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mardi 16 octobre 2018

TROMA : Toxic Crusaders : The Movie de Bill Hutton et Tony Love (1991)



Après les quatre volets de ce qui forme actuellement la tétralogie The Toxic Avenger dont chacun est respectivement sorti sous le titre The Toxic Avenger, The Toxic Avenger, Part II, The Toxic Avenger, Part III : The Last Temptation of Toxie, Citizen Toxie : The Toxic Avenger IV, et avant un cinquième volet intitulé Toxic Twins : The Toxic Avenger V qui tarde à se manifester, il fallait bien que je me mette quelque chose sous la dent. Pourtant, le choix ne s'arrêtait pas là, puisque la très glorieuse société de production américaine Troma Entertainment créée dans les années 70 par l'acteur, réalisateur et producteur Lloyd Kaufman a produit depuis sa création, bon nombre de longs-métrages pouvant satisfaire le fan du super-héros radioactif Toxie que je suis. Grâce à l'excellent blog TromaFrench, je découvrais il y a quelques temps, l'existence de Terror Firmer, réalisé justement par Lloyd Kaufman en 1999 et tournant autour de la réalisation fictive d'un nouvel opus des aventures de Toxie. Et puis, beaucoup plus récemment, celle de Toxic Crusaders qui semblait plus proche de mes attentes. Mais dans un contexte fort différent puisque Toxie y déambule sous la forme d'un héros de dessin-animé. Une création de Lloyd Kaufman et de son complice de toujours Michael Herz, et réalisée par Bill Hutton et Tony Love. L'oeuvre présentée par TromaFrench dure un peu moins d'une heure et quart et condense les trois premiers épisodes d'une série de dessins-animés qui en contera treize au total.

Dessin-animé oblige, les enfants demeurant forcément l'une des cibles tandis que les plus âgés auront forcément la curiosité de jeter une œil sur la chose, Toxic Crusaders a très largement allégé le propos des longs-métrages en ôtant toute forme de sexualité et en bannissant ce qui faisait l'un des intérêts du film culte et de ses suites : le gore. Si Toxie continue à combattre les méchants et à défendre les opprimés, il le fait de manière beaucoup moins graphique. Toujours affublé de son fameux balais de nettoyage, le dessins-animé débute par un résumé assez succinct des événements qui ont transformé un simple employé au ménage en super-héros monstrueux. Une fois encore, la production (les auteurs?) semblent quelque peu frileux et décrivent la fiancée du héros non plus comme une jeune aveugle, mais une séduisante jeune femme atteinte de simples troubles de la vision. C'est qu'il ne faut surtout pas froisser la sensibilité handicapés !

L'une des grandes différences entre les films dits « live » et le dessin-animé de Bill Hutton et Tony Love provient du fait que Toxie est désormais accompagné de deux autres super-héros aux facultés pour le moins étonnantes. Le premier se nomme No-Zone et à l'étrange faculté de provoquer des tornade en éternuant et possède une roue à la place du pied droit !!! Le second, lui, se nomme Major Disaster et se révèle capable de prendre le contrôle des plantes. Toxic Crusaders n'est ici plus l'occasion pour notre héros de chasser les voyous de bas étage mais d'éradiquer la présence d'un cafard venu de l'espace, Bughead, dont le projet est de polluer la terre tout entière. Il a à ses côtés, pour lui venir en aide, la présence d'un certain Headbanger, fusion accidentelle de deux individus, ou de Bonehead, un homme qui lors d'un combat avec Toxie, connaîtra le même sort que notre héros en tombant directement dans un fût de produits toxiques...

Ne rêvons pas... si le principe est au départ amusant, Toxic Crusaders est au final assez médiocre. Graphiquement, l'oeuvre du duo ne fait pas le poids face aux grands pontes du dessin-animé. Mais comme l'intérêt ne repose bien évidemment pas là dessus, c'est sur le scénario que se concentrera le spectateur. Mais là encore, c'est la désillusion. Si voir tout un tas de créatures décérébrées et malveillantes affronter Toxie est d'abord amusant, on se lasse finalement assez vite. Toxic Crusaders pourra donc surtout s'envisager comme une entrée en matière dans l'univers Troma pour le jeune public. Quant aux autres, il ne leur reste plus qu'à espérer pouvoir découvrir très bientôt le cinquième chapitre des aventures du super-héro radioactif de Tromaville...

mardi 26 septembre 2017

TROMA : Sgt. Kabukiman N.Y.P.D.de Lloyd Kaufman et Michael Herz (1990) - ★★★★★★☆☆☆☆



