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mardi 28 juin 2022

Swelter (Duels) de Keith Parmer (2014) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Après avoir réalisé le thriller Tic en 2010, Keith Parmer a de nouveau fait appel à l'acteur Lennie James pour son second long-métrage intitulé Swelter quatre ans plus tard. Un néo-western également interprété par un Jean-Claude Van Damme qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, n'en est pas la vedette principale. Il semblerait bien que l'ancien interprète de Morgan Jones dans les séries The Walking Dead et Fear the Walking Dead ait troqué le bâton de combat contre l'étoile de shérif tout en ayant conservé une approche du personnage, légèrement autiste. L'action se déroule dans une petite localité nommée Baker où semble être installé un certain Bishop depuis dix ans. C'est à dire depuis que les membres d'un gang de braqueurs ayant dérobé dix millions de dollars dans un casino de Las Vegas aient été arrêtés puis jetés en prison. Tous sauf un : celui-là même qui désormais endosse la responsabilité de protéger les habitants de Baker. Un homme finalement assez peu apprécié de tous, lequel risque de perdre son poste au prochain vote au profit de son adjoint. Arrivent en ville quatre individus. Ceux-là même qui dix ans auparavant avaient braqué le casino et se retrouvèrent en prison. Parmi eux, leur chef Cole (Grant Bowler) ainsi que Stillman (Jean-Claude Van Damme). Les quatre hommes sont à la recherche de leur ancien complice qui s'était fait la malle avec l'argent du braquage et qui sans doute l'a enterré dans le coin. Vivant désormais en compagnie de Carmen (Catalina Sandino Moreno) et de sa belle-fille London (Freya Tingley), Bishop n'a pourtant aucun souvenir ni des événements passés ni du lieu où il aurait enterré l'argent...


Sorti en 2014, Swelter (édité directement en vidéo chez nous sous le titre Duels) s'inscrit juste après Enemies Closer de Peter Hyams qu'interpréta l'année précédente l'acteur belge. Une période assez compliquée pour Jean-Claude Van Damme qui enchaîne les très mauvais films et dont celui-ci demeure sans doute l'un des pires représentants. Alors que certains semblent avoir ressenti la nécessité de comparer le long-métrage de Keith Parmer au Reservoir Dogs de Quentin Tarantino (vaste fumisterie que voilà!), Swelter est une insulte pour l'acteur belge qui se voit relégué au second-plan alors même qu'il s'agissait d'une occasion pour ses nombreux fans de le découvrir dans le rôle d'un criminel plus fragile qu'il n'y paraît. Le film met donc davantage en avant les acteurs Lennie James et Grant Bowler. Même l'interprète du docteur Otto Octavius dans Spider-Man 2, Alfred Molina, ne semble servir que de couverture au personnage de Bishop. L'acteur espagnol naturalisé américain campe le rôle relativement peu important (et généralement accoudé au zinc du seul bar présent dans le coin) du médecin de la ville dont la présence ne se justifie qu'à travers une séquence explicative lors de laquelle le spectateur découvre les véritables origines du shérif...


Écrit par le réalisateur lui-même, le scénario est on ne peut plus basique. Une histoire de billets verts, de vengeance, de fausse identité où des culs-terreux croisent la route de quatre cow-boys contemporains et à la gâchette facile. Keith Parmer use et abuse d'effets visuels et de filtres ringards. Des ralentis comme s'il en pleuvait et qui plutôt que de donner du rythme au film l'alourdissent. La photographie clipesque de Michael Mayers se montre relativement repoussante, le montage de Martin Bernfeld parfois éprouvant, la chorégraphie des combats désastreuse et la bande musicale de Tree Adams aussi peu enthousiasmante que celle de Tirk Wilder pour la série télévisée policière, Walker, Texas Ranger ! C'est long, très long, et par conséquent souvent ennuyeux. Les duels du titre sont indignes de ceux des plus grands westerns (un critique ira même jusqu'à comparer la chose au chef-d’œuvre de Clint Eastwood, L'homme des hautes plaines, ce qui au vu du résultat à l'écran apparaît tout à fait insensé!) et là encore, la mise en scène s'avère mollassonne. On regrettera en outre que le personnage incarné par Jean-Claude Van Damme n'ait pas été davantage développé, lequel finira dans une peu envieuse situation bien avant la fin du récit. Heureusement, les choses se décantent légèrement dans la dernière partie. Mais l'espoir d'y voir s'affronter les habitants de la ville, le shérif et les criminels (d'où la référence au film de Clint Eastwood) est peine perdue. Un récit basique mais prometteur totalement flingué dès les premiers instants par un réalisateur qui devrait se contenter de tourner des clips vidéos pour de petits groupes de rock FM minables !

