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lundi 15 janvier 2024

Dracula père et fils d'Édouard Molinaro (1976) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Après qu'il ait tourné récemment auprès de Peter Cushing dans le pathétique Tendre Dracula de Pierre Grunstein, l'acteur Bernard Menez retrouve cette fois-ci en cette année 1976 un autre grand interprète britannique spécialisé dans le cinéma d'épouvante. L'une des plus grandes stars de la société de production Hammer Films Christopher Lee accepte effectivement de rendosser une nouvelle fois le costume de celui qui le rendit célèbre de part le monde : Dracula. Il s'agira d'ailleurs pour lui de la dernière occasion de se fondre dans la peau du vampire des Carpates même si de son propre aveu, Christopher Lee ne cessera jamais d'affirmer qu'il ne s'agissait pas à cette dernière occasion d'interpréter l'une des plus fameuses créatures du bestiaire fantastique mais plutôt l'un de ses alter ego. Si l'on se réfère aux différents sites référençant la carrière de l'acteur britannique, il semblerait pourtant que Dracula est bien le nom tout à fait officiel du personnage qu'il interprétera donc à cette ultime occasion. Réalisé par Édouard Molinaro et conjointement écrit aux côtés de Jean-Marie Poiré et d'Alain Godard sur la base d'un roman de Patrick Cauvin d'abord édité sous le titre Paris Vampire en 1970, Dracula père et fils n'est pas le premier long-métrage du genre à mettre en scène un supposé fils du célèbre vampire puisque Robert Siodmak signa en 1943 un Son of Dracula explicite mais quelque peu trompeur tandis qu'entre 1972 et 1979 sera édité chez Marvel et en soixante-dix volumes le Comic Book Tomb of Dracula dans lequel apparaîtra le personnage de Janus, fils de Dracula et de Domini. Dans le cas de Dracula père et fils, pas de Janus ou de Domini mais un certain Ferdinand Poitevin, né de Hermine Poitevin (la réalisatrice et scénariste française Catherine Breillat) et donc de Dracula qui neuf mois après avoir mordu son épouse se voit donc offrir un fils. Les années passent et tandis que Hermine est morte depuis des années, partie en fumée à cause de son propre enfant, le régime communiste s'empare du château du comte Dracula, les forçant lui et Ferdinand à fuir pour rejoindre l'autre côté du Rideau de Fer. Séparés durant un temps, le premier part faire carrière comme vampire au cinéma tandis que Ferdinand va se réfugier en France, pris sous l'aile de Khaleb (Mustapha Dali) qu'il rencontre pour la première fois lors d'une ratonnade !


Comparé à Tendre Dracula, le long-métrage réalisé par Édouard Molinaro plane très au dessus de l'engeance signée par Pierre Grunstein deux ans auparavant. La partition musicale est l’œuvre du célèbre compositeur franco-roumain Vladimir Cosma dont on ne compte plus les excellentes bandes originales notamment signées à l'époque pour Gérard Oury ou Claude Zidi. Contrairement à ce que l'on aurait pu craindre, le duo formé par Christopher Lee et Bernard Menez fonctionne plutôt bien. L'un incarnant le ''Prince des ténèbres'' avec tout le charisme qu'on lui connaît tandis que le second apparaît sous les traits d'un vampire un peu gauche, timide, mais aussi délicieusement blafard que son père. L'une des bonnes idées du film est d'avoir choisi une temporalité très contemporaine puisqu'elle s'inscrit dans l'époque où fut réalisé le film. Durant une bonne partie du long-métrage, Édouard Molinaro semble s'intéresser davantage à l'acteur français qu'au britannique. Lequel disparaît durant un temps avant de réapparaître sous les traits d'un populaire interprète de films d'horreur auquel sera offert l'opportunité de tourner une publicité pour un dentifrice ! L'occasion de faire la connaissance de Nicole qui sous les traits de la charmante Marie-Hélène Breillat (sœur aînée de Catherine Breillat) séduira involontairement et le père,et le fils avant de tomber sous le ''charme'' de ce dernier. Le concept du sosie de l'épouse disparue sera d'ailleurs repris dans une autre parodie de Dracula signée par Jean-Pierre Desagnat en 1980, Les Charlots contre Dracula. Si l'on pouvait déplorer la présence de Bernard Menez au générique après le calamiteux Tendre Dracula, la présence à la mise en scène du réalisateur Édouard Molinaro change tout. Plutôt brillamment dirigé, l'acteur français s'en sort relativement bien face au monstre sacré du cinéma d'épouvante britannique que représente Christopher Lee. On s'en doute, Dracula père et fils n'est pas le meilleur film dans lequel celui-ci a pu accepter de porter de fausses dents mais le résultat est très honnête et permet de passer un agréable moment. Notons en outre parmi les seconds rôles, l'apparition de Gérard Jugnot dans le rôle du responsable de l'usine employant Ferdinand...

 

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