Après trois épisodes mettant en scène le Toxic Avenger, les réalisateurs, scénaristes et producteurs Lloyd Kaufman et Michael Herz décident de passer à autre chose. De s'inventer un nouveau personnage. Un super-héros au moins aussi charismatique que l'irradié Melvin. Cette fois-ci, l'intrigue se déroule à New-York et non plus dans la petite bourgade de Tromaville. Le Sgt. Kabukiman, qui depuis la sortie de Sgt. Kabukiman N.Y.P.D. est apparu dans plusieurs longs-métrages produits par la firme Troma, La principale différence entre Toxie et Kabuliman demeure dans le fait que ce dernier peut à loisir (dans la mesure où il ne se transforme pas accidentellement en clown) passer de l'état de fli, sous le nom de Harry Grisman, à celui de super-héro, sous celui de Kabukiman. Le nom et l'apparence de ce personnage n'est pas dû au hasard. En effet, c'est lors d'un spectacle de kabuki (forme de théâtre épique japonais dans lequel les comédiens portent maquillage élaboré et costumes de geishas) que le Sgt. Grisman entre en contact avec l'un des acteurs qui l'investit des pouvoirs du kabukiman, lui transmettant ainsi une partie de son savoir (la jeune Lotus s'occupant plus tard de lui enseigner le reste). Sous les traits du super-héros japonais, Grisman décide de nettoyer la ville de New-York de la violence qui la pollue. Il choisi notamment de s'en prendre au révérant Snipes, lequel se sert de différentes institutions pour les jeunes défavorisés comme de couverture pour son réseau de drogue ainsi qu'au milliardaire philanthrope Reginald Stuart, lequel a trouvé le moyen d'accomplir une ancienne prophétie visant à invoquer le Malin, lequel devant lui permettre de conquérir le monde. S'ensuivent alors une successions de crimes dont le meurtre de Connie LaRosa, la coéquipière de Grisman. Ce dernier cherchera alors à tout pris à venger la mort de son amie.

Beaucoup moins sanglant, un peu moins trash, mais toujours aussi délirant, Sgt. Kabukiman N.Y.P.D. de Lloyd Kaufman et Michael Herz demeure dans la même veine que des productions telles que The Toxic Avenger ou Class of Nuke 'Em High, les deux plus célèbres franchises du duo. C'est débile tout en restant plus sobre. Comme si les deux cinéastes avaient tenté alors de se racheter une conduite en cherchant à rendre leur dernier bébé plus moral que ce qu'ils avaient jusque là l'habitude de nous proposer. Mais c'est sans doute ne pas connaître les deux hommes que de penser une telle chose. L'église et l'autorité en prennent une fois de plus pour leur compte. Quelques signes viennent très vite rassurer sur l'état de la firme Troma. On n'y baisse pas son pantalon. Dès les premiers instants, on reconnaît la marque de fabrique du duo. Pour rappel, ne serait-ce que la scène durant laquelle deux hommes d'affaire se partagent une ligne de coke sur le capot d'une voiture de luxe.

L'inspiration, Lloyd Kaufman et Michael Herz la trouvent lors du tournage de The Toxic Avenger II dont une grande partie se déroule au Japon. Approchés par Tetsu Fujimura and Masaya Nakamura, les créateurs de la société japonaise de développement de jeux vidéo créée en 1955, ces derniers leur propose de créer un film dont le principal personnage serait un super-héros dont l'apparence serait celle d'un comédien du théâtre Kabuki. Si Sgt. Kabukiman N.Y.P.D. Paraît nanti d'un budget un peu plus important qu'à l'habitude, ça n'est pas pour rien : la société Namco produit, et donc finance, le film à hauteur d'un million et demi de dollars. Des divergences naissent entre Namco, Lloyd Kaufman et Michael Herz. Ce dernier, curieusement, se range du côté de la société de jeux vidéos qui désire faire du film, une œuvre accessible aux enfants tandis que Lloyd Kaufman, toujlours fidèle à ses idées, veut perpétuer le genre qui a rendu célèbre la firme Troma. Le résultat à l'écran peut laisser plus ou moins dubitatif.
Délirant, mais jamais choquant, Sgt. Kabukiman N.Y.P.D. ne demeure clairement pas le meilleur film estampillé Troma. Un film amusant mais auquel il manque le souffle épico-trash des œuvres citées plus haut. Si le succès d'estime du film n'a pas donné lieu à une suite, le Sgt. Kabukiman est réapparu dans plusieurs productions et dans diverses publicités de la firme Troma. L'un des faits les plus marquants de ce personnages atypique est son apparition dans l'excellent Citizen Toxie: The Toxic Avenger IV que Lloyd Kaufman réalisa seul en 2000. Kabukiman y est désigné tel un ivrogne méprisé par ses concitoyens. Une manière comme une autre de pointer du doigt un Sgt. Kabukiman N.Y.P.D. sur lequel Lloyd Kaufman n'aura pas eu la possibilité de travailler en totale liberté ? Qui sait. Toujours est-il que Sgt. Kabukiman N.Y.P.D. Se laisse regarder. Une petite comédie qui dans la sphère Troma et en comparaison d'autres productions paraît bien innocente...
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