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lundi 28 mars 2022

Le jaguar de Francis Veber (1996) - ★★★★★★★☆☆☆

 


Après avoir fait un passage vers les États-Unis le temps de deux longs-métrages (le remake des Fugitifs, Three Fugitives ainsi que Sur la corde raide), le réalisateur et scénariste français Francis Veber est revenu à ses premières amours en remettant en scène l'un de ses deux personnages les plus iconiques, François Perrin. Après Pierre Richard (le diptyque du Grand Blond, Le jouet, On aura tout vu et La chèvre), Patrick Dewaere (Coup de tête) et Jean-Pierre Marielle (Cause toujours... tu m'intéresses), c'est au tour de Patrick Bruel de jouer le jeu. Loin d'incarner le héros gaffeur cher à Pierre Richard, ce nouveau venu dans la famille Veber interprète un François Perrin aux abois. Poursuivi par les hommes de mains d'un certain Matecamu (incarné par l'acteur François Perrot) qui a racheté sa dette se montant à cinq-cent mille francs ! On retrouve d'ailleurs lors de cette dernière apparition de François Perrin au cinéma, une autre des nombreuses créations de personnages du cinéaste en la personne de Campana. Celui-là même qu'interprétait quinze ans avant Le jaguar un certain... Gérard Depardieu dans La chèvre. Même nom mais profession différente puisque l'on passe là du détective privé qui partait à la recherche de la fille du PDG d'une grande entreprise en compagnie du comptable malchanceux François Perrin, à l'interprète d'un chef indien d'Amazonie prénommé Wanù. L'acteur qui l'incarne et qui contre toute attente n'est pas d'origine indienne mais bien un acteur français, n'a malheureusement pas fait de grande carrière au cinéma. En effet, à part quatre téléfilms, Harrison Lowe n'a eu la chance d'apparaître sur grand écran que dans ce seul long-métrage réalisé et écrit par Francis Veber. Un personnage qui rappelle d'emblée le célèbre chef du peuple Kayapo Ropni Metyktire qui fit beaucoup parler de lui pour avoir lutté pour la préservation de la forêt amazonienne, popularisé ensuite par sa rencontre avec le chanteur Sting...


Mais dans le cas du Jaguar, il n'est nul question de sauver la forêt amazonienne de la déforestation mais plutôt de venir en aide à Wanù auquel l'âme a été volée par un certain Kumaré (l'acteur américain Danny Trejo que l'on a surtout coutume de voir dans des rôles de taulards ou en tout cas, dans toute une série de films particulièrement musclés). Le personnage qu'interprète Patrick Bruel est selon lui, l'élu. Le seul capable de sauver son âme. Et ça tombe bien car est offerte à François Perrin l'occasion de quitter la France et ainsi s'éloigner du danger pour suivre Campana qu'incarne désormais l'acteur Jean Reno. Si Le jaguar est considéré par certains comme le remake de La chèvre, ne nous y trompons pas. François Perrin et Campana ont beau s'y côtoyer, les deux films n'entretiennent en réalité aucun autre rapport.Tourné cette fois-ci dans la jungle Brésilienne, il confronte deux modes de vies. La superficialité et la spiritualité. D'un côté, François Perrin. Un individu au fond, moins attachant que celui qu'avait pu incarner à diverses reprises Pierre Richard. Matérialiste dans l'âme. Face à lui, un Grand petit homme, basant son existence sur les coutumes liées à son peuple. Le jaguar est l'occasion de transporter le parisien François Perrin dans un monde dont il ne détient aucune clé et sans doute, pas moins dangereux que ce qui l'attend si jamais il décide de rester à Paris. Sans être tout à fait du niveau de la célèbre trilogie interprétée à l'époque par Pierre Richard et Gérard Depardieu, le septième long-métrage de Francis Veber demeure tout de même relativement attachant. Harrison Lowe y est criant de vérité et même si les dialogues n'ont que rarement la force comique que l'on connaissait jusque là de Francis Veber, le voyage dans la jungle brésilienne vaut tout de même le détour. Un récit exotique, et la rencontre d'un peuple de guerriers dépaysant. Sans oublier la magnifique actrice et mannequin vénézuélienne Patricia Velásquez qui interprète la délicieuse Maya. Quant à Jean Reno, il incarne lui-même un Campana savoureux...

 

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