Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


Affichage des articles dont le libellé est Ariel Schulman. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ariel Schulman. Afficher tous les articles

samedi 27 septembre 2025

Paranormal Activity 3 – Secrets de Famille de Henry Joost et Ariel Schulman (2011)




Après Oren Peli en 2007 et Tod Williams en 2010, on aurait pu croire que cela s'arrêterait là. Mais c'était sans compter une fois de plus sur le désir de certains d'exploiter au maximum un filon juteux qui demeure encore aujourd'hui incompréhensible. Le premier Paranormal Activity était d'une pauvreté scénaristique et d'une interprétation insignifiante extraordinaire. Je m'étais laissé piégé une fois, et avais fait l'effort volontaire de regarder le second histoire de suivre l'évolution d'une saga qui était très mal partie malgré les commentaires élogieux d'une ribambelle d'adolescents en mal de sensations fortes pourtant absentes du projet. Cette fois-ci, ils s'y sont mis à deux pour réaliser le troisième épisode. Avec un tel renfort, on aurait pu penser que le film allait y gagner. Et bien, pas du tout. Bien au contraire, s'il était possible d'imaginer que l'on puisse faire pire que le premier volet, la saga régresse. On atteint les abîmes de l'inconsistance, de l'inutile. Ou comment jeter son argent par la fenêtre tout en comptant sur celui des spectateurs crédules qui se laisseront à leur tour piéger par un sujet, au départ, plutôt séduisant.

Cédant à la mode des préquelles, Paranormal Activity 3 – Secrets de Famille (mais où donc ont-ils été chercher un sous-titre aussi naze?) revient sur les origines du phénomène. On retrouve donc les personnages des deux sœurs Katie et Krysti Key mais beaucoup plus jeunes et donc campées par deux actrices différentes, Chloe Csengery et Jessica Tyler Brown. Pour commencer, on nous montre de vielles bandes VHS pour nous signifier la décennie durant laquelle vont se produire les événements. Ensuite, on découvre un père de famille déjà très intéressé par la vidéo puisque la maison familiale est inondée de caméras. Les deux réalisateurs tentent de donner un peu de consistance à leurs personnages en faisant du Dennis, un époux dont le statut social n'est pas très apprécié de sa belle-mère. En fait, un détail dont tout le monde se fiche puisque l'essentiel ici n'est pas de dresser un portrait social à la manière d'un Ken Loach ou d'un Stephen Frears mais de nous montrer des événements paranormaux. Chose qu'il va falloir attendre patiemment car les entités vont se montrer particulièrement frileuses au départ. Timides, les effets visuels tardent à nous en mettre plein la vue. Et lorsqu'enfin déboulent des effets censés saisir les spectateurs à la gorge, la moitié du public s'est déjà endormi.

Paranormal Activity 3 – Secrets de Famille est tellement ennuyeux que l'on n'attend qu'une seule chose. Qu'il se termine. Quand on pense que certains le considèrent comme le meilleur opus de la saga, ça laisse présager du pire pour la suite. De plus, plutôt que de laisser de temps en temps le côté pris sur le vif en laissant la caméra portée à l'épaule de côté et en filmant comme le ferait un vrai cinéaste de fiction, Henry Joost et Ariel Schulman préfèrent, en dehors des scènes filmées à travers les caméras de surveillance, continuer dans un style cinéma-vérité qui confine parfois au ridicule. Notamment lors de la scène se déroulant dans la salle de bain. Quiconque assisterait aux événements se produisant à ce moment-là aurait lâché sa caméra pour fuir. Mais non, hurlant de peur, le jeune homme continue à filmer tout en tentant de s'échapper du lieu sinistre où se produisent d'étranges phénomènes. Risible. Le reste ne l'est peut-être pas, mais sûrement pas non plus effrayant. Et c'est bien là le plus grave. On ne ressent rien. Pas le moindre petit frisson, pas un sursaut. Ce troisième épisode ne fait que proposer un plat déjà servi par deux fois. Paranormal Activity 3 – Secrets de Famille n'aura donc aucun intérêt pour ceux qui ont comme films de fantômes préférés, des œuvres de la trempe de The Changeling, Burnt Offerings ou La Sentinelle de Maudits...

