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lundi 12 février 2024

TROMA : Mommy's Epitaph de Joseph Merhi (1987) - ★★★★★★★☆☆☆

 

 

Un couple, sa fille et la grand-mère de celle-ci déménagent pour la énième fois pour venir s'installer dans une nouvelle demeure. Une famille apparemment normale mais qui en son sein cache le mal. Ce qui explique que ses membres passent leur temps à déménager pour échapper aux sorts malheurs perpétuels qui les touchent. En effet, si la grand-mère, le père Forrest et la fille Amy sont d'honorables américains moyens, la mère, Martha, est elle atteinte de très sévères
troubles psychiatriques qui rendent la vie de ses proches épouvantable... Mommy's Epitaph est le quatrième long-métrage mis en scène par Joseph Merhi dont le plus gros de la carrière, et malgré plus de trente réalisations, a surtout œuvré dans la production de plus de cent-vingt fictions. Distribué par la société de production Troma Entertainment, le film met en scène un cas rare de tueur en série au féminin. L'actrice Delores Nascar y incarne en effet le rôle d'une épouse et mère de famille totalement désaxée, régulièrement prise de boisson et nymphomane qui à l'image de l'héroïne de Serial Mother de John Waters se montre très protectrice envers les siens. Quoiqu'il s'agisse avant tout d'une apparence puisque c'est surtout de sa propre personne dont elle se soucie. Alcoolisée au dernier degré, elle ne perd pas de temps et dès les premiers instants, alors qu'elle et les autres membres de la famille Fulton viennent de s'installer dans leur nouvelle demeure, Martha tente de séduire un artisan venu restaurer l'une des pièces de la demeure. Devant son refus, la réponse est sans appel. Munie d'un large couteau de cuisine, la mère de famille assassine le pauvre homme. En bon mari, Forrest part enterrer le cadavre dans leur jardin et la vie reprend son cours. Amy découvre sa nouvelle école et y fait la connaissance de Wayne (l'acteur Flint keller) avec lequel elle va entamer une relation. Tout semble aller désormais pour le mieux mais Martha va bientôt commettre de nouveaux meurtres. Forrest tentera bien de faire appel à la psychiatre Virginia (Liz Kane) afin d'étudier le cas de son épouse et la soigner mais la mère de famille va à nouveau semer la mort autour d'elle... 

 

Avec la Troma, on ne sait jamais sur quoi l'on va tomber. Parmi les centaines d’œuvres produites ou simplement distribuées par la fameuse société américaine spécialisée dans le cinéma trash et irrévérencieux l'on trouve parfois quelques petites perles méconnues dans nos contrées. Et le quatrième long-métrage de Joseph Merhi semble devoir faire partie de cette catégorie de films qui laissent augurer d'une expérience plutôt sympathique. Si le budget est à nouveau des plus maigre, le déroulement de Mommy's Epitaph n'en est pas moins agréable à suivre. Porté par une Delores Nascar totalement habitée par son personnage de mère de famille psychopathe, le film tourne essentiellement autour d'elle et de sa fille. L'un des points intéressants du long-métrage se situe dans la ''complicité'' des autres membres de la famille qui plutôt que d'envoyer la mère en hôpital psychiatrique ou la balancer aux autorités (le père étant d'ailleurs lui-même policier) préfèrent ''faire avec'' et subir l'attitude terriblement inquiétante de celle qui, bizarrement, apparaît comme le pivot central, mais dysfonctionnel, d'une famille qui autrement semblerait tout à fait normale. Le réalisateur, scénariste et producteur n'offre ici à ses protagonistes aucun espoir puisque son ''héroïne'' semble devoir sans cesse s'enfoncer plus loin dans sa folie meurtrière. Des assassinats que rien ne justifie d'autre que la psychopathie de celle qui les commet, laquelle fait preuve en outre d'une imagination sans bornes. À l'image de ce meurtre ignoble lors duquel elle va par exemple séquestrer la psychiatre Virginia, l'attacher par les mains à une poutre, enfermer un rat dans un sceau qu'elle aura attaché autour du ventre de sa victime pour enfin faire chauffer le tout à l'aide d'un chalumeau. Résultat : le rongeur n'aura d'autre moyen d'échapper à la brûlure que d'éventrer la pauvre femme pour ressortir ensuite par le dos ! Assez gore dans l'idée, la scène est davantage marquante pour ce qu'elle véhicule comme image que pour le résultat à l'écran. Se pose pour conclure l'intrigue la question de l'hérédité à laquelle Joseph Merhi tentera d'apporter une singulière réponse dans les derniers instants...

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