Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


dimanche 4 octobre 2026

Heart of the Beast de David Ayer (2026) - ★★★★★★★☆☆☆

 


 

Tiraillé entre ma fascination quasi maladive pour tout ce qui touche au survival (-horror, je préfère le préciser) et ce désintérêt qui m'étreint lorsque l'on évoque en ma présence toute aventure impliquant le concept de survie en milieu naturel se contentant de mettre en scène un homme et son animal de compagnie, c'est un pas en avant et deux en arrière que j'ai pourtant passé la porte de la salle obscure de mon cinoche préféré pour découvrir le dernier long-métrage du réalisateur David Ayer et de l'acteur Brad Pitt. Non pas que le premier fasse partie de mes cinéastes préférés ni que le second me fasse le même effet qu'aux jeunes filles en fleurs qui dans les années quatre-vingt dix mouillaient leur culotte à la seule évocation de son nom mais bon, sans raison quelconque ou peut-être parce que le nouveau et tant attendu film de Nicolas Winding Refn n'y était pas projeté, j'ai donc opté pour Heart of the Beast. Ayant tout d'abord préféré échapper à l'avant-première qui eut lieu mardi dernier à 20h20 au CGR de Narbonne afin d'éviter de me frotter à un public dense et agité, c'est donc patiemment que j'ai attendu que les choses se tassent et que les salles se vident... Brad Pitt incarne l'ancien membre des forces spéciales à la retraite, James Belmont. Ayant choisi de s'éloigner de toute civilisation, il part à l'aventure en Alaska avec son chien Odin (Uber), un magnifique berger allemand, chien de combat qui lors d'un conflit à l'étranger fut gravement blessé à l'une des pattes et à la mâchoire. Après avoir fait la rencontre d'un vieil homme lors de leur périple en hydravion (J. K. Simmons dans le rôle de Watkins), ils remontent à bord de leur engin qui s'écrase au beau milieu de la forêt après que James ait eu une attaque. À son réveil, sous les eaux d'un lac, l'homme a perdu la trace de son chien. Une fois celui-ci retrouvé, James prends la route afin de rejoindre un site indiqué sur une carte..... Un homme, un chien et la nature comme élément de danger. Une nature hostile qui prend bien évidemment diverses apparences. Faune et flore semblent en effet s'est liguées afin de transformer l'aventure de James et d'Odin en véritable périple peuplé de dangers. Des loups, un ours, le froid ou encore une rivière en crue, causant tous ou presque des blessures chez l'un et l'autre de nos deux héros. Le concept étant évidemment minimaliste, David Ayer ne peut compter que sur l'interprétation de Brad Pitt mais aussi celle de Uber, lequel obéit au doigt et à l'oeil. Sans compter la nature elle-même, aussi belle que dangereuse...


Ici, la symbiose entre l'homme et l'animal est repoussée dans ses derniers retranchements puisque l'un sans l'autre, aucune survie ne semble possible. Une histoire d'amitié, d'amour même entre James et Odin, magnifiée par la caméra, filmant l'acteur et le chien dans une cohésion quasi totale qui touche forcément le cœur de celles et ceux qui savent ce que c'est que de vivre en compagnie d'un tel animal. Le premier dépendant du second et vice-versa, Heart of the Beast offre aux spectateurs leur comptant de séquences de bravoure. Des moments forts qui visent non seulement à activer certaines émotions comme l'empathie pour le personnage à quatre pattes mais aussi pour son maître, près à mettre sa propre existence en danger pour que survive à ses côtés son compagnon. L'aventure est en outre pour nos deux héros l'occasion d'oublier un tant soit peu les traumatismes de la guerre qu'ils ont ensemble partagés. Le peu de dialogues est ici contrecarré par une mise en scène de l'homme et de l'animal assez subtile exprimée à travers le regard de l'un et de l'autre. On en oublierait presque le statut de chien d'Odin/Uber tant l'humanité transparait ici à travers son regard. Élément essentiel du récit, le décor Néo-zélandais censé représenter l'Alaska est magnifié par la photographie de Mauro Fiore. Un environnement de toute beauté mais dégageant une certaine dureté qu'exploite très bien la mise en scène de David Ayer. La structure du récit a beau être on ne peut plus rudimentaire, Heart of the Beast n'en est pas moins doté de quelques fulgurances qui marquent instantanément les esprits. Comme lorsque James traverse une rivière en crue en marchant sur un tronc renversé avant de tomber dans les eaux et d'être sauvé in-extremis par son fidèle Odin. Au final, il n'est pas certain que l'on veuille se replonger une seconde fois dans cette aventure maintes fois vue sur grand écran mais au temps présent, l'expérience vaut à elle seule le coup d'œil. Ne serait-ce que pour échapper durant un peu plus d'une heure-trente aux tracas du quotidien. Un hymne à la nature, à l'homme et aux compagnons sur pattes qui gravitent autour de nous...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...