
Vingt-deux
ans plus tard, le couple hétéro est remplacé par deux lesbiennes
qui s'assument parfaitement. Deux, seulement ? Non, un monde
tout entier de ''brouteuses de gazon'' comme les évoquent les aigris
dégoûtés de n'y avoir pas accès. Avec sa boite lesbienne (même
pas LGBT+toutescesmerdesquidepuissysontajoutées)
par exemple, véritable enfer pour hétéros ne consentant pas de
partager leur oxygène avec des femmes qui de leur côté ne veulent
de toute manière pas se frotter à eux ! Et son équipe de
basket-ball féminine entièrement constituée de lesbiennes. Bon
c'est bien beau toutes ces femelles en chaleur qui aspirent après
l'effort d'avoir un peu de réconfort entre les mamelles
bienveillantes de leurs petites amies de passage, mais à part ça,
c'est quoi Drive-Away Dolls ?
Une comédie, un Road-movie
certes,
mais également un thriller qui reprend certains codes de Fargo
ou de No Country for Old Men
comme savaient si bien le faire jusque là les frères Coen. Respirez
messieurs, l'homme aussi est représenté à l'écran même si ça
n'est jamais vraiment sous ses plus beaux atours. L'apparition d'un
trio de malfrats dont on pouvait jusqu'ici se poser la question de
leur présence à l'image s'explique finalement de manière assez
simple et constitue le prolongement de la séquence d'introduction
dont on pouvait par avance et connaissant les frères Coen, se douter
qu'elle aurait un lien direct avec la suite des événements.
L'acteur Colman Domingo incarne leur chef sous les ordres duquel l'on
retrouve Joey Slotnick et C.J. Wilson dans les rôles de Arliss et
Flint. Un binôme de pieds nickelés en querelle permanente et pas
toujours très professionnels (Flint et son incapacité à frapper
les femmes même lors de situations qui l’exigeraient). On ne va
pas trop en dévoiler sur ce qui va constituer une chasse à la femme
et pourtant, Drive-Away Dolls
s'avère péniblement classique. Des situations comme les frères
Coen en ont produit des dizaines tout comme ses personnages masculins
qui semblent extraits de n'importe quel polar qu'ils ont eux-mêmes
mis en scène par le passé. Sauf que Ethan croit bon d'apporter une
petite touche de modernisme avec son duo de lesbiennes ou son
féminisme à peine camouflé mais tout ceci sent tout de même déjà
un peu le rance. Comme ces effets de transition d'une autre époque
que l'on croirait avoir été produits à l'aide d'un logiciel de
mntage vidéo de type Power
Director Cyberlink !
Coté sexe, le film contient moins de nudité que le laissent
envisager certaines critiques. On pourra malgré tout leur reprocher
d'avoir surtout comme effet de remplir les trous d'un scénario
terriblement convenu. Bref, Drive-Away Dolls
est une déception. Pas un navet comme certains le prétendent à
l'image de Pierre Murat de Télérama
mais trop surfait pour véritablement mériter sa place au sein des
meilleures productions estampillées ''Frères
Coen''...
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