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dimanche 18 mai 2025

8213 : Gacy House d'Anthony Fankhauser (2010) - ★★☆☆☆☆☆☆☆☆

 


 

''Alerte daube !, Alerte daube !''. Veuillez éteindre vos écrans de télévision et vous retrancher dans le plus proche abris anti-navets.... Ah si seulement ce genre d'avertissement pouvait être systématiquement relégué auprès de celles et ceux qui s'apprêtent à découvrir une purge cinématographique, cela aurait peut-être pour conséquence de voir surgir dans les salles obscures, les vidéoclubs (s'il en existe encore), les rayons vidéos des grandes surfaces, les plates-formes de streaming et les programmes télévisés, un peu moins de merde qu'il n'en sort chaque année. Ouais, je sais, je rêve... Étant un fervent cinéphage et amateur de criminologie, chaque fois qu'une œuvre de fiction se penche sur un cas authentique de meurtrier en série, la vie, pour moi, s'arrête jusqu'à ce que j'ai pu mettre la main dessus. Alors, quand je découvre que l'une d'entre elles a réussi à m'échapper, je stoppe toute activité pour y jeter un œil....... quitte à y perdre la plupart de mes sens comme devant ce 8213 : Gacy House dont le titre s'avère très rapidement mensonger ! Comme en témoigne l'ouverture de ce long-métrage signé d'Anthony Fankhauser dont il s'agit ici du troisième des cinq films qu'il a réalisé jusqu'ici. Mais derrière ce titre qui fait référence à l'un des plus célèbres serial killers américains ayant assassiné plus de trente jeunes hommes entre 1972 et 1978 se cache en réalité la fausse suite d'un mockbuster intitulé Paranormal Entity réalisé un an auparavant en 2009 par Shane Van Dyke et produit par la société de distribution cinématographique The Asylum... Alors que quelques minutes plus tard l'une des héroïnes du récit annonce que l'intrigue se déroulera dans la demeure du tueur en série John Wayne Gacy, quelques instants auparavant était précisée l'infirmation selon laquelle la dite maison fut détruite en 1979 ! Les murs entre lesquels vont se dérouler les événements ne sont donc pas très précisément ceux où furent perpétrés des dizaines d'assassinats de la part de celui que l'on surnomma ''Pogo le clown, le clown tueur'' mais ceux d'une propriété qui s'apparente à la demeure qui fut construite par la suite. Filmé à la manière d'un Found Footage, 8213 : Gacy House respecte grossièrement tout ce qui s'apparente au genre.


En effet, l'on apprend tout d'abord que les six investigateurs paranormaux du récit ont tous disparu et que les vidéos auxquelles nous allons assisté sont les seuls témoignages restants des événements qu'ils vécurent ce jour-là ! À leur arrivée, ils installent des caméras dans toutes les pièces de la maison, de la cave au grenier. Contrairement à la plupart des films de ce genre, les phénomènes paranormaux se déclarent assez rapidement. Pourtant, rien ne va. Conservant le schéma, entre caméras agitées de soubresauts, systèmes de surveillance vidéo défaillants, apparitions mystérieuses et bruits enregistrés par les micros et autres appareils audio, 8213 : Gacy House n'en est pas moins l'un des pires Found Footage a avoir vu le jour depuis la création du genre au cinéma. Apparemment peu préparés à ce qui les attend puisque certains d'entre eux commencent à vouloir fuir l'endroit dès les premiers instants, ils demeureront malheureusement les seuls à ressentir l'effroi devant ce triste spectacle, filmé comme d'habitude à l'arrache et dans une demeure qui n'a comme seul lieu d'éventuel pouvoir anxiogène, un espace très réduit situé dans la cave que l'on suppose être le chemin menant aux combles où John Wayne Gacy enterra une grande majorité de ses victimes. Alors, non seulement le long-métrage d'Anthony Fankhauser est l'un des pires représentants de sa catégories, mais en outre, concernant le fameux Serial Killer, sa présence passe par de résiduels événements. Son ''fantôme'' prononçant ainsi la phrase Kiss my Ass qui selon la légende serait la dernière qu'il aurait proférée au gardien qui le conduisit jusqu'à la chambre d'exécution. Puis survient plus tard une apparition du tueur sous une forme spectrale plutôt ridicule qui lui offre davantage une apparence aux rayons X du Toxic Avenger, le personnage central de la franchise éponyme des écuries Troma Entertainment initiée en 1984 par Michael Herz et Lloyd Kaufman. Bref, même pour les aficionados purs et durs de Found Footage, celui-ci demeurera une véritable engeance à côté de laquelle il sera impératif de passer...

 

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