Des films d'horreur
mettant en scène des populations confrontées à des requins
assoiffés de sang, il en existe des dizaines. Des centaines, même.
Et parmi eux, d'innombrables navets, séries z et même quelques
nanars qui valent leur pesant d'or. Fort heureusement, certains s'en
sortent mieux que d'autres. À commencer par Les dents de la
mer
de Steven Spielberg, que tout le monde connaît, même celles et ceux
qui ne l'ont pas encore découvert. Un classique de l'horreur et de
l'épouvante qui en la matière continue de servir d'exemple. Moins
connus et pourtant tout aussi tendus et efficaces, l'on peut citer
Instinct de survie (The
Shallows)
de Jaume Collet-Serra, The Reef
d'Andrew Traucki ou bien Open Water
de Chris Kentis. Dernier né, Thrash
de Tommy Wirkola est sans doute pour l'instant, l'une des meilleures
surprises que la plateforme de streaming Netflix
ait
eu à nous proposer en ce début d'année 2026 en matière de cinéma
d'horreur. Et à proprement parler de film mettant en scène des
requins tueurs. Pourtant, si l'on s'en tient strictement au scénario
de Tommy Wirkola, il apparaît évident que le réalisateur et
scénariste norvégien s'est très largement inspiré d'un autre
long-métrage d'horreur qui 2019 mettait cette fois-ci en scène non
pas des requins mais des alligators. Réalisé par le français
Alexandre Aja auquel l'on devait notamment jusque là le remake de La
colline a des yeux de
Wes Craven, Haute Tension,
Mirrors
ou encore le remake de Piranha
de Joe Dante, Crawl mettait
en scène la jeune Haley Keller (l'actrice britannique Kaya
Scodelario) dans une petite ville de Floride aux prises avec un
ouragan qui allait provoquer la montée des eaux et ainsi attirer des
alligators. Et bien s'agissant de Thrash
qui en France est sorti le 10 avril dernier sur Netflix
sous le titre Nature prédatrice,
c'est un peu et même très franchement la même histoire. Cette
fois-ci, le sujet tourne autour de Lisa Fields (la britannique Phoebe
Dynevor), jeune femme enceinte et prête à accoucher qui contre les
recommandations de sa mère est demeurée dans la petit ville côtière
où elle vit seule. Autre héroïne du récit, Dakota (la
canado-ougandaise Whitney Peak), jeune femme dont les parents sont
décédés et qui elle aussi vit seule dans une grande maison dont
elle ne sort pratiquement jamais pour cause d'agoraphobie !
L'acteur américano-béninois Djimon Hounsou campe quant à lui le
rôle de Dale Edwards, l'oncle de Dakota et accessoirement biologiste
des fonds marins spécialisé dans les requins (comme cela tombe
bien)...
Le
récit intègre ensuite un adolescent (Stacy Clausen) et ses deux
jeunes sœurs, tous les trois vivant avec un couple de tuteurs plus
intéressés par l'argent que leur rapporte la garde des trois
enfants que par leur bien-être ! Tout comme dans Crawl,
le long-métrage de Tommy Wirkola démarre par l'annonce d'un ouragan
prévu pour les heures à venir. C'est donc ainsi que Nature
prédatrice
déroule tout d'abord son intrigue sous la forme d'un film
catastrophe qui n'a absolument rien à envier aux productions
évoluant exclusivement autour de ce concept, qu'il s'agisse de
l'interaction des personnages avec les éléments qui ici vont se
déchaîner, ou des conséquences directement liées à la nouvelle
configuration que prendra la petite ville une fois l'ouragan ayant
détruit les digues retenant les eaux de l'océan Atlantique...
Bénéficiant d'excellents effets-spéciaux, le cinéaste s'en donne
à cœur-joie et les séquences mettant en scène la vague qui sur
son chemin détruit et emporte tout ce qu'elle peut avec elle
demeurent très réalistes. Puis vient ensuite le sujet central du
récit. La survie des personnages dans un milieu hostile. Une petite
ville noyée sous des eaux qui abritent des requins-bouledogues mais
aussi, un grand requin blanc... Là encore l'on a droit à quelques
scènes d'attaques plutôt convaincantes. Nanties en outre de
quelques effets gore efficaces mais qui malheureusement ne durent
souvent que le temps d'un clignement d’œil. Doté d'une belle
photographie signée Matthew Weston, surtout lorsque le soleil se
couche pour laisser place à l'obscurité, d'un rythme échevelé,
d'une interprétation très persuasive mais de caractérisations qui
n'ont parfois aucune utilité (quel peut avoir notamment comme
intérêt le fait de savoir que l'oncle de Lisa est biologiste des
fonds marins?), Nature prédatrice
est une excellente surprise que l'on ne réservera pas uniquement aux
amateurs de films d'horreur ou de films catastrophe mais à toutes
celles et ceux qui voudraient passer un moment vraiment fun !
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