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vendredi 18 février 2022

Massacre à la tronçonneuse de David Blue Garcia (2022) - ★★★☆☆☆☆☆☆☆

 


 

Et bien voilà, ça y est, le Massacre à la tronçonneuse nouveau est arrivé. Débarqué aujourd'hui même sur Netflix, voici que l'objet tant attendu par les fans de la franchise s'octroyant le titre de suite officielle du chef-d’œuvre de Tobe Hooper datant de 1974 vient de voir le jour. Pour le meilleur ? Non, pour le pire. Parce qu'à force de nous promettre une séquelle digne de l'original ayant le culot et la prétention d'effacer tout ce qui fut proposé jusque là, on finissait par y croire. Sauf que ce nouveau long-métrage de la franchise, qui en passant se déroule près de cinquante ans après que le frère, le fiancé et le couple d'amis de l'héroïne Sally Hardesty aient été massacrés, est peut-être au final le plus mauvais d'entre tous. Un slasher qui indépendamment du long-métrage de 1974 n'est pas dénué d'intérêt (quelques plans gore plutôt sympathiques) mais qui comparé au film de Tobe Hooper, à la suite que le réalisateur texan réalisa en 1986, au remake de Marcus Nispel de 2003 ou aux deux préquelles respectivement réalisées par Jonathan Liebesman (Massacre à la tronçonneuse : Le Commencement en 2003) et par les français Alexandre Bustillo et Julien Maury (Leatherface), demeure d'une indigence folle. Bref, un énième opus dont nous nous serions bien passé et perclus de séquences grotesques pratiquement toutes réunies lors de la seconde moitié de l'intrigue. Effet de mode oblige, les personnages principaux sont pratiquement tous incarnés par des gamins qui parmi eux ont l'air de n'avoir pas plus de quinze ou seize ans. Déjà que pour une suite officielle au long-métrage de 1974, situer l'action cinquante ans plus tard s'avère particulièrement absurde (faites le calcul et notre boogeyman préféré doit avoisiner les soixante-dix ou quatre-vingt printemps), ensuite, le choix d'une colorimétrie qui voudrait coller au style visuel des années soixante-dix à une époque où les smartphones ont remplacé les anciens modèles à cadrans rotatifs termine de convaincre de l'aberration qui veut que le réalisateur David Blue Garcia puisse réellement renouer avec le contexte incroyablement pesant de Massacre à la tronçonneuse version 1974 tout en modernisant le propos....


Dans un patelin paumé du fin fond des États-Unis ressemblant davantage à un décor de cinéma pour western américain, deux sœurs (Sarah Yarkin dans le rôle de Melody et Elsie Fisher dans ce lui de Lila) débarquent en voiture aux cotés de Dante (Jacob Latimore) et de sa petite amie Catherine (Jessica Allain). Tous les quatre viennent prendre possession d'une demeure dont la propriétaire ne semble pas prête à leur rendre les clés. Lorsque la vieille dame meure d'un arrêt du cœur, le seul de ses fils encore en vie reprend du service sous le nom de Leatherface (ou tronche de cuir chez nous) cinquante ans après le massacre de 1974. Et autant dire que l'emploi de la tronçonneuse semble avoir beaucoup manqué à ce gaillard sur lequel les années ne semblent pas avoir eu la moindre emprise. D'une force toujours aussi impressionnante, ce dément caché désormais sous le masque de sa mère dont il a précédemment prélevé le visage va faire un véritable massacre au seins des quatre amis mais également d'un car de fans fraîchement débarqué et décoré aux couleurs d'une boite de nuit. Et c'est très précisément là que les choses vont se gâter. Pour commencer, David Blue Garcia oublie de caractériser ses personnages. Résultat, la mort des uns et des autres passe crème ! Du couple mixte très à la mode en passant par un redneck pur jus et le massacre pur et simple des voyageurs du car, on reste désespérément indifférent au sort de quiconque passe sous l'implacable chaîne de Leatherface. Une chaîne de tronçonneuse qui, détail important (et particulièrement agaçant), ne se fait toujours entendre qu'à la toute dernière seconde...


Des Jump Scares en veux-tu, en voilà, quelques meurtres gratinés dont un certains nombres exécutés en images de synthèse. Une Melody tout simplement insupportable, une jeunesse arrogante, de nombreuses séquences tournées dans l'obscurité, Mais aussi ET SURTOUT, une légion de passages parfaitement grotesques se battant en duel pour obtenir le titre de la scène la plus con de l'année. À commencer par celle qui pu faire objectivement craindre le pire lors de la diffusion de la bande-annonce et lors de laquelle on découvrait des touristes brandissant leur smartphone devant un Leatheface dégoulinant de sang, tronçonneuse à la main. Puis débarque une Sally Hardesty vieillissante, hommage raté et ridicule au personnage du film d'origine, sans doute. Mais aussi très certainement au lieutenant « Lefty » Enright de la séquelle tournée en 1986 et dans laquelle l'acteur Dennis Hooper portait déjà lui aussi un stetson vissé sur le crâne. Mais on pense tout d'abord à la séquence de Terminator: Dark Fate lors de laquelle Sarah Connor débarquait brusquement sur une autoroute pour porter secours à Grâce et Dani Ramos. Le scénario de Chris Thomas Devlin (sur une histoire de Fede Alvarez ici, producteur du film) est au ras des pâquerettes. Bourré d'invraisemblances, jamais effrayant mais visuellement parfois très réussi (la photographie de Ricardo Diaz fait des miracles notamment de nuit lorsque la lampe-torche de Sally (l'actrice Olwen Fouéré) arrose le champ de tournesols. Les quelques clins d’œil au long-métrage de Tobe Hooper ne suffisent cependant pas à rendre sympathique ce nouvel opus, totalement inutile, de la saga Massacre à la tronçonneuse... Et dire qu'une suite semble se profiler à l'horizon...

 

2 commentaires:

  1. Vu.
    Et que dire des invraisemblances invraisemblables genre le texan "he man" *** *** attention spoil *** qui après avoir eut la jambe cassé en 4 ( il es au sol ) se jette dans le plan d après à l assaut du groh, à main nue , peut-être la scène la + con du film avec celle des chiottes dans le bus et le cameo de la lonely vieille. ( ridicule )
    À force de prendre son public pour des cons cette franchise mercantile est devenu plus dégueulasse que le masque de Leatherface ( devenu aussi increvable que ce pauvre jason ) sur l'hotel des suites mercantiles woke me2 girlpower blacklifematters. Belle epoque pas poisseuse ! Popcorn !

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  2. Visionné hier je rejoins votre critique .Décevant en effet .

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