Bienvenue sur Cinémart. Ici, vous trouverez des articles consacrés au cinéma et rien qu'au cinéma. Il y en a pour tous les goûts. N'hésitez pas à faire des remarques positives ou non car je cherche sans cesse à améliorer le blog pour votre confort visuel. A bientôt...

Labels


jeudi 14 juillet 2022

Host de Rob Savage (2020) - ★★★★★☆☆☆☆☆

 



 

Le Covid-19 n'a pas fait que des millions de morts. Provoquant le confinement de populations entières, la maladie a également permis à de petits malins de se remplir les poches. Combien se sont mis à la couture pour nous proposer des masques personnalisés ? Big Pharmas et biotechs ne se sont-elles pas enrichies en investissant dans les vaccins ? Le cinéma lui aussi s'est vu ''contaminé'' puisque certains auteurs plus ou moins inspirés se sont servi de cette aubaine pour nous pondre des œuvres qui d'un avis personnel furent rarement convaincantes. En France, l'on eu notamment droit aux pathétiques Connectés de Romuald Boulanger, 8 Rue de l'Humanité de Dany Boon ou Bigbug de Jean-Pierre Jeunet. Trois exemples de comédies ratées, pas drôles et chiantes à mourir. Sur le plan international, on ne va pas revenir sur les différentes tentatives d'appropriation du phénomène en dehors du cas Host. Ce moyen-métrage qui n'atteint même pas les soixante minutes et qui concentre ses sept personnages (six amis et une médium) devant leur écran d'ordinateur respectif. Et là, j'entends déjà les premiers commentateurs dire : ''Ah ouais ! Comme pour le diptyque Unfriended, l'excellent Searching-Portée disparue ou le nullissime Open Windows?'' Oui, très exactement. Sauf que d'emblée, Host donne l'impression d'être le parent pauvre de ce sous-genre du Found-Footage dont l'action se déroule exclusivement devant l'écran d'ordinateur des protagonistes. Une idée forcément ingénieuse à une époque où une importante partie de la population reste rivée H24 devant celui de son PC, de son Mac, de sa tablette ou de son Smartphone... On a eu droit à tout, du père enquêtant sur la disparition de sa fille jusqu'aux multiples hackers harceleurs ! Host offre lui, un point de vue différent : en effet, le concept sert désormais d'outil afin de réunir autour d'une table virtuelle des amis afin d'assister à une séance de spiritisme. D'entrée de jeu, le film de Rob Savage a de quoi faire de la peine. Alors même que Unfriended faisait honneur aux applications et au style visuel des écrans d'ordinateur qui étaient employés par les protagonistes, ceux de Host se résument à très peu de contenu. Une barre de tâches commune, pas d’icônes, juste l'image de nos héroïnes essentiellement interprétées par de jeunes actrices féminines dont les carrières se contentent jusqu'à maintenant de courts-métrages. À dire vrai, l'on a l'impression que l'image projetée devant nous n'est pas celle de l'une ou de l'autre des protagonistes mais celle de notre propre ordinateur. Et croyez-le ou non : je ne suis pas encore parvenu à savoir si cela était une bonne ou mauvaise idée !


''C'est quoi ? C'est quoi ? C'est quoi ?''


Bonne question. Image sombre et dégueulasse, son épouvantable, on a parfois l'impression que le film a été tourné aux origines d'Internet alors qu'il n'est vieux que de deux ans. Image trouble (mais heureusement et pour une fois, pas tremblotante), éclairage aux abonnés absents, on y voit que dalle... Scénario et mise en scène ultra minimaliste comme le veux le procédé, Host fait d'abord pâle figure par rapport à une concurrence particulièrement rude. Notons que si l'on veut éprouver un minimum de frissons (et encore, c'est pas gagné), mieux vaut se plonger dans le noir et demeurer collé à l'écran de son ordinateur. Histoire d'avoir un minimum l'impression de partager l'aventure en tant que simple témoin muet des péripéties que vont partager Haley, Jemma, Radina, Caroline et les autres. En un seul coup de cuiller à pot et sans réelle mise en condition, voilà que des événements vont se produire dans la plupart des appartements où vivent nos jeunes héroïnes. Les actrices y mettent du cœur à l'ouvrage et c'est bien là l'une des rares qualités du film. Pendant que certains se lamentèrent lors du confinement, d'autres prirent les choses en main et s'empêchèrent de tourner en rond. On s'amusera de la réflexion de certains chasseurs de fantômes, source de nombreuses erreurs, qui veut que l'on demande à un esprit de frapper une fois s'il est là et... deux s'il n'est pas là... ! Vous saisissez l'absurdité du propos ? Rob Savage, Jed Shepherd et Gemma Hurley s'y sont mis à trois pour écrire le scénario ! On se dit alors que leurs six mains et leurs cellules grises ne se sont sans doute pas laissées aller à l'engourdissement et que les événements finiront par prendre de l'ampleur au fil du récit... Les filles passent leur temps à se lever de leur siège pour aller pisser ! Seules séquences lors desquelles, fort heureusement, Haley et ses copines ne font pas suivre leur portable jusqu'aux toilettes ! Il faut malgré tout reconnaître que certains effets sont plutôt réussis. Comme ces empreintes qui apparaissent en temps réel au sol sans que quiconque n'en soit à l'origine ou ces objets se déplaçant tout seuls. La quasi totalité des effets se concentrant sur les vingt dernières minutes, tout ce qui précède est bon à jeter aux ordures. En effet, si le réalisateur aurait dû profiter de ces quarante premières minutes pour caractériser ses personnages, il n'en sera rien. Si Host n'est absolument pas terrifiant, on continuera de rire face à ces individus qui face au danger n'oublient cependant jamais de faire suivre portables, caméras ou écrans d'ordinateurs ! Au final, les amateurs de Found Footage pas trop regardant sur le scénario se satisferont du spectacle tandis que les amateurs d'épouvante déchanteront assez rapidement. Pas le meilleur mais pas non plus le pire du genre...

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...