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dimanche 13 août 2023

Resident Evil: Degeneration de Makoto Kamiya (2008) - ★★★★★★☆☆☆☆

 


 

Si l'on prend en compte le court-métrage d'animation Biohazard 4D-Executer d'une durée de vingt minutes réalisé par Koichi Ohata huit ans auparavant, Resident Evil: Degeneration de Makoto Kamiya fut la seconde alternative à la série de longs-métrages en live action inspirés de la fameuse licence de jeux vidéos éditée par Capcom pour la toute première fois dès 1996 sur la console de salon, Playstation. Dans l'ordre chronologique, et si l'on ne retient cette fois-ci pas le court-métrage sorti en 2000, l'oeuvre de Makoto Kamiya est la quatrième à voir le jour et à s'inspirer de l'univers de Resident Evil. Après les live action Resident Evil de Paul W.S. Anderson, Apocalypse d'Aelxander Witt et Extinction de Russell Mulcahy, Resident Evil: Degeneration est donc le premier long-métrage entièrement conçu en images de synthèse pour la franchise. Parmis les interprètes qui se sont envolés vers le Japon afin de procéder aux captures de mouvements, R.C. Ormond fut chargé d'animer les personnages de Leon S. Kennedy et de l'un des antagonistes du récit, Curtis. Lon Rom et Christy Hall s'impliquèrent quant à elles dans les personnages respectifs de Claire Redfield et Angela Miller. Notons que parmi les personnages principaux de Resident Evil: Degeneration se trouve le sénateur Ron Davis. Un homme de taille très moyenne, au visage ingrat, rond, doté d'un goître et de petits yeux vicieux. Un individu peu recommandable qui renvoie étonnamment à Oswald Chesterfield Cobblepot dit le Pingouin de l'univers du DC Comics, Batman. Le scénario de Shotaro Suga basé sur une histoire originale de Hiroyuki Kobayashi et Yoshiaki Hirabayashi cultive l’ambiguïté de ce type parfaitement imbuvable mais dont le projet semble pourtant positivement ambitieux puisqu'après avoir donné son accord au sujet des tests humains sur la recherche d'un vaccin contre le Virus T lors du congrès américain, il s'avère que Ron Davis cherche désormais un moyen de contrer le virus sur lequel ont pris le contrôle des terroristes étrangers en déployant une cargaison de vaccins afin de protéger la population. Aux côtés de ce petit personnage fort peu aimable, nous retrouvons donc une toute petite poignée des personnages iconiques de la franchise de jeux vidéos.


C'est ainsi que réapparaissent à l'image Claire Redfield et Leon S. Kennedy pour une aventure se déroulant entre un aéroport et les locaux d'un centre de recherche situé à Harvardville. C'est dans ce dernier lieu que la jeune femme va d'ailleurs accueillir durant la seconde moitié du long-métrage le personnage de Frederic Downing, chercheur en chef de WilPharma dont l'importance, au cœur du récit, va s'avérer considérable. Le pari de mettre en scène un anime reposant sur l'univers du célèbre jeu vidéo de Capcom est risqué. Surtout si l'on se remémore les trois adaptations en live action qui précédemment ont vu le jour sur grand écran. Car de l'exceptionnelle qualité des jeux à avoir vu le jour entre 1996 et les décennies à venir aux étrons cinématographiques qui sortiront dans les salles obscures, il n'y a qu'un pas très sensible à franchir. Mais que les fans se rassurent. Sans être un authentique chef-d’œuvre du Survival-Horror étalé, transposé, projeté sur la toile blanche des salles de cinéma, Resident Evil: Degeneration ravira certainement nombre de fans de la franchise vidéoludique. En revanche, il va falloir se montrer modeste en matière d'exigences car visuellement, les images de synthèses ne se montrent pas toujours à la hauteur. Surtout au niveau des personnage qui demeurent typiques des cinématiques propres aux jeux Capcom ou même au concurrent Square Enix. Questions décors, là encore, le long-métrage hésite entre le photo-réalisme et le minimum syndical. De plus, le film est régulièrement plongé dans une obscurité qui gâche littéralement l'action se déroulant devant nos yeux. Quant à la Motion Capture, au regard de ce qui était envisageable à l'époque, on est encore loin d'atteindre ici la perfection. Reste qu'en comparaison du film Resident Evil et de ses deux premières suites, le film de Makoto Kamiya demeure malgré tout un cran très largement au dessus. De l'action, des zombies, un méchant qui se transforme après s'être inoculé le Virus G, des escouades, des fusillades, des environnements plus ou moins convaincants mais aussi des passages à vide lors desquels les personnages s'entretiennent afin de se donner davantage de caractère et de substance. Bref, un sympathique film d'animation...

 

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