Zac, Meigan, Dale, Tedi,
Lira et Rita sont tous réunis dans une demeure située en pleine
forêt afin de participer le temps d'un week-end à un séminaire
organisé par la société de médias qui les emploie. Lira en a
profité pour se faire accompagné de son petit ami Joël. Entre elle
et Redi, les disputes sont perpétuelles entre ces deux employés qui
ne peuvent se souffrir. Zac et Meigan partagent l'une des chambres à
l'étage, quant à Tedi, il dort au rez de chaussée. Coordonné par
Dale, assisté par Rita, le séminaire sera entrecoupé de moments de
détente. Rita en profitera la première en allant dès lendemain
matin de leur arrivée se promener dans la forêt réputée être
habitée par de nombreux ours. Mais un gardien veille. Il s'appelle
Earl Warren et habite dans une cabane pas très éloignée de la
maison où vont passer trois jours les six séminaristes.
Le soir-même, Meigan est
très inquiète. En effet, Rita n'est pas rentrée de sa promenade
matinale et personne ne semble l'avoir revue depuis. Dale tente de la
rassurer en lui expliquant que la jeune femme connaît bien les lieux
et qu'elle s'est sans doute arrêtée quelque part pour la nuit. Mais
très vite, les événements vont s'enchaîner. Lorsque le lendemain,
tout le monde part finalement à la recherche de la disparue, Dale et
Tedi, qui ont prévu de leur côté d'aller rendre visite au gardien,
constatent que si la porte d'entrée est ouverte, l'une des pièces
de la cabane a quant à elle été soigneusement fermée à clé.
Chacun cherche de son côté, mais le temps passe et Rita est
toujours introuvable...
Curieux que ce film signé
Ace Jordan a de quoi laisser sceptique. Lorgnant tout d'abord du côté
du fantastique avec l'étrange apparition d'un jeune garçon qui ne
semble être visible que par le personnage de Zac, Silent
Retreat prend un virage à cent quatre vingt degré et se
transforme alors en thriller mâtiné de slasher. Du moins c'est ce
le cinéaste semble avoir choisi, mais ne nous trompons pas. Si le
film manque cruellement de cohésion dans la mise en œuvre de son
scénario, et si la forme et le fond demeurent inégaux l'un envers
l'autre (la première faisant défaut au second), il y a un petit
je ne sais quoi qui rend Silent Retreat attachant.
Ça part dans tous les
sens. Le récit ne sachant sur quel pied danser. On se doute bien que
ce qui paraît évident au premier abord n'est qu'un leurre pour
tromper le spectateur, mais cela est devenu une telle habitude au
cinéma, que l'on réfléchi désormais systématiquement au sujet
des quelques éventualités qui s'offrent à nous. Le plus fascinant
demeurant sans doute l'une de ces dites éventualités délivrée à
travers des bandes magnétiques retrouvées et scrupuleusement
écoutées par Meigan.
Au final, Silent
Retreat se laisse tranquillement regarder. On ne sait
finalement trop quoi en penser. Ni un chef-d’œuvre, ni une série
Z. Il a pour lui de posséder un scénario à tiroirs qui aurait sans
doute mérité un peu plus d'attention. Concernant l'interprétation,
les différents interprètes font très bien leur boulot. A voir
donc, pour se faire une idée de la chose...






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