 

mardi 5 avril 2016

Remains of the Walking Dead de Colin Theys (2011)



A Reno, petite ville du Nevada, les casinos n'ont pas l'ampleur de ceux se Las Vegas. Fréquentés par une population qui y dépense son argent, les radios diffusent en boucle la même information : la guerre n'est plus qu'un mauvais souvenir et partout dans le monde, les différentes armées procèdent au désarmement nucléaire, le public ayant pour l'occasion, la possibilité d'y assister. C'est ainsi qu'un jour, un enfant appuie par mégarde sur le bouton d'une salle de contrôle et déclenche par mégarde une explosion gigantesque qui annihile presque totalement la population mondiale.
Rares survivants à en réchapper, Tom et Tori tentent par tous les moyens de survivre à l'assaut donné par un nombre sans cesse grandissant de morts revenus à la vie et qui les empêchent de quitter Reno.

Ils font d'abord la connaissance de Jensen, puis de Victor. Ils reçoivent ensuite un appel radio d'un groupe de survivants qui leur proposent leur aide. Mais devenus méfiants, ils demeurent tous les quatre silencieux. Tentant de survivre dans l'un des casinos de la ville, plusieurs tensions naissent au sein du groupe. Alors que Tom ne pense qu'à s'échapper, tous ne sont pas d'accord pour quitter ce qu'il considèrent encore comme le seul endroit dans lequel ils peuvent encore survivre aux attaques incessantes de morts-vivants.
Plus tard, il reçoivent la visite du groupe de survivants qui s'était manifesté plus tôt. Mais les intentions de ses membres semble bien différentes de celles qu'avaient supposé Tom, Tori, Jensen et Victor...

Réalisé un an après les débuts fulgurants de la série télévisée The Walking Dead, le film de Colin Theys serait-il opportuniste au point d'en reprendre le titre afin de s'approprier le fan-club de la série créée par Robert Kirkman et adaptée par Frank Darabont ? On a du mal à en douter lorsque l'on tombe tout d'abord sur l'affiche du film : de dos, un ersatz du Rick Grimes de la série, lourdement armé (bien plus que dans le film lui-même d'ailleurs), une légion de macchabées assoiffés de sang en bas à droite (alors qu'ils n’apparaîtront en réalité jamais autant éparpillés que dans cette œuvre), quelques jolies gueules décomposées, et mains aux doigts crochus, et surtout, un titre reprenant le nom et la police de caractère de la série à succès, Remains of the Walking Dead.

Sauf que non, là, ça n'est pas possible. En imaginant un seul instant Colin Theys aux commandes de la série, sans doute n'aurait-elle pas été au delà de la première saison. Son film est de si piètre qualité, qu'il ne parviendrait même pas à faire trembler Z Nation, la série concurrente de The Walking Dead. En fait, ce qui lui permet de tenir debout, c'est son humour. Qu'il soit volontaire ou pas, les scènes absurdes se comptent par dizaines. C'est tellement con que l'on ne peut imaginer un seul instant que le scénario n'y soit pas pour quelque chose.

L'interprétation n'est pas brillante mais pas non plus totalement décevante. L'histoire et vue et revue, le scénario abscons, quand aux effets-spéciaux, ils demeurent sans doute comme la grosse déception d'une œuvre qui au départ n'avait pas grand-chose à montrer. A part quelques giclées de sang et des chutes se terminant par quelques éclaboussures d'hémoglobines, ce qu'il manque à ce Remains of the Walking Dead qui voudrait tant ressembler à la série dont il s'inspire, c'est des personnages que la courte durée du film empêche de rendre aussi attachant que Rick et les siens, une histoire cohérente, et des effets-spéciaux gore remarquables. On regardera Remains of the Walking Dead par curiosité mais sans avoir vraiment envie de le revoir par la suite...
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