''Alerte daube !,
Alerte daube !''. Veuillez éteindre vos écrans de télévision
et vous retrancher dans le plus proche abris anti-navets.... Ah si
seulement ce genre d'avertissement pouvait être systématiquement
relégué auprès de celles et ceux qui s'apprêtent à découvrir
une purge cinématographique, cela aurait peut-être pour conséquence
de voir surgir dans les salles obscures, les vidéoclubs (s'il en
existe encore), les rayons vidéos des grandes surfaces, les
plates-formes de streaming et les programmes télévisés, un peu
moins de merde qu'il n'en sort chaque année. Ouais, je sais, je
rêve... Étant un fervent cinéphage et amateur de criminologie,
chaque fois qu'une œuvre de fiction se penche sur un cas authentique
de meurtrier en série, la vie, pour moi, s'arrête jusqu'à ce que
j'ai pu mettre la main dessus. Alors, quand je découvre que l'une
d'entre elles a réussi à m'échapper, je stoppe toute activité
pour y jeter un œil....... quitte à y perdre la plupart de mes sens
comme devant ce 8213 : Gacy House
dont le titre s'avère très rapidement mensonger ! Comme en
témoigne l'ouverture de ce long-métrage signé d'Anthony Fankhauser
dont il s'agit ici du troisième des cinq films qu'il a réalisé
jusqu'ici. Mais derrière ce titre qui fait référence à l'un des
plus célèbres serial killers américains ayant assassiné plus de
trente jeunes hommes entre 1972 et 1978 se cache en réalité la
fausse suite d'un mockbuster intitulé Paranormal
Entity
réalisé un an auparavant en 2009 par Shane Van Dyke et produit par
la société de distribution cinématographique The
Asylum...
Alors que quelques minutes plus tard l'une des héroïnes du récit
annonce que l'intrigue se déroulera dans la demeure du tueur en
série John Wayne Gacy, quelques instants auparavant était précisée
l'infirmation selon laquelle la dite maison fut détruite en 1979 !
Les murs entre lesquels vont se dérouler les événements ne sont
donc pas très précisément ceux où furent perpétrés des dizaines
d'assassinats de la part de celui que l'on surnomma ''Pogo
le clown, le clown tueur''
mais ceux d'une propriété qui s'apparente à la demeure qui fut
construite par la suite. Filmé à la manière d'un Found
Footage,
8213 : Gacy House
respecte grossièrement tout ce qui s'apparente au genre.
En
effet, l'on apprend tout d'abord que les six investigateurs
paranormaux du récit ont tous disparu et que les vidéos auxquelles
nous allons assisté sont les seuls témoignages restants des
événements qu'ils vécurent ce jour-là ! À leur arrivée,
ils installent des caméras dans toutes les pièces de la maison, de
la cave au grenier. Contrairement à la plupart des films de ce
genre, les phénomènes paranormaux se déclarent assez rapidement.
Pourtant, rien ne va. Conservant le schéma, entre caméras agitées
de soubresauts, systèmes de surveillance vidéo défaillants,
apparitions mystérieuses et bruits enregistrés par les micros et
autres appareils audio, 8213 : Gacy House
n'en est pas moins l'un des pires Found
Footage
a avoir vu le jour depuis la création du genre au cinéma.
Apparemment peu préparés à ce qui les attend puisque certains
d'entre eux commencent à vouloir fuir l'endroit dès les premiers
instants, ils demeureront malheureusement les seuls à ressentir
l'effroi devant ce triste spectacle, filmé comme d'habitude à
l'arrache et dans une demeure qui n'a comme seul lieu d'éventuel
pouvoir anxiogène, un espace très réduit situé dans la cave que
l'on suppose être le chemin menant aux combles où John Wayne Gacy
enterra une grande majorité de ses victimes. Alors, non seulement le
long-métrage d'Anthony Fankhauser est l'un des pires représentants
de sa catégories, mais en outre, concernant le fameux Serial Killer,
sa présence passe par de résiduels événements. Son ''fantôme''
prononçant ainsi la phrase Kiss
my Ass
qui selon la légende serait la dernière qu'il aurait proférée au
gardien qui le conduisit jusqu'à la chambre d'exécution. Puis
survient plus tard une apparition du tueur sous une forme spectrale
plutôt ridicule qui lui offre davantage une apparence aux rayons X
du Toxic Avenger,
le personnage central de la franchise éponyme des écuries Troma
Entertainment
initiée en 1984 par Michael Herz et Lloyd Kaufman. Bref, même pour
les aficionados purs et durs de Found
Footage,
celui-ci demeurera une véritable engeance à côté de laquelle il
sera impératif de passer...
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