confrontés à une foule d'événements dont plusieurs attaques de Maya transformée pour l'occasion en créatures diverses. Du lion, en passant par l'aigle ou la colombe, elle arbore parfois d'improbables costumes de monstres plus ridicule que vraiment terrifiants. On regrettera sans doute l'absence du célèbre et cultissime générique composée par Barry gray mais dans l'ensemble la cohésion demeure. D'autant plus que Cosmic Princess est la réunion non pas de deux épisodes se faisant suite mais du premier de la seconde saison La Métamorphose (The Metamorph) ainsi que du quinzième, Déformation spatiale (Space Warp). Un excellent prétexte pour se replonger dans la série Cosmos 1999 et de doubler son plaisir...

dimanche 25 septembre 2011

Maisons hantées première partie: The Changeling (1980)




Les médias tels que la télévision tentent très souvent tant bien que mal de nous divertir avec des émissions pseudo-scientifiques dans lesquels sont relatés des événements fantastiques que la présence de spécialistes tente de crédibiliser mais c'est l'effet inverse qui très souvent se produit.Comme ces visages qui apparaissent sur les murs de certaines maisons ou encore ces soit-disant objets qui volent de pièces en pièces et que l'on imagine plus aisément être la conséquence de blagues pas toujours très intelligentes perpétrées par des personnes en mal de reconnaissance.Les chaînes de télévision, à grand renforts de musiques dramatiques, essaient de nous faire avaler la pilule d'une arnarque vraiment trop absurde pour que nous nous y laissions piéger.

Le cinéma lui aborde le sujet d'une manière tout aussi dramatique mais peut-être beaucoup moins théâtrale.Et même s'il use des mêmes artifices comme une bande son angoissante à souhaite et des effets speciaux qui en mettent plein la vue, il met de coté l'aspect scientifique pour se concentrer sur l'intrigue en lui donnant un cachet particulier, celui que l'on rencontrait à une certaine époque avec les films de la firme anglaise HAMMER.



Beaucoup se souviennent des classiques "La Maison Du Diable", d' "Amityville", de "Poltergeist" ou encore plus récemment de "Hantise".Mais combien connaissent "Burnt Offering (troma)", "La Sentinelle Des Maudits" ou comme ici de "The Changeling"?
Trois chefs-d'oeuvres du genre "maisons hantées" qui valent beaucoup mieux que ceux premièrement cités que l'on considère comme les véritables classiques d'un genre qui semble revenir à la mode depuis peu avec pour exemple le remake il y a quelques temps d' "Amityville, La Maison Du Diable".Alors que ce dernier donne dans le sensationnel avec ses effets dramatiques poussés à l'extrême, son image sombre et crapoteuse, style graphique que l'on retrouve d'une manière un peu trop systématique désormais dans le cinéma d'épouvante, il faut faire un voyage vers le passé pour véritablement trouver les films qui ont su aborder le sujet des maisons hantées dans un style sobre mais réaliste.

The changeling ( l'enfant du diable) fait partie de ceux-là.L'intrigue est pourtant on ne peut plus simple avec son héros laissé seul par la mort de sa femme et de leur enfant dans un stupide accident de voiture et qui va se retrouver face à des événements étranges perpétrés dans une vieille demeure au charme propice à des apparitions fantomatiques.Professeur de musique, le héros doit très vite faire face à de nombreux événements étranges.Bruits résonnant à travers les murs de la demeure, baignoire qui se remplit toute seule.etc...Il découvre un escalier caché derrière un faux mur et qui donne sur un grenier encombré d'objets poussiéreux parmi lesquels une boite à musique diffusant la même mélodie que la composition qu'il est en train de créer sur son piano dans la salle de musique de la demeure.Aidé d'une jeune femme il tentera de découvrir ce qui entoure les mystérieux événements jusqu'à un dénouement particulièrement effroyable...



Réalisé par Peter Medak (Les Frère Kray), The Changeling est probablement l'un des films les plus angoissants sur ce sujet.La musique, magnifique, joue pour beaucoup dans l'ambiance générale du film.Certaines scènes sont particulièrement terrifiantes comme la découverte du grenier et surtout la séance de spiritisme véritablement impressionnante.Georges C. Scott avec sa bonhomie est touchant et très convainquant dans le rôle d'un homme qui a perdu les siens et qui se lance dans la quête d'une vérité absolument inimaginable......

Un classique méconnu mais indispensable...
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