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samedi 9 mars 2024

Fear de Deon Taylor (2022) - ★★★★☆☆☆☆☆☆

 


 

Producteur, réalisateur et scénariste américain, Deon Taylor verra son dernier long-métrage intitulé Fear sortir en VOD le 18 mars prochain. Comme l'indique le titre, il s'agit d'un film d'horreur et d'épouvante situant son action dans un superbe hôtel-chalet où une petite dizaine d'amis vont passer un court séjour et y faire face à leur pire cauchemar. Pur produit post-pandémie à tendance paranoïaque et surnaturelle, Fear regroupe une majorité d'interprètes issus de la communauté afro-américaine. Bien loin de posséder les qualités essentielles d'un bon Blaxploitation des années soixante-dix, le film est surtout étonnamment et régulièrement ponctué d'invraisemblances qui le rangent immédiatement dans la catégories des œuvres ''Je-m’en-foutiste''. L'on observera que le réalisateur et son scénariste John Ferry avec lequel il a conçu le script cherchent autant à attirer les amateurs de récits fantastico-horrifiques que d'user opportunément de la pandémie de Covid-19, quitte à la faire muer vers quelque chose de beaucoup plus marquant visuellement. Ici, la toux d'un personnage et les quelques marques rouges visible sur le torse d'une jeune beauté au teint d'ébène suffit à mettre en lumière phobies et autres comportements déviants. On enferme un ami dans une cave parce qu'il a le malheur d'être grippé et l'on s'éloigne prestement d'une bonne copine parce qu'elle a de son côté, le tort d'être asthmatique. Alors que ces quelques éléments peuvent être reconnus comme vraisemblables, d'autres petits détails viennent gripper le bon fonctionnement du récit. À commencer par la manière dont trois potes vont en séquestrer un quatrième dans les fondations de l'établissement.... sans prendre les précautions d'usage : soit, de porter un masque ou tout objet de tissu qui leur permettrait de se protéger des éventuels microbes que leur ami pourrait éventuellement projeter vers eux ! La chose demeurant encore plus risible lorsqu'une fois leur méfait accompli, et seulement à ce moment là, nous découvrons qu'ils étaient déjà munis de bandanas dont ils n'useront qu'une fois avoir été en contact avec leur ami pris de sévères quintes de toux. Vous pensez avoir tout vu ? Non, très chers amis.


Le réalisateur et son scénariste en ont encore un peu sous la botte et nous réservent le pire (et donc le meilleur) pour la fin... ou presque. Ouais, parce que la fin, la vraie, nous montrera la survivante invoquer quelques phrases sorties de la Bible histoire de résoudre sans verser la moindre goutte de sang cette bataille contre le Mal que l'on s'attendait découvrir nettement plus enragée ! Maintenant, les lèvres me brûlent de révéler la séquence la plus improbable du récit alors si vous voulez conserver le mystère jusqu'au moment où vous découvrirez Fear, fermez les yeux, la page ou éteignez votre ordinateur. Pour les autres, voici donc l'objet de ce fabuleux litige qui mériterait grandement de figurer dans le Guiness Book des records ! Imaginez : alors que notre bande d'amis est en proie à de ''terrifiantes'' visions, voilà t-y pas que les informations télévisées relèguent un événement d'ampleur nationale : Une brume s'étendant sur tout le territoire provoquerait à son contact de véritables hallucinations. Voilà, le secret est dévoilé. Maintenant l'on sait pourquoi cette bande de copains venus faire la fête tout le week-end semble finalement prête à s'écharper. Génial, non ? Sauf que ben non, en fait, l'on apprendra beaucoup plus tard qu'il ne s'agissait que d'une Fake News. Bref, dans le genre je prends les spectateurs pour des cons, on a rarement fait mieux. Et comme ils sont cons ces américains, justement, ils n'y verront que du feu. Sauf que l'ampleur du désastre ayant dépassé les strictes frontières du territoire américain, ce pays où le public a autant de neurones qu'une assemblée de moules accrochées à leur bout de rocher et se dorant la pilule au soleil n'est plus le seul à avoir l'opportunité de découvrir le dernier long-métrage de Deon Taylor. C'est donc avec un surcroît de réflexion que le public hexagonal assistera au désastre d'un scénario bancal et créant en outre tout un tas de situations que l'on aura déjà vu dans de nombreux projets horrifiques avant la sortie de Fear.

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