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mardi 6 février 2024

TROMA : Girls School Screamers de Thomas R. Rondinella (1986) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 


 

 

Tout débute par une séquence lors de laquelle un enfant explore une demeure et tombe sur une créature particulièrement creepy. Prenant la fuite, il retrouve un groupe de camarades qui l'attendaient non loin de là. Une expérience si choquante qu'il finira à l’hôpital dans un profond coma. Générique... Girls School Screamers est le premier et seul long-métrage réalisé par John P. Finnegan qui quatre ans plus tard produira et écrira le scénario d'une autre production Troma Entertainment, Panique sur le green de Thomas R. Rondinella avant de disparaître définitivement des radars du cinéma. Pour son unique long-métrage, donc, il convie tout un groupe d'interprètes féminines à incarner des étudiantes issues d'un établissement scolaire religieux. Mollie O'Mara, Sharon Christopher, Mari Butler, Beth O'Malley, Karen Krevitz, Marcia Hinton et Monica Antonucci vont effectivement incarner sept jeunes femmes bien sous tous rapports, sélectionnées d'après leurs excellents résultats et leur comportement au collège pour filles de la trinité afin de répertorier la liste des œuvres d'art se trouvant dans la demeure d'un certain Tyler Wells. Avec leur uniforme blanc constitué d'un chemisier et d'une courte jupe blanc-cassé, on imagine que nos sept héroïnes n'y feront pas des folies de leur corps. Ce que va confirmer le récit qui au lieu de nous les présenter libérant leur énergie à batifoler plutôt qu'à dresser la liste des objets en question, va notamment les mettre en scène lors d'une partie de cache-cache (sic!) ou, plus intéressant, lors d'une séance de Ouija ! Vus les événements auxquels dû faire face le gamin en début de film, on se doute que la séance de spiritisme à laquelle Jackie et ses amies Elizabeth, Kate, Karen, Susan Adelle et Rosemary vont participer va libérer des forces obscures... Mais pour en avoir le cœur net, il va falloir au spectateur une patience à toutes épreuves puisque durant les cinquante premières minutes il ne va quasiment rien se passer. Beaucoup de bavardages entre copines et rien d'autre.


Lesquelles seront accompagnées durant tout le récit par sœur Urban (Vera Gallagher) et beaucoup plus tard par deux copains (dont le fiancé de Jackie, Paul, incarné par Peter Cosimano). Sept jeunes femmes à la tête desquelles se trouve très précisément Jackie, la plus simple et apparemment plus intelligente d'entre toutes qui lors de la fameuse partie de cache-cache va découvrir le journal intime d'une certaine Jennifer qui connut un sort tragique à la fin des années trente. Plus curieux va s'avérer le fait que Jackie est le parfait sosie de la jeune femme.Bon, que dire... Ou plutôt, qu'écrire sur ce Girls School Screamers dont le titre à lui seul est très prometteur et dont le contenu promet donc d'avoir effectivement sa place au sein des productions et distributions Troma Entertainment. Et bien, pas grand chose à vrai dire. Car si la fameuse société de production créée dans les années soixante-dix par le génial Lloyd Kaufman a été à l'origine de bien des navets (mais aussi de bien des œuvres cultes), le film de Thomas R. Rondinella se situe entre le bon grain et l'ivraie. Côté délire visuel, le spectateur demeurera malheureusement sur sa faim. Car en dehors d'une mort relativement violente par électrocution, la succession de meurtres qui se déroulera durant le récit s'avérera de peu d'intérêt. C'est d'autant plus dommage qu'en intégrant le personnage de Jennifer (lui-même interprété par Mollie O'Mara), l'intrigue semble prendre au départ la forme d'un mix entre Whodunit et slasher tardif. Malheureusement, tout ce qui fait habituellement le sel des productions Troma Entertainment est absent de cette pellicule. L'humour trash et le gore typique de l'univers de l'une des sociétés de productions américaines les plus irrévérencieuses sont bannis au profit d'une œuvre trop lisse, dénuée de sexe ou de cette hémoglobine qui généralement arrose les protagonistes. La mise en scène et l'interprétation ne sont pourtant pas si mauvaises au regard d'autres productions de piètre qualité. L'accumulation de séquences inintéressantes est le gros point noir du long-métrage. D'une durée n'excédant pourtant pas les quatre-vingt une minutes, Girls School Screamers pâtit d'une approche beaucoup trop sage, à l'image de ses jeunes étudiantes issues d'une école religieuse. Tourné à Philadelphie, le titre était à l'origine intitulé The Portrait. Un titre nettement plus sobre que celui sous lequel il sera distribué une fois passé sous la moulinette des productions Troma. Bref, pas de quoi passer une expérience ''Tromaesque'' inoubliable, encore une fois...

 

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