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vendredi 29 mai 2026

Deep Water de Renny Harlin (2026) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

Les requins mangeurs d'hommes sont de retour........... Enfin, pas vraiment puisqu'ils n'ont jamais cessé d'apparaître sur grand écran, les chaînes de télé et les sites de streaming. Rien qu'en 2025 l'on compte une petite dizaine de longs-métrages parmi lesquels l'excellent Dangerous Animals de l'australien Sean Byrne. Une très bonne surprise dans laquelle la présence de ces élasmobranches parfois très belliqueux envers l'espèce humaine n'est au fond qu'un prétexte pour nous présenter Tucker (l'acteur Jai Courtney), un tueur en série ayant comme spécificité de filmer ses victimes suspendues par un câble et au dessus de l'océan dans l'attente qu'un requin vienne les... ''grignoter'' ! Autre excellente surprise, l'américano-australien Thrash de Tommy Wirkola (auteur en outre de Dead Snow 1 & 2, Seven Sisters et de... Spermageddon!!!) dans lequel des requins s'en prenait aux rares survivants d'une petite ville côtière submergée après le passage d'un ouragan. Très sympathique proposition bien qu'un brin pompée sur le Crawl du français Alexandre Aja dans lequel les protagonistes étaient cette fois-ci les proies d'alligators... En attendant la sortie prochaine du huitième opus de la franchise Sharknado toujours réalisé par Anthony C. Ferrante et intitulé Sharknado Origins, penchons nous sur Deep Water de Renny Harlin (à ne pas confondre avec le film éponyme signé d'Adrian Lyne en 2022). S'il s'agit encore une fois d'un énième film d'horreur avec des requins, il est surtout l’œuvre d'un artisan de l'action, de l'horreur, de l'épouvante et du fantastique qui durant la première partie de sa carrière réalisa quelques films notables. Il fut en effet l'auteur de Prison et du Cauchemar de Freddy en 1988, de 58 minutes pour vivre en 1990 (la deuxième aventure de John McClane, héros de la franchise Die Hard), de Cliffhanger : Traque au sommet en 1993 et plus tard de L'exorciste : Au commencement en 2004 mais aussi d'un premier long-métrage mettant en scène des requins en 1999 avec Peur Bleue, lequel n'a évidemment rien à voir avec le film éponyme réalisé par Daniel Attias en 1985, lequel mettait en scène non pas des requins mais un loup-garou ! On l'aura compris, Renny Harlin n'est donc théoriquement pas un manche en la matière. Après avoir consacré ces dernières années sa carrière à la franchise The Strangers (ou Les intrus chez nous), le voilà qui revient avec deux films. The Beast, film d'action mettant en scène l'acteur Samuel L. Jackson et qui devrait prochainement voir le jour, ainsi que Deep Water...

 

Un mélange entre film catastrophe et film d'horreur. Avec tout ce que cela peut compter de bons sentiments et d'antagonistes imbuvables. Tout commence dans un avion à bord duquel nous sont présentés les protagonistes essentiels du récit. À commencer par Ben (Aaron Eckhart), le commandant en second, assis aux côtés de Rich, le commandant de bord incarné par un Ben Kingsley dont l'apparition sera curieusement écourtée puisqu'il ne survivra pas au crash. Au crash, oui ! Car Dan (Angus Sampson) un passager très imbu de lui-même a mis son smartphone dans sa valise qui elle-même a été placée dans la soute à bagages. Sauf que le téléphone semble avoir un problème électrique. Lequel déclenche des étincelles et provoque un incendie qui va à son tour causer d'importants dégâts. L'avion devient alors incontrôlable et vient se perdre dans l'océan tandis que plusieurs parties du fuselage viennent s'échouer sur un récif corallien..... Un endroit évidemment infesté de requins très agressifs qui ne vont faire qu'une bouchée de certains survivants. Bon ben que dire sinon que Deep Water est assez décevant en ce sens ou il n'apporte pas grand chose dans la thématiques des films d'horreur mettant en scène des requins ? Quelques morts assez violentes, un commandant en second certes charismatique mais ô combien cliché, de l'héroïsme, mais aussi quelques personnages secondaires très crispants. Comme cet enc[CENSURE]lé de Dan justement. Tellement imbitable (et non, ça n'est pas un gros mot) qu'à défaut de vivre une vraie bonne aventure en milieu hostile l'on passe son temps à attendre le moment où il finira entre les dents d'un squale ! On pense ensuite à ces ''chamailleries'' perpétuelles entre un afro-américain et un japonais dont j'ai rapidement oublié les prénoms mais aussi et surtout à cette sale gamine prénommée Cora (la jeune actrice Molly Belle Wright) que l'on donnerait bien à manger aux requins histoire d'effacer définitivement de son visage cette moue boudeuse qu'elle nous inflige durant une bonne moitié du récit ! Ouais, je sais, c'est mesquin. Mais bon, le film étant d'un classicisme ronflant, la mise en scène de Renny Harlin pousse à se focaliser sur les petits détails...

 

1 commentaire:

  1. C'est sûr, les squales, c'est comme la WW II, sujet cinématographique inépuisable... :-)

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