lundi 4 octobre 2021

Nerve de Ariel Schulman et Henry Joost (2016) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆




Paraît que Nerve dérange. C'est vrai ! Comme un type qui déciderait à minuit pétantes de faire quelques travaux de menuiserie dans l'appartement d'à côté alors que l'on s'apprêterait à trouver le sommeil. Non mais, sans blague. C'est pas un film ! Tout juste une compilation de chansons pour adolescents décérébrés. La vache, le coup de vieux que je me suis pris en l'espace d'une heure et trente sept minutes seulement. Quelques rides et cheveux en rab et pour par un sou. Bro Safari, Tei Shi, Diplomats of Solid Sound, Sweetmates, Basenji et j'en passe et des pires. C'est qui ceux-là ? Et surtout : y sont où les Radiohead, les Bjork ou les Pink Floyd que je chérie ? Ici, que de l'electro bas de gamme, du R'N'B chanté par des gamines aux timbres de petites pucelles en chaleur. L'Amérique factice dans toute sa splendeur. À moins que je n'y connaisse rien et que la bande originale constituée de vingt-neuf séances de torture participe de la critique sociale ? Mon dieu que c'est beau, toutes ces couleurs qui vous laissent l'impression que les architectes et les décorateurs de Tokyo sont venus coloniser les rues américaines où la jeunesse se perd non pas dans la lecture d'un roman mais dans LA drogue à la mode. Ni de celles que l'on fume, que l'on sniffe ou que l'on s'injecte. Non, un jeu. Nerve. Des challenges de plus en plus ardus, de plus en plus risqués, mais une chance pour ceux qui y participent de devenir populaires et mieux encore : gagner beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent. Les réalisateurs Ariel Schulman et Henry Joost n'ont apparemment pas l'intention d'approfondir aucun de leur personnage et lancent directement dans le bain la pauvre Vee qui, cinq minutes auparavant ne concevait même pas l'existence du jeu en question. Trop pressés, les réalisateurs en font en l'espace d'un instant l'une des icônes de Nerve.


Des milliers de ''Voyeurs'' qui la suivent dans des péripéties plus connes les unes que les autres. On en viendrait presque à espérer la voir crever dans un accident de moto au moment ou derrière un pilote aux yeux bandés, elle doit l'aider à atteindre une certaine distance en lui donnant des indications. Ne serait-ce que pour que s'arrête enfin cette assourdissante musique de merde qui ne peut que plaire à une certaine catégorie de personnes (en gros : les jeunes, rien que les jeunes !). J'vous jure, c'est difficilement supportable. Parfois même filmé comme si Ariel Schulman et Henry Joost étaient en train de tourner un clip vidéo de plus de quatre-vingt dix minutes. Avec tout ce que cela peut engendrer de délires visuels pourtant mille fois vus ailleurs. Il y a bien un moment où les choses sérieuses démarrent. C'est à dire après plus d'une heure de vide absolu. Même la musique la met parfois en sourdine et les décors se font plus sombres, l'une et l'autre permettant de comprendre enfin où veulent en venir les deux réalisateurs. Et que dire de cette conclusion moralisatrice à hurler de rire qui tente de démontrer que même en tant que spectateur nous possédons tous une part de responsabilité ? Depuis le tout début de leur carrière, Ariel Schulman et Henry Joost marchent dans les pas l'un de l'autre. Ensemble ils commirent les troisième et quatrième volets de l'immonde franchise Paranormal Activity, ceci expliquant cela. Deux tâcherons au service d'une cause relativement noble puisque Nerve, en dehors du fait que les deux réalisateurs aient loupé le coche, part d'un concept fort intéressant. Malheureusement pour eux, les deux hommes accouchent d'une œuvre immature dont le sujet est trop vite expédié. Sans doute Nerve a-t-il rencontré le succès auprès de son public puisque quatre ans plus tard en 2020, le duo semble avoir repris à peu de chose près avec le scénario de Project Power, la même ossature que celle de Nerve